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 Aizawa Masamune [Mafia]

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MessageSujet: Aizawa Masamune [Mafia]   Ven 22 Fév - 6:41

Après un combat à s'arracher les cheveux, j'ai réussi à mettre à peu près en forme mon texte XD...Je choisis la méthode 2 ^^
Ne vous étonnez pas de retrouver des quasi-copié-collé de l'histoire de Tsukiyo bien sûr ^^''
Bonne lecture (j'espère)

Le silence n'était troublé que par le bruit régulier du tube de bambou frappant contre le rocher sous le poids de l'eau. Il n'y avait vraiment plus que la mafia pour posséder ce genre de fontaine typiquement japonaise. Les plus traditionnels se trouvait être les Aizawa, ainsi, le sol était de tatami et les murs , de shoji. Dans cette atmosphère ancienne, et oubliée de toute la population de Tokyo-II hormis la mafia, un homme était là, adossé contre une des portes coulissantes en papier de riz. Avec nonchalance, le kimono à moitié défait, laissant sa poitrine se soulever régulièrement à l'air libre. Bien que cela soit paradoxal, puisqu'un dôme couvrait la ville...Il s tenait une jambe étendue devant lui, l'autre repliée, sur laquelle se reposait son bras. Ses longs cheveux argentés descendaient en cascade sur ses épaules. Ses yeux vert pâle semblaient scruter un horizon qui n'existait plus, au delà du ciel. Masamune Aizawa, héritier de la famille du même nom, ferma ce regard lointain, les rouvrant sur ses souvenirs.

«Tuer ou être tuer. Tu es né pour dominer Masamune, tu dois dominer les autres. Tu es supérieur. Nous contrôlons tout. Tu obéiras à Hitsugi-dono, et un jour, tu lui succéderas. Nous sommes les directeurs de ce nouveau monde. Tu seras, comme tes parents, et toute cette « famille » qu’est notre organisation, un tueur. Un dominant. N’oublie pas cette règle. Tuer, ou être tuer. C’est celle qui réagira ta vie.»

Ces mots furent les premiers souvenirs à se graver dans l'esprit du petit Masamune, 4 ans seulement. Depuis sa naissance, il n'avait jamais tenu entre ses mains de jouets comme c'est d'ordinaire le cas. Bien sûr, la vie dans Tokyo-II était vraiment différente de tous ce qu'eurent pour coutumes les habitants des années 1900 et début 2000. Mais le garçon était né dans une famille puissante et riche, une des quatre familles de la mafia. Il aurait pu jouir des plaisirs de l'enfance. Cependant, ce n'était guère dans les moeurs, lorsqu'on appartenir à ce cercle fermé et strict, cette organisation cruelle et sans pitié. Ainsi, dès qu'il fit ses premiers pas, on lui enseigna toutes sortes de choses. L'art de tuer bien sûr, celui de survivre, essentiel. Bien d'autres choses encore, mais cela serait trop long.

«Alors c'est lui, le successeur des Aizawa ?Il est plutôt chétif...Je me demande s'il pourra survivre...Les Aizawa sont très strict dans l'éducation et durs avec les successeurs...
-Ne vous en faites pas, on m'a racontez qu'il savait déjà manié une dizaine d'armes différentes !
-Vraiment ?
-Je vous assure !De plus, il serait déjà capable de lire des traités très compliqué...Il ne rechigne pas non plus à apprendre et il obéit au doigt et à l'oeil !
-Dans ce cas...De toutes façons, le clan Aizawa n'a pas son pareil...Mais encore faudra-t-il qu'il continue sur sa lancée...J'ai entendu dire que sa mère serait de nouveau enceinte...Si le deuxième enfant s'avère doué, il lui faudra bien du courage...
-Vous n'avez vraiment pas l'air de l'aimer ce pauvre garçon...
-Il ne s'agit pas d'aimer, je ne fais que dire ce que j'en pense.»

Le petit Masamune détourna son regard des deux commères en haussant les épaules, reprenant son chemin vers la salle d'entraînement.

Quelques mois plus tard, naquit une petite fille qu'on nomma Chie.

«Ma petite soeur est très mignonne, Mère.
-N'est-ce-pas ?Je suis sûr qu'elle deviendra une magnifique jeune femme qui pourra séduire comme personne.
-Est-ce que je peux la prendre dans mes bras, Mère ?
-Non, tu dois nous laisser nous en occuper. Il faut qu'elle mange et dorme bien pour bien grandir et commencer au plus vite son apprentissage.
-Bien Mère...Au revoir, Chie-chan.»murmura le petit garçon avant de retourner à ses livres et ses armes.

Les années passèrent, doucement, comme une rivière calme. Masamune continuait son entraînement, les professeurs ne cessant de le félicite et les commères de le promettre à un grand avenir. Son père semblait fier de lui, bien qu'il continuait de lui répéter de faire des efforts. Lorsque Chie commença à son tour sa formation, elle s'avéra douée en tout, et les précepteurs en firent de nombreuses éloges. Précoce, elle était faite pour ça, disaient-ils tous. Masamune, discret, n'y faisait guère attention, se concentrant sur son propre entraînement. Il joua comme on lui demanda son rôle de frère, passant des soirées entières avec sa cadette. Celle-ci était si mignonne et candide que chacun s'émerveillait de ce don de la nature. Son visage au joue rosées et au grands yeux verts faisait sourire Masamune, qui s'attacha à elle. Peut-être pas comme un frère s'attache à sa soeur, mais il appréciait sa compagnie. L'atmosphère entre eux deux était si différente que celle qu'il supportait toujours. Il pouvait se reposer et relâcher la tension avec elle. Ils grandirent donc tout les deux dans la tranquillité et la paix.

Un jour, Chie vint lui parler. Ils avaient 15 et 10 ans respectivement.

«Pourquoi ?demanda-t-elle avec un sourire.
« Pourquoi, quoi, Chie ?» Lui répondit son aîné.La petite fille observa l’adolescent de ses grand yeux verts, si innocents.
«Pourquoi je dois tuer ? Pourquoi je dois séduire et dominer ?»

Masamune ne répondit pas tout de suite, écarquillant légèrement les yeux, surpris. Jusqu'ici, sa cadette avait toujours obéi aux ordres sans jamais poser une seule question. Il lui répondit avec l'enseignement qu'on leur avait tout deux donné depuis leur naissance.

«Parce que c’est ainsi, Chie-chan. Le monde est corrompu. Il a besoin d’être dirigé d’une main de fer. Ce que la Mafia – notre famille, ne l’oublie pas – lui apporte. Et si les choses ne vont pas dans notre optique, cela pourrait engendrer une guerre. Il faut supprimer les guerres et leurs déclencheurs.
- Mais je ne veux pas tuer. Ils ne m’ont rien fait.»

Mais qu'avait-elle donc ?Souffrait-t-elle d'un mal inconnu ?La fièvre peut-être ?A moins qu'elle ne soit heureuse au sein de la mafia, pourtant largement privilégiée. Masamune se souvint qu'elle n'était pas encore parti en mission, qu'elle n'avait pas encore tuer, qu'elle n'était pas encore sorti de sa bulle dorée, qu'elle n'avait jamais mis les pieds au de-dehors de leur résidence. Le jeune garçon voulut mettre un terme à cette discussion, à ces questions inutiles.

«Tais-toi, gamine ! Tu ne sais pas de quoi le monde est fait. Tu n’as jamais rien vu d’autre que les murs blancs de cette maison !»

Il eut un silence. Chie finit par baisser les yeux. Son frère lui prit le menton entre le pouce et l’index et lui releva ainsi la tête. Il n'avait pas voulu la blesser. Mais elle se devait d'obéir, sous peine de souffrir beaucoup plus que ça. Masamune lui ferait comprendre ce qu'il avait compris depuis longtemps, ainsi, elle survivra et ils pourront encore passer des moments de paix ensemble. Et si c'était trop dur pour elle, il la protégerait de leurs parents si sévères, letemps qu'elle grandisse et comprenne.

«Ne dis jamais ce que tu m’as dit devant père et mère. Contentes-toi d’obéir, comme tu l’as toujours fait. Apprends à fermer ton esprit, apprends à tuer, comme tout le monde ici. S’ils savaient, c’est toi qu’ils tueraient, ma petite Chie-chan.»

La jeune fille écarquilla les yeux, alors que son frère la prenait dans ses bras, il lui murmura des mots doux, lui répétant qu’elle ne craignait en sa présence. La jeune fille se laissa aller a une étreinte fraternelle, tremblante. Masamune le tint contre-lui jusqu'à ce qu'elle cesse d'avoir peur, puis, leur vie paisible reprit son cours, normalement...Ou presque.

Chie se comporta par la suite comme une poupée. Elle était adorable et obéissante, forte et sans pitié, juste comme l'aurait été la fille parfaite. Son comportement enchanta tout le monde. Les adultes complimentaient leurs parents sur cette petite fille si jolie et si douée et ces derniers, satisfaits, traitaient merveilleusement leur fille. Masamune était soulagé que sa soeur suive ses conseils. Plus personne ne faisait réellement de compliments sur l'aîné de la famille à présent, mais cela lui était égal, il poursuivait ses études, s'améliorant sans cesse, pour un jour succéder à Hitsugi-dono. Il avait confiance en l'avenir et en la longévité de leur famille. Il était en paix. Jusqu'au jour où il surprit son père s'entretenant avec la chef de famille.

«Votre cadette présente des capacités tout à fait honorables...disait d'un voix calme la femme à la tête du clan.
-Tout à fait, Hitsugi-dono. Chie est vraiment douée, elle obéit parfaitement à tout les ordres et ceux-ci sont parfaitement exécutés.
-Vraiment ?Est-elle meilleure que son frère à son âge ?
-Sans aucune doute !Et je pense qu'elle en tardera guère à même dépasser le niveau actuel de mon fils, qui, je dois dire, est beaucoup trop calme et discret. Pas qu'il ne soit pas mauvais, mais en tant que successeur, il devrait plus briller que ça...
-Vous voulez dire que votre fille mérite d'être mon successeur ?
-J'en suis certain...C'est à vous de décider, peut-être devriez-vous assister aux entraînements de Chie ?
-Je l'ai déjà fait. Je suis convaincu qu'elle a sa place dans la course à ma succession, cependant votre fils est quand même digne de cela, lui aussi. Nous verrons bien lequel des deux surpassera l'autre, à terme. Vous avez de bons enfants. Sur ce, je me retire.»

Masamune serra les dents et les poings. Lui, trop discret ?Sa soeur, douée et plus forte que lui ?Le jeune garçon sentit une grande colère monter en lui. Lui qui avait toujours obéi et servi sa famille avec zèle !Lui qui s'était jeté corps et âme dans sa formation !Et c'était sa petite soeur, si fragile et si petite qui risquait de lui prendre sa place ?Impensable !Masamune savait ce que signifiait les dernières paroles de Hitsugi-dono, et il n'aurait pas d'hésitation à les appliquer. Celui qui surpassera l'autre, celui qui éliminera l'autre sera l'héritier. Et ce sera lui.
Depuis ce jour, la jalousie ne cessa de grandir au fond de son coeur car malgré tout ses efforts, Masamune ne progressait pas aussi vite que sa cadette, qui devenait de plus en plus jolie et efficace. D'autre sentiments comme la frustration, le mépris et la haine se mêlèrent à celle-ci. Le grand frère détestait sa jeune soeur. Il continuaitp ourtant à jouer son rôle, avançant masqué. Derrière le personnage du grand frère aimant et protecteur, il commença à imaginer une façon de se débarrasser de cette petite fille si peu reconnaissante. Il avait seize ans lorsque tout fut près dans sa tête.

L'année suivante, Chie refusa de tuer un petit garçon, sous les yeux de leur mère. Cette erreur, la petite fille en paya lourdement le prix. Le clan se retourna contre elle, contre cette enfant si désobéissante et lâche. Le soir, Masamune rit comme jamais.


Il rit aux éclats alors il monta le son de sa chaîne hi-fi pour couvrir cet affreux rire sadique. Il avait réussi. La petite poupée de porcelaine qu’était sa sœur allait se briser ! C’en était fini d’elle ! Enfin tous les honneurs lui reviendraient. Mais il fallait être intelligent, il ne fallait pas qu’on devine que c’était un complot. Il soupira et reprit son souffle. Maintenant, il fallait simplement faire en sorte qu’elle disparaisse, mais qu’elle l’adulât toujours. Il sourit alors qu’un nouveau plan se dessinait dans sa tête. Il arrêta le poste et se dirigea à pas feutrés vers la chambre de sa sœur. Il ouvrit le shoji et prit la petite dans ses bras.

«Je ne voulais pas.
- Je sais.
- Maman veut me tuer.
- Je sais.
- Pourquoi ? !
- Parce que tu es humaine, Chie.
- Je ne veux pas… être humaine…
- Tu ne peux pas faire abstraction de tes sentiments si tu as bon fond, Chie. Tu n’as pas le choix.
- Je veux l’avoir.
- Tu dois fuir, si c’est vraiment ce que tu veux.
- Mais maman et papa me retrouveront et…
- Calme-toi. Chut. Je te couvrirais, ils ne te retrouveront pas. Tu seras libre. Tu pourras voir le monde et être humaine. Tu échapperas à ta condamnation. Fuis, Chie. Ne dit ton identité à personne, fuit et oublis qui tu es.
- J’irais où ?
- Je ne sais pas. Ecoute, ce soir, je te ferais partir. Mais tu ne reviendras jamais, laisse-moi le droit de leur faire croire que je t’ai tué, d’accord ? Si on te pose des questions, tu diras que tu ne sais pas. Tu ne seras plus Chie Aizawa, 12ans. Tu n’auras plus d’identité, plus d’âge, plus de vie. Là tu seras libre de tout recommencer.
- Je serais…comme… Morte ?
- Pour père, mère et Hitsugi-dono, oui. Tu n’existeras plus pour nous, je serais l'unique héritier de la Mafia, et toi, tu seras libre.
- Vraiment ?
- Vraiment.

L’enfant sanglota et s’endormit dans les bras de son frère qu’elle croyait bon. C’était sa dernière soirée avec une identité, après, elle ne serait plus rien. Le soir même, le frère l’accompagna derrière la grande bâtisse. Ils passèrent une petite passerelle qui surplombait un ruisseau artificiel et se perdirent dans les bas-fonds de Tokyo. Chie n’eut pas le temps de mémoriser le chemin. Elle ne pourrait jamais retourner à la maison. Entre deux bars, elle fût laissée, a elle-même, alors que la silhouette rassurante de son frère s’évanouissait dans l’ombre, un sourire sadique tordant les traits de son visage.

Lorsque Masamune annonça à ses parents, puis à Hitsugi-dono qu'il avait mis un terme à la vie de la traîtresse, sur un ton neutre et nonchalant, on le couvrit des honneurs qu'il désirait, des honneurs qu'il méritait, des honneurs qui lui revenaient de droit. Il redevint l'unique héritier, choyé et béni des Aizawa. Et la vie et le temps coulèrent ensemble en un ruisseau tranquille et paisible. Masamune grandit, devint un tueur expérimenté et craint. Un manipulateur génial surtout. Mais tout n'alla pas pour le mieux. Sa mère sombra dans la folie après le soir de la mort de Chie. Elle ne se consola même pas d'avoir un fils aussi prometteur que Masamune, qui blessé, ressentit encore davantage de haine pour sa soeur.


Dernière édition par Aizawa Masamune le Jeu 13 Mar - 5:13, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Aizawa Masamune [Mafia]   Ven 22 Fév - 6:42

«Mère, vous êtes bien pâle...Dois-je avertir le médecin ?
-Un médecin ne me serait d'aucune utilité !Je n'ai besoin de rien !Je ne veux pas que tu t'approches...Ecartes-toi...
-Mère...murmura Masamune, avant de baisser les yeux et de reculer.
-Tu n'es qu'un enfant inutile....Tu n'as rien de spécial...Je suis dégouttée d'avoir souffert pour toi et ta soeur !cria la femme, sur un ton méprisant et haineux.
-Mère, la fièvre doit vous faire délirer. Reposez-vous, je vais chercher le médecin.
-Nooon !»
C'était un cri déchirant, où se lisait le désespoir, la colère et la haine. Les servantes entrèrent en courant, aussi vite que leur permettaient leurs kimonos. La femme était en train de ses lacérer les avants bras de ses ongles, un regard fou illuminant son visage d'ordinaire si sévère.

«Madame !Arrêtez !
-Madame !
-Vite allez chercher de l'aide !
-Monsieur Masamune !Que se passe-t-il ?!
-Madame !Ahh !Retenez-la bon sang !»

La folie avait finit par dévorer le coeur de la mère de Masamune qui ferma les yeux devant un tel spectacle. Il se leva doucement, avec un froissement de soie, tourna le dos à la vision de sa génitrice, les avant-bras sanglants. Les servantes le regardèrent sans savoir que faire. A peine eut-il quitter la pièce que leur maîtresse commençait à rire aux éclats, un sourire étrange sur les lèvres.

«Masamune. Qu'as-tu dit à ta mère ?»

La voix était sèche, froide et aucun sentiment ne pouvait y être discerné. Son père se tenait en face de lui, le dos droit. Masamune le regarda, les regards noirs et gris se croisèrent. Les deux hommes se jaugeaient mutuellement. Le jeune héritier serait capable de tuer son géniteur, ce dernier n'était plus capable du contraire. Il se faisait âgé, comme sa femme. Et ce fils indigne et ingrat ne pouvait plus être remplacé. Masamune dit d'une voix calme, fixant toujours les profondeurs des yeux de son père.

«Je n'ai rien dit qu'un fils ne pourrait faire entendre à celle qui l'a mis au monde, père. Je pense que le problème de Chie l'affecte énormément. C'est tout.
-Ne parles pas de ça devant moi. Cette enfant a ruiné tant de choses...J'espère que tu l'as au moins tué dans la souffrance.
-...
-Il y aura bientôt lieu une fête pour l'anniversaire de Hana, ta cousine. Je compte sur toi pour na pas nous faire perdre le peu d'honneur qu'il nous reste. Jusque là, n'approches pas des appartements de ta mère. »

Masamune se laissa aller contre le mur, un soupir s'échappa de ses lèvres avant qu'il ne ferme les yeux. Pourquoi, même après sa déchéance, cette méchante petite soeur continuait de le blesser ? Les traits du beau visage de l'héritier des Aizawa se crispèrent de contrariété. Bien qu'elle se soit toujours montré froide et exigeante, il avait toujours aimé sa mère, l'admirant même de cette dignité quasi-légendaire au sein de la mafia. La voir tomber dans un gouffre de non-raison était terrible pour le coeur d'enfant aimant qui subsistait encore en lui. Une larme s'écrasa sur le tatami, une deuxième l'y rejoignit, et la troisième humidifia les lèvres de Masamune.

«Félicitation pour être arrivé à survivre 14 ans durant, Hana.
-Je vous remercie, ma tante.
-Tu es devenue une bien jolie jeune fille, et j'ai entendu que tu maîtrisais très bien l'art du tir, peut-être seras-tu désigné comme successeur de Hitsugi-dono ?Ce serait formidable...
-Pardon ?Excusez-moi ma tante, mais je n'aurais pas la prétention...
-Pourquoi ?Tu as des qualités exceptionnelles. Ma famille est la plus proche de celle de Hitsugi-dono, juste avant vous. Tu es donc la mieux placée pour lui succéder.
-Veuillez m'excusez ma tante, mais Masamune-kun est déjà...
-Masamune ?Qui est-ce ?
-Ah ah, ce n'est pas...Je veux dire, ça ne vous ressemble pas de faire des plaisanteries madame...
-Ce n'est pas une plaisanterie, Hana. Tu me manques de respect par tes paroles...Apparemment tu souffres d'insolence...
-Ma tante, Masamune-kun est...
-Arrêtes !Ne dis plus un mot !Ou je m'opposerais farouchement à ta candidature à la succession de Hitsugi-dono !»hurla la femme, dans le fracas de verre brisé.

Les morceaux de verre dans la main resserrée de colère de la femme faisaient saigner ce poing de haine, et les gouttes rouges allaient tâcher la robe luxueuse. Un grand silence suivit, tout les regards tournés vers l'auteur du cri. Son mari s'approcha.

«Viens, tu te sens mal, il faut que tu te reposes...
-Nooon !C'est faux !C'est faux !C'est lui qui t'as dit que j 'étais folle ?Mais c'est faux !C'est un mensonge !Ce monstre est un menteur, un menteuuur !cria-t-elle en se débattant, tentant de se dégager de l'étreinte d'un domestique.
-Tais-toi !Tu vas aller te reposer, ne t'inquiètes pas.
-Non, noooon !Je vais le tuer !Le tuer !Avant qu'il ne veuilles recommencer !
-Recommencer quoi ?demanda l'homme en fronçant les sourcils.
-Un meurtre !Il a tué mon enfant !Aaah !Je le hais !C'est un men...menteuuuurr !»hurla de plus belle la femme qui commençait à s'arracher les cheveux par poignées, malgré les efforts pour al retenir des domestiques.

Ses gémissements et le silence de l'assistance furent interrompus par l'ouverture de la porte de shoji. Un jeune homme aux cheveux argentés regardait sa mère crier à sa vue. Quelques instants où le temps sembla flotter. Puis, il entra dans la pièce et s'approcha de sa mère, qui hurlait de terreur à son approche.

«AAAAHH !Allez-vous en !Chassez-le !Tuez-le !Viiiitte !Je te hais, monstre !Menteur !Assassiiin !Je...»
Une gifle l'arrêta. Les invités n'osaient plus respirer. La tension était palpable. Le père de Masamune lui-même ne savait pas quoi faire devant la scène.

«Mère. Vous avez perdue tout ce qui faisait votre gloire. Quant à vous père, vous refusez d'admettre la folie de votre femme, et cela vous rend encore plus pathétique que cette dernière. Un homme qui n'a d'autorité sur sa famille ne mérite pas de diriger d'autres personnes. J'estime que vous n'êtes plus à votre place. Que cela vous déplaise, à partir d'aujourd'hui, c'est moi qui dirigerais cette branche du grand clan Aizawa. Qu'on les emmène tout les deux.»

Les domestiques ne réagirent pas. Devaient-ils obéir à ce jeune homme, tout juste sorti de l'adolescence, qui dégageait une telle aura ? Son père avait l'air bien petit à ses côtés, ce dernier n'osait pas bouger, malgré son visage qui se déformer d'une étrange grimace, mêlant surprise et colère. Masamune répéta son ordre, puis déclara que la fête était terminée.
Plus tard, Hitsugi transféra officiellement la dominance à Masamune, qui fit enfermer ses parents dans un résidence secondaire, dans un grand confort. Au bout de quatre mois seulement, il subit la première tentative d'assassinat de sa folle génitrice, un soir d'automne.

«Masamune-dono !Il faut prévenir Msamune-dono !Madame s'est enfuie, elle est partie avec des couteaux !»

«Masamune...Je te tuerais...Je tuerais ce fils monstrueux...Il a tué...mon petit...ma Chie...Je vais...le tuer...»

Un ombre haletante et titubante pénétra dans le jardin de la résidence principale. Se dirigea vers les appartements de l'héritier de Hitsugi dono. Un couteau brillant au clair de lune. Les yeux fous, la mère de Masamune pénétra dans sa chambre. Comment avait-elle pu en arriver là, dans son état, la maison si bien gardée ?Qui sait...Après tout, elle avait été une excellente meurtrière, elle aussi, dans sa jeunesse. Elle abattit avec un gémissement terrible le couteau dans les draps froids et vides.

«La folie est une chose bien mystérieuse. Tu ne te souviens donc pas de ce qu'as fait Chie ?fit une voix derrière elle, une voix qu'elle haïssait.
-Menteur...C'est toi...Toi qui a fait croire que j 'étais folle...C'est toi...qui a tué notre Chie...Elle était si forte et si belle...Destinée à un grand avenir...Tu étais jaloux hein !Tu ne voulais pas qu'elle te prenne ta place et u l'as tuée !
-Pourtant, vous vous réjouissiez de sa mort...
-Tu dis n'importe quoi, tu es un menteur !Menteuuuur !
-Vous êtes folle. Pourtant, vous avez bien deviné. C'est vrai. J'étais jaloux. Mais c'est Chie qui a fait l'erreur. Elle n'a pas obéi. Elle vous a désobéi, mère.
-Tu...Tu mennns !Assasin !
-Vous de même.
-Nooooonn !»

Elle se jeta sur lui, des couteaux devant elle, qu'elle tenait parfois par les lames même, se blessant elle-même. Masamune l'évita sans peine. Quelques jours plus tard, elle retrouvait sa place, dans la résidence secondaire. Les domestiques se demandaient pourquoi leur maître ne la tuait pas. Trop sentimental ?Ou bien, prévoyait-il de l'utiliser ? Le mystère demeurait.
A cette nuit-là, succéda de nombreuses autres tentatives d'assassinat de l'ancienne maîtresse de maison. Finalement, on décida de droguer la femme, pour limiter ses crises de folie. Masamune ne lui rendait visite qu'une fois dans le mois. Puis, les visites cessèrent. Et avec, les tentatives de meurtre de sa mère, qui semblait l'oublier et vivre dans des souvenirs flous où une enfant ressemblant à Chie la comblait. Encore une fois, Chie frappa son frère en plein coeur. Et celui-ci la haït encore plus.

Puis, les années passant, le jeune homme qu'il était devenu finit par ne presque plus sortir du pavillon qui lui était attribué. Il vivait maintenant dans celui-ci, au fond de la cour intérieure, dans le silence et le bruit régulier du tube de bambou frappant le rocher sous le poids de l'eau. Tranquillement, comme il le désirait. Il accomplissait ses devoirs de là, ne sortant que lors des réunions ou rencontres officielles. Et lors de celles-ci, il montrait son masque de fils parfait. Comme il l'avait toujours fait depuis qu'il avait compris.

Masamune ouvrit les yeux et sourit. Cela faisait maintenant quatre ans depuis qu'il l'avait détruite et laissé sur ce trottoir froid et sale. Elle avait dû souffrir beaucoup plus que s'il l'avait vraiment tué de sa main. La mort n'aurait fait que la délivrer de leur univers cruel. L'homme se leva et regarda le ciel du dôme. Faites qu'elle n'ait jamais pût retrouver son sourire innocent si agaçant.

Information Complémentaire
  • Apparence Physique :Masamune est plutôt bel homme. Grand, il a de larges épaules et a globalement une allure virile tout en muscle, à cause de/grâce à ses entraînements physiques. Ses jambes ont l'air fines, mais en y regardant de plus près, elles sont devenues presque «courtaudes» par les nombreux exercices de renforcements. Ses pieds sont complètement déformés par les courses, les sauts et les arts martiaux. La plante de ces derniers s'est durcie et Masamune ne ressent presque plus rien à cet endroit, la rendant capable de marcher sur du gravier brûlant, pour donner un exemple. Son buste, large, se rétrécit au niveau des hanches, qu'il a plutôt petites. Son torse est musclé, comme le reste de son corps, mais ce dernier conserve toujours une sorte de raffinement qui semble propre à la famille Aizawa.
    Il a le teint clair, car il reste la plupart du temps chez lui, sortant peu. De plus, il est naturellement raffiné donc...

    Il possède de longs doigts fins sur de grandes mains lui permettant aisément la manipulation d'armes lourdes, mais il n'est pas pour autant malhabiles dans les affaires de précisions. Les traits de son visage allongé sont fins, et ses joues délicatement ombrées par de longs cils quasi-féminins. Ses yeux ont une couleur entre le vert très pâle et le gris, profond, personne n'arrive vraiment à lire ce qu'il pense à l'intérieur de ceux-ci(Sauf peut-être les chefs de famille XD).Son regard faussement nostalgique en a séduit plus d'une. Il a des sourcils assez épais pour masculiniser un peu son visage. Autrement, son visage est très malléable, c'est à dire que selon son expression, réelle ou feinte, il change du tout au tout. Ainsi, lorsque sa cruauté ressort, on le trouve effrayant et dangereux, avec poru seule envie, fuir au plus vite, loin de ce monstre de haine. Mais il n'existe personne l'ayant vu ainsi encore en vie, et c'est un expression imperturbable voir douce que connaissent les membres de la mafia.

    Ce néanmoins beau visage est encadré de longs cheveux blanc-argentés cascadant sur ses épaules. Ces derniers sont très fins, rajoutant encore à la part féminine de Masamune. Il ne les coiffe généralement pas et les laissent libre. L'héritier des Aizawa dégage une aura très calme, ressemblant à celle de Hitsugi, et il sourit peu, hormis lors des rencontres avec les autres membres éminents de la mafia. Du coup ses subordonnés ne l'apprécient pas beaucoup et le voient comme une personne hautaine. Il porte la plupart du temps des kimonos de soie aux multiples broderies valant pas mal d'argent. Elegant, il a une toujours une sorte de nonchalance car il ne met jamais vraiment bien les-dits kimonos qui glissent un peu sur ses épaules. Il lui arrive de porter des costumes, pour les sorties ou les négociations auxquelles il participent occasionnellement, gin étant plus souvent envoyé que lui. Lorsque c'est le cas, il n'est pas très à l'aise et cela lui donne des airs de gardes du corps, du fait de sa carrure. En résumé, Masamune impose plutôt qu'inspire le respect.


AUTRES.
  • Groupe : La Mafia
  • Rêves, ambitions : Il n'en a pas réellement, maintenant qu'il est assuré de prendre le succession de Hitsugi. Il voudrait cependant, par pu sadisme( et peut-être pour être sûr qu'elle ne réapparaisse pas), connaître l'état de Chie dont il n'a aucune nouvelles.
  • Cauchemars, phobies Que Chie réapparaisse et lui reprenne sa place. Qu'un autre lui prenne sa place.


QUESTIONS HJ.
  • Comment avez-vous découvert ce forum ? euh pub (?)
  • Comment trouvez vous le design de ce forum ? géniaaaaall *o*
  • Comment trouvez vous l'intrigue de ce forum ? j'aime beaucoup ^^
  • Avez vous lu le Réglement ?Bon Code.


Dernière édition par Aizawa Masamune le Jeu 13 Mar - 5:17, édité 1 fois
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Tsukiyo

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MessageSujet: Re: Aizawa Masamune [Mafia]   Ven 22 Fév - 13:26

Bienvenue !

MUAHAHAHAHA ! Mon frère a moi. Depuis le temps que j'attendais ce personnage. Hum et bien il y a quelque petite choses que j'aimerais soulignée.
Ton histoire est parfaite [Et j'accepte le copié copié collé de ma fiche Rolling Eyes sans rien dire], je regrette simplement qu'il n'y ai pas plus de moment décrivant la folie de notre chère mère. Cette dernière à tout de même tenté de t'assassiner, j'estime que ca mérite un peu plus que quelque misérables lignes.

Sinon, le personnage semble être compris, de même que le contexte. Mieux, tu as su parfaitement décrire l'environnement Aizawaesque \o/. Je n'ai vu aucune fautes réelles et choquantes. Rajoute simplement le passage de l'histoire et je te validerai avec plaisir.

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MessageSujet: Re: Aizawa Masamune [Mafia]   Jeu 13 Mar - 5:20

OUF !Voilà c'est édité...Le rajout est tout le début de mon deuxième post ^^

Je voudrais m'excusez pour tout le temps où je n'ai pas donné signe de vie, j'étais plutôt occupée et l'inspiration ne m'est pas venue très vite...Finalement je l'ai trouvée aujourd'hui ^^''
Encore désolé..

En contrepartie, je viendrais régulièrement à partir de maintenant, la phase surchargée est finie ^^''
Voilou. Merci de votre compréhension >w<
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MessageSujet: Re: Aizawa Masamune [Mafia]   Jeu 13 Mar - 7:15

    Et quel élan d'inspiration ! J'en suis admirative !
    Je te donne le personnage de Masamune sans aucun soucis ! En ayant ha^te de RP avec toi... Nii-sama... Malheureusement, ce sera bien plus tard >_<

    FICHE VALIDÉE.

    Bienvenue à Autopsied, survit comme tu peux.

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Aizawa Masamune [Mafia]
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