~ { Autopsied } ~

You • Couldn't • Ever • Fall • Lower


 
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 Innocent / Innocentless... Despair.

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MessageSujet: Innocent / Innocentless... Despair.   Sam 29 Mar - 14:31

I. Identité
  • Nom : Hazegawa, du nom de celui qui l'a recueillie.
  • Prénom : Despair
  • Âge : 21 ans
    • Date de naissance : 29 Août 2082. Il s'agit en fait du jour de son recueil, associée à l'année présumée de sa naissance.


II. Contexte Historique
  • Nationalité : Japonaise
  • Famille : Ayant grandi dans la rue, elle ignore tout de sa famille biologique et de ceux qui l'ont protégée jusqu'à ses trois ans. Elle considère celui qui l'a recueillie comme son père. Tokito... Ce vampire d'une quarantaine d'années quand il l'a recueillie l'a élevée avec ses deux serviteurs, Takeo et Takako. Ils avaient une relation étrange, entre la tendresse, la violence et la reconnaissance l'un envers l'autre. Chacun refusait de reconnaître la folie de l'autre, jusqu'au moment où celle de Tokito l'a définitivement brisé, faisant de lui un animal. Despair vit désormais dans la crainte de le recroiser, car cela impliquerait de le tuer.
  • Histoire : Au terme d'un accouchement long et difficile naquit celle qui plus tard se nommerait Despair, d'un père inconnu et d'une mère tout aussi inconnue qui, enceinte à 43 ans, avait eu le malheur d'être irradiée lors de l'explosion, transmettant sa malédiction à l'enfant qui grandissait en son sein.
    Celui-ci semblait avoir tout fait pour ne pas naître, ne pas connaître la douleur et l'horreur de ce monde. Se présentant sur le côté, étouffé par son cordon, le nourrisson ne devait sa survie qu'à l'habileté d'une "sorcière", d'une vieille femme qui avait joué le rôle de sage-femme.

    Aurait-il mieux valu qu'elle ne naisse pas ? Sans doute... Peut-être pas... Qui sait ?

    Confrontée au refus obstinée de l'accouchée de garder sa progéniture, la vieille femme prit le bébé, bien décidée à ne le garder que jusqu'à son sevrage. Elle tint parole, abandonnant l'enfant dés qu'il eut trois ans.
    Si les chances de survie de Despair avaient augmentées grâce à la vieille femme, elles retombaient maintenant à un chiffre ridiculement bas et pourtant...
    Ainsi, à l'age de trois ans, l'enfant à qui personne ne s'était soucié de donner un nom se retrouva seule, à la rue. Ne connaissant que les mots "toi", "ici", "silence" et l'expression "quel désespoir", qui était pour elle la chose la plus proche d'un nom. Ou du moins, de la trés vague idée que son esprit enfantin s'en faisait.
    Dans les premiers temps, elle se cacha et le jour et la nuit, fillette insignifiante aux yeux emplis d'incompréhension et de terreur. Elle ne chercha pas à retrouver ceux qui l'avaient gardée précédemment. Si l'innocence perdue d'un enfant devait avoir un visage, ce serait le sien... à jamais.
    Elle ne sortait qu'au crépuscule et à l'aurore, rampant sur quelques mètres pour laper un peu d'eau à même le sol et mordre dans le cadavre à moitié dévoré d'un rat. Ils ne l'effrayaient pas. Elle avait rapidemet surmontée ses premiers dégoûts, s'habituant à cette source bienvenue de nourriture. Elle évita ainsi la déshydratation, mais la malnutrition lui laisserait des séquelles à vie.
    Au fil des jours, elle s'aventura de plus en plus loin de son refuge, se cachant toujours la nuit bien qu'au fond d'elle, la fillette ait moins peur de ceux qui y évoluaient que des gens qu'elle croisait le jour, qui toujours la heurtaient, l'insultaient...
    Dans son esprit enfantin naquit peu à peu l'envie, puis la haine envers ces êtres bruytants et puants qui la traitaient comme les rats qui la nourrissaient. Pourquoi eux pouvaient produire ces sons, et pas elle ? Son larynx, déja peu entraîné à la parole, ne laissait plus filtrée qu'une invraisemblable purée de sons quand elle tentait de les imiter.

    Combien de temps vécut-elle de la sorte, se nourrissant de rats, se trainant le jour dans l'espoir de trouver à boire ou que quelqu'un de généreux lui glisse quelques miettes à ronger ? Sans doute prés d'une année passa de la sorte, avant que la vie de l'enfant ne bascule pour la première fois...

    Ce matin-là, elle était plus faible que de coutume. Elle qui d'ordinaire marchait grâce à sa volonté, ne pouvait que ramper, péniblement. Elle se traina de la sorte hors de sa "tanière", puis vers une ruelle non loin, isolée des regards, où elle savait pouvoir trouver quelques rats morts pour manger. Elle trouva mieux... Un corps humain abandonné, pas totalement dévoré.
    Trop faible pour vomir, trop fascinée pour se retourner, trop affamée pour résister... Une main pâle et tremblante se tendit vers la dépouille, ramenant un bras à moitié déchiqueté. La première morsure dans la chair fut à la fois atroce et jouissive. Le corps n'était pas trop raide, la chair puait le stress et la peur, sa mort devait être surveue vers la fin de la nuit.
    Si quelqu'un avait regardé dans l'étroite ruelle, il aurait discerné une forme minuscule, blanche et noire, atrocement maigre, penchée sur un corps déchiré. La blafarde lueur de l'aube accentuait l'horreur de la scène, en faisant un tableau digne de Bosch.
    La situation n'était pas dénuée d'ironie : la mangeuse de rats, traitée comme l'un d'entre eux par les humains, et qui désormais se nourrissait de ces êtres vils et bruyants...

    Cette source inattendue de protéines et de graisse la sauva. Elle sortait désormais la nuit, craignant de croiser des gens, de ces êtres qui nidirectement la nourrissait. Bien que, vu son êtat physique, elle ne risquait pas grand-chose... trop peu de viande !
    Lorsqu'elle trouvait de quoi se nourrir, elle emportait, serré contre elle, un bras ou n'importe quel morceau aisé à transporter. Si cela n'était pas possible, elle faisait son repas sur place, dévorant avec appêtit, lapant le sang qui s'écoulait parfois encore des plaies, se réjouissant quand par chance le coeur était encoe là. Ce morceau gorgé du fluide vital était un festin pour l'enfant, qui laissait s'écouler le sang sur son menton. Parfois, par jeu, elle se barbouillait les avant-bras avec, traçant des points et des spirales. Cela devint peu à peu un rituel rassurant... Vivant de la sorte, enfant anonyme, sauvage et candide malgré l'horreur qu'elle voyait, enfant qui parvenait à conserver allumée dans ses yeux une étincelle d'innocence quand tout son être criait qu'elle était adulte. Innocent / Innocentless...
    Dire qu'elle n'avait que cinq ans...

    Si elle avait retrouvé quelques forces, cela ne l'empêcha pas de tomber malade au cours de sa sixième année d'existence, vomissant tout ce qu'elle avalait à l'exception de quelques morceaux. Quittant sa cache, l'enfant sans nom se traîna dans les rues, remontant peu à peu vers les quartiers des rieches, se nourrissant grâce aux restes jetés aux ordures. Eux n'économisaient pas, et cela assura sa pitance, bien que la chair lui manque. Ce goût acre de peur, elle en rêvait...
    Elle découvrit les légumes à travers leurs épluchures, et ce nouvel aliment joua quelque peu sur l'amélioration de son êtat, bien que les vomissements ne cessent pas.
    Un jour, elle arriva dans un quartier où les batiments, imposants et sublimes, la pétrifièrent jusqu'à ce que sa curiosité l'emporte. La fillette anonyme approcha, tentant de voir à l'intérieur sans y parvenir.
    Dans ce lieu, il y avait plus de restes encore et, enhardie, elle n'hésita pas longtemps avant de s'en nourrir. Son seul regret était que sa nouvel tanière ne valait pas l'ancienne, et qu'il n'y avait pas de cadavres ici.
    La première fois qu'elle mordit dans du carton, elle recula et émit un son proche d'un feulement, surprise et effrayée par ce goût et cette texture étrange. Renouvelant l'expérience, elle décida que cet aliment n'était pas bon.
    Anémique depuis qu'elle ne pouveait plus se nourrir de viande, elle prit l'habitude d'avoir un morceau de fer dans la bouche, se plaisant à retrouver de la sorte le goût du sang et ignorante du fait qu'elle pouvait mourir du tétanos si elle avait la malchance de se blesser. Mais la vie lui restait toujours chevillée au corps...

    Un jour vint où, épuisée, elle se laissa tomber au sol. Incapable de se relever, accablée de fatigue, toussant et crachant sans pour autant autoriser la mort à approcher, l'enfant fixait avec espoir la porte de la grande maison en face d'elle. Combien de temps s'écoula avant qu'enfin elle ne s'ouvre ?
    Un homme en sortit, vêtu d'une manière qui étonna l'enfant tandis que la vue du léger embonpoint fit gargouiller son estomac. Même si d'ordinaire elle n'aimait pas la viande de personnes âgées, elle n'était pas en êtat de faire la fine bouche. Lorsqu'il la saisit, la ramenant à l'intérieur, la fillette eut l'envie de se débattre, sans y parvenir. A peine fut-elle posée au sol qu'elle s'écroulait, grondant doucement à l'attention de ses "agresseurs". La pièce était plongée dans une douce pénombre, et seule la lueur de bougies permettait de discerner quelques silhouettes.


    _ Takeo... Qu'est-ce que cette chose sur ma moquette ?

    La fillette chercha des yeux l'endroit d'où venait la voix, méfiante et haineuse. Qu'est qui se passait ?

    _ J'ai pensé qu'elle fois remise en êtat, elle pourrait vous distraire...

    _ Vraiment ? Et comment ? Elle ne me fournirait même pas un verre de sang... Enfin, voyons ça de plus prés.


    La silhouette approcha de l'enfant, la redressant de force et la regardant. L'inconnu était étonné malgré lui qu'elle soit encore en vie. Dans le petit regard brouillé par la maladie, nulle peur, juste le haine. Cela suffit à convaincre l'homme. Il avait toujours pensé que la haine préservait de la folie. Lui, n'y était pas parvenu. Elle, si.

    _ Takako. Lave-là.

    Sans un mot, une jeune femme s'approcha, emmenant l'enfant et la portant dans la salle de bains. Au moment de la savonner, un cri de douleur échappa à Takako, qui alerta Takeo et son maître. Ils se figèrent en découvrant l'enfant nue et couvertes de stigmates divers et variés, les dents solidement plantées chair de Takako. Un phénomène étrange se produisit : le maître éclata de rire.

    _ Parfait ! Gardons-là.

    ~~~~


    _ Dites... Comment vous vous appelez ?

    Le Vampire tressaillit en tendant la voix de sa "fille". Grave, rauque... Une voix qui en ferait sans doute chavirer plus d'un. Il était toujours surpris de la vitesse à maquelle elle s'était habitué à parler. Ses facultés d'adaptations étaient étonnantes. Mais sa question, elle, était étrange. C'était la première fois qu'elle la posait, depuis deux ans qu'elle vivait avec eux. Il pensait qu'elle ne se souciait pas de ça. Les noms... Mais, à 8 ans, n'aurait-elle pas dû en avoir un ? Il était plus que temps !

    _ Ah... Quel désespoir...

    Cela était sorti tout seul. Pourquoi devait-il la nommer, N'était-elle pas mieux sans, davantage protégée de la folie des hommes ? De sa folie à lui ?

    _ Comment ça se fait, que vous connaissiez mon nom ?

    Il se figea. Son nom ? Impossible. Violemment, il l'attrapa par les épaules, ne causant aucun tressaillement de douleur chez la fillette. Elle était habitué à ses crises de colère et d'inquiétude qui se traduisaient toutes de la sorte. Aprés, il lui donnait des os et de la chair crue pour se faire pardonner. C'était meilleur que les bonbons.

    _ Si c'est ainsi, tu t'appelleras Despair. Despair Hazegawa, fille de Tokito Hazegawa.

    _ D'accord.

    Despair venait de naître. Elle aimait ce nom mélodieux et sombre. Plus beau que l'ancien. S'inclinant, ses petittes mains se posèrent sur celles de Tokito, qui relâcha son emprise sur les frêles épaules.

    _ Je vais prévenir Takeo et Takako.

    Aprés 8 ans de survie, elle venait enfin de naître, Despair... En se rendant auprés des deux serviteurs pour leur dire qui elle était, une lueur de joie s'alluma pour la première fois dans ses yeux. Despair venait de voir le jour, et si elle lui préférerait toujours la nuit, il ne lui était pas désagréable.

    ~~~~


    _ Tu ne m'empêcheras pas d'aller chasser !

    _ Prends au moins une arme, comme moi !

    _ Toi, il te suffit d'aller aux putes pour avoir ta dose de sang. Moi, je veux que mon repas aît le goût de la peur !

    _ Si tu tombes sur un de ces fous, tu vas te faire tuer !

    _ Je te rappelle que je suis un de ces fous, comme tu dis !

    _ Raison de plus !


    Enervée, Despair sortit, faisant claquer la porte de la demeure tandis que Tokito soupirait. Une semaine qu'ils rejouaient mot à mot la même dispute... Elle n'avait pourtant que dix ans, sangdieu !

    _ Elle n'a pas pris d'armes ?

    _ Ni de veste.

    _ Je pars chasser, moi aussi. Je meurs de soif. Prépare un daifuku à la fraise pour son retour, elle aura sans doute faim.


    ~~~~


    Dehors, marchant d'un pas vif, la Louve-Garou gardait ses sens en éveil. Elle savait bien que la malnutrition avait eu des dommages irréversibles mais elle s'en accomodait, comme elle s'accomodait des stigmates liés aux radiations. Elle savait qu'elle aurait de la chance si elle atteignait un jour le mètre soixante. Mais franchement, Tokito la surprotégeait !
    Adossé à une intersection, avec sa jupe et son haut court, elle semblait inoffensive. Un passant imprudent la dépassa sans lui accorder un regard. Fatale erreur que de sortir la nuit sans se méfier...
    Lui emboîtant le pas, elle accéléra l'allure jusqu'à pouvoir le rejoindre. Se composant un visage empreint de candeur, elle lui attrapa le poignet, le faisant s'arrêter et se pencher pour être à la hauteur de cette enfant si mignonne et innocente. Que c'est pratique, les masques... Que c'est bête, les gens...


    Tout en festoyant, Despair repensa à ce qu'elle avait vécu depuis son recueil. Takako et Takeo lui avaient appris à parler, l'avaient soignée... Tokito, à sa manière distante et pourtant possessive, lui avait témoigné de l'affection... Elle avait parfois accompagné son père adoptif dans ses chasses nocturner, attendant que sa soif de sang soit étanchée pour se repaître des corps abandonnés. Puis, elle avait appris à chasser pour de bon, reprenant davantage encore de forces. A 10 ans, elle était anormalement petite, mais pleine de cette vie qu'elle dérobait à ses repas.
    Elle rentra peu avant l'aube, fatiguée mais heureuse. Un repas de plus... Un être de moins... Une nuisance de moins dans cette société qui avait tout tenté pour la briser, l'anéantir... Cette société quii subirait la haine et la rage de Despair.


    ~~~~


    12 ans... Plantée devant une vitrine, Despair dévorait du regard une machine étrange. Takeo était à l'intérieur de la boutique, attendant que le commerçant revienne. Depuis un moment, il avait remarqué la fascination de la petite pour les clichés artistiques qu'il y avait chez eux. A son anniversaire, qu'ils fêtaient le jour de son recueil puisqu'elle n'avait pas de date de naissance connue, elle reçut donc un appareil photo. Peut-être n'auraient-ils pas dû...
    Elle saisit rapidement le fonctionnement de l'objet, et révéla un véritable don pour les surprendre dans diverses postures gênantes ou ridicules. Dés qu'elle saisit le rôle du flash, elle photographia ses proies, figées dans la mort avec une expression horrifiée. Elle fit ensuite des autoportaits, des paysages... Les clichés se multiplièrent encore plus quand Tokito eut la malheureuse idée de lui apprendre à développer elle-même les pellicules qu'elle usait à grande vitesse.


Dernière édition par Despair Hazegawa le Dim 30 Mar - 10:33, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Innocent / Innocentless... Despair.   Sam 29 Mar - 15:14


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    Elle avait 19 ans, mesurait 1m 52 pour un ridicule 39 kgs, et elle avait fui. Fui pour se préserver. Fui ceux qui l'avaient sauvée. Elle ne comprenait pas... Tokito était devenu comme une bete enragée cette nuit-là, tuant Takeo et Takako, se repaissant de leur sang. Quand elle était rentré de sa chasse, il était là, il avait levé la tête et l'avait fixée, le sang goûtant de ses lèvres et de son menton... Alors elle avait fui... Il avait tenté de la mordre quand elle avait voulu s'approcher, le consoler, le rassurer... Elle avait fui...
    Sa folie avait finalement vaincu le Vampire, il avait abdiqué face à elle... Passant de la folie à l'animalité...


    ~~~~


    Ca y était, elle avait "son" nom. Celui qui symbolisait son être, qui signifiait qui elle était... Le dernier présent de Tokito. Lui avait pu apprendre à écrire grâce à son grand-père. Il avait appris en cachette, mais il savait. Elle non, mais elle n'en avait pas besoin. " Innocent / Innocentless ". Il lui avait donnée le sens de ces signes dont elle ignorait tout. Ils étaient désormais gravés dans sa peau. " Innocent " sur sa hanche gauche, " Innocentless" sur la droite. Masque souriant et masque pleurant. Un masque sans expression gravé sous son nombril. Tokito avait définitivement perdu sa raison, passant ses journées caché de la lumière à gémir et ses nuits à chasser. Vampire...
    Elle se sentait dépositaire de deux trésors. Son père, et le sens de ces singes dans sa chair. Un instant encore, et ce sentiment disparût. Cela valait de toute manière mieux.
    Ses photos, qu'elle vendait à prix d'or, lui avaient permis d'acquérir une demeure confortable. Et un vrai endroit où développer ses clichés. A son âge, elle n'en était pas peu fière. Elle s'estimait certes encore loin du sommet de son art, mais en bonne voie pour l'atteindre. Régulièrement, elle choisissait des prostitués, hommes ou femmes, et les faisaient poser pour elle, pour ses montages. Deux pellicules photos contre le double de ce qu'ils auraient touché en lui faisant la totale. Elle avait assez d'argent pour se le permettre.
    Mais que sa vie lui semblait vide...


III. Informations Complémentaires

  • Apparence Physique : Despair a des cheveux épais, souples et rebelles, qui descendent jusque sous ses omoplates. Cette masse indomptable, noire comme l'encre de seiche, dévoile parfois quelques nuances bleutées en plein soleil. En général détachée, il arrive que Despair tente de la mater en relevant sa crinière sur sa nuque, la retenant à l'aide de deux fines baguettes en bois de camphre. Cette coiffure est en vérité réservée au développement des photos... Plus rarement, elle en fait deux couettes basses, rattachées à l'aide d'élastiques rouge sang.
    Contrastant avec l'oscurité de sa crinère, la jeune femme possède un teint d'une nuance proche de l'albâtre dont elle prend grand soin, se lavant le visage et le cou trois fois de suite chauqe matin et ne lésinant pas sur les produits en tous genres dont elle semble faire collection : produits blanchissants, hydratants, matifiants, exfoliants, lissants... Sont pour elle une véritable obsession !
    Mesurant 1 m 52 pour 39 kilos, Despair a une silhouette tout en finesse, souple et nerveuse comme un roseau. Ses jambes sont musclées par la course, la marche et la chasse. A l'intérieur de sa cuisse droite, trois grains de beauté disposés en triangle qui tranchent sur la blancheur bleuttée de la peau. Car, anomalie sans doute liée aux radiations, le tient de Despair semble parfois bleuté selon la lumière...
    Elle porte en général des pantalons de soie noire ou de courts shorts en jean, chaussant ses petits pieds - elle fait du 34 - de brodequins souples ou de solides bottes militaires.
    Les hanches étroites, le buste long, Despair a dans ses mouvements la grâce hypnotique des retiles. Sa poitrine, peu généreuse, est bandée lorsqu'elle met une de ses longues vestes de soie colorée qu'elle se contente de serrer légèrement à la taille, faisant par là-même ressortir sa finesse. Lorsqu'il fait chaud, elle arbore des bustiers courts ou des chemisiers d'homme noués sous sa poitrine, dévoilant le tatouage qui orne ses hanches : un masque souriant au-dessus de l'inscription "Innocent" sur la hanche gauche, un masque impassible sous le nombril, un masque pleurant sur l'inscription "Innocentless" pour la hanche droite.
    Le cou de Despair est fin et gracile, soutenant un visage de la forme d'un grain de riz au teint pâle, si pâle... Lumineux et sans tâches. Le nez mutin, petit et retroussé, le menton creusé d'une légère fossette et les pomettes hautes et discrètes confèrent à la Louve-Garou un air juvénile et innocent souvent trompeur.
    Peu colorée, sa bouche en coeur a un arc de Vénus trés marqué et une lèvre inférieure boudeuse et charnue. La photographe ayant pour tic de se mordre les lèvres, celles-ci sont gercés toute l'année, et saignent parfois. Ses dents, petites et blanches, sont alignés d'une manière régulière et tranchent la chair comme des rasoirs.
    Les yeux de Despair sont bridés et allongés. Ses cils, longs et droits, sont épais et serrés, formant une frange qui obscurcit encore les iris noirs et pleins de candeur, à la pupille presqu'invisible. Comment, malgré son innocence gâchée, a t'elle pu conserver sa candeur, c'est un mystère...
    Etant hypermétrope, elle porte des lentilles de contact à l'extérieur et de fines lunettes rectangulaires à monture rouge sang chez elle. L'été, elle remplace les lentilles par des luntettes de soleil à sa vue aux verres nirs qui lui mangent la partie supérieure du visage, dissimilant ses fins sourcils.
    Sa mère ayant été irradiée, Despair en subit les conséquences. Outre l'étrange nuance bleutée de sa peau, elle a des vertébres bizarrement pointues et saillentes, comme si elles voulaient s'extraire de sa peau. Un problème aux cartilages fait d'ailleurs que son dos est extrêment fragile. Quand à son coeur, trop gros pour son corps, il lui donne des palpitations extrêment douloureuses quand elle court ou chasse. Ce qui ne l'empêche par ailleurs pas de continuer. En outre, sa cicatrisation est anormalement lente.
    Despair souffre également de violentes migraines qui la contraignent à rester chez elle, observant la lumière qui tombe d'une lucarne jusqu'à ce qu'enfin la douleur s'apaise.
    Aimant les tatouages, elle en a plusieurs. Celui de ses hanches, un dragon replié sur lui-même dans des tons de rouge, vert et or sur le biceps droit, des arabesques et points qui partent du coin de son oeil gauche pour s'arrêter à l'aile de son nez en souvenir des motifs qu'elle se dessinait grâce au sang sur les avant-bras et, enfin, une rose au milieu d'une toile d'araignée sur l'omoplate gauche.

  • Caractère : Certains disent que le prénom, la conscience d'être un individu unique et utile au monde, permet de forger le caractère et de prendre réellement conscience des autres. Est-ce pour cela que le caractère de Despair semble si mouvant, si insaisissable ? Qu'un rien fait que sa connaissance, sa compréhension vous échappe ?
    Despair... " Quel désespoir "... Le désespoir est un trait profond de son caractère, le point d'ancrage de tout le reste. Malgré ses rêveries, les photographies fantasmagoriques qu'elle réalise pour son plaisir, elle ne parvient à étouffer la rancoeur qui lui ronge le coeur et l'âme. Trop douloureusement lucide, elle ne sait pas lâcher prise et s'épuise toujours à lutter contre le mouvement général, tout en sachant pertinemment combien c'est inutile.
    Empathe, mais dépourvue de tout sens de la diplomatie, despair comprend les sentiments des gens sans savoir comment les consoler. Ses mots encourageants et directs avivent les plaies là où elle voudrait les refermer. Comment faire, quand on a soi-même reçut la tendresse d'un être d'une manière distante, pour franchir le fossé et apaiser les souffrances ?
    Despair ignore jusqu'à l'existence des mots "maman", "famille" et "calins". Ce manque d'affection l'a remplie d'une froide détermination, d'une volonté et d'un instinct de survie à toutes épreuves, mais aussi d'une franchise sans faille - hélas ! - et d'une incapacité à la dissimulation. Mais surtout, Despair est adaptable. Sans jamais cacher ses émotions, elle parvient toujours à tirer son épingle du jeu...

    " Sois honnête envers toi-même et tu le serais avec les autres " est la maxime de Despair. Est-il utile de préciser qu'elle lui a valu plus d'une inimitié dont elle se serait volontiers passée ?

    Mais sur cette ossature déja pour le moins étrange se sont greffés des traits de caractère disparates, hétérogènes, parfois même contradictoires qui n'aident pas à saisir le mode de réflexion de la Louve-Garou.
    Despair est dévorée par la haine envers les mafieux, le gouvernement et Justice, qui tous ont un lien plus ou moins fort avec l'explosion responsable de ses stigmates et son enfance. Là est la raison pour laquelle elle tue. Mais les gens qui font partie de ces groupes, en eux-même, ne lui inspirent nulle haine. Juste du néant. C'est l'ensemble qui l'insupporte. Qu'elle veut voir disparaître.
    Chaque fois qu'elle tue, elle tue "la mafia", "le gouvernement" et non "un mafieux " ou "un membre du gouvernement". Si elle tue en pensant "un individu", chose exceptionelle, c'est qu'elle est affamée et met momentanément sa haine de côté. En agissant de la sorte, Despair s'empêche d'éprouver du remords et de haïr ce qu'elle est. Ainsi, elle assume à la perfection son anthropophagie. Mais n'est-ce pas là une forme de folie ?
    Pour autant qu'elle haïsse "le groupe" et refuse toute relation avec, elle goûte la compagnie des gens, et sait se montrer sociable et expansive, drôle et cruelle... Aimable, à sa manière sans détour. Elle vit réellement bien ce qu'elle est, et rien ne l'irrite autant que les regards effrayés ou écoeurés sur elle. Quoi, parce qu'elle, elle porte dans sa chair les efftes des radiations, elle serait un monstre ? Les monstres, ne seraient-ils pas plutôt ces gens qui l'ont abandonnée, ignorée, blessée, négligée... les monstres, ne seraient-ils pas ceux qui ont été épargnés ? Ceux dont l'âme et non le corps sont tordus et souillés ?
    La lucidité est parfois une forme de folie... Et elle fait corps avec Despair...
    Despair sait pourtant se montrer si candide... A 21 ans, elle pose encore sur de nombreuses choses un regard innocent, plein de naïveté, qui contraste avec son esprit froidement calculateur. Un regard mi-adulte mi-enfant qui s'extasie tout en analysant. D'un côté la tête, de l'autre le coeur, nul pont entre eux. Ni l'un ni 'lautre, et pourtant les deux... Comment dans ce cas saisir ses pensées ?
    Les yeux grands ouverts, elle fait montre d'une dangereuse curiosité, suivant les gens qui l'intriguent sans jamais penser aux conséquences, qu'elle analyse aprés coup. Ou pendant ses ennuis, au choix. La projection dans l'avenir, l'imagination d'un futur possible, l'évaluation des risques, lui sont impossibles. Au jour le jour, elle avance sans se soucier ni du passé, ni du futur. Seul compte le présent, l'instant... Ses sentiments haineux ne sont fixes que parce qu'ils l'alimentent au même titre que ses proies. Et pour cette raison, ils ne l'empêchent pas d'éprouver de l'amour ou de l'amitié. Non, c'est la photographe elle-même qui met cette distance, de crainte d'un jour dévorer quelqu'un à qui elle tiendrait. Mais ces barrières risquent de ne pas tenir longtemps le jour venu, et elle le sait. Ses défenses tiennent plus de l'illusion que de la réalité.
    Tuer des gens, manger leur chair, quelle importance ? Pour elle, c'est une habitude d'enfance, quelque chose qui lui a permis de survivre. Elle ne peut avoir la même conception de ses actes que les autres. Certes, quand elle chasse, elle est comme un animal sauvage, incontrôlable, mais cela ne fait-il pas partie du jeu ? Parfois, se voiler la face est si rassurant... Manger du boeuf ou du poulet, ça ne pose pourtant pas de problèmes aux gens, alors pourquoi dés qu'il s'agit de viande humaine, cela devient-il si répugnant ? Ont-ils au moins essayer de goûter avant de juger ?
    Il est une émotion que Despair, malgré ses efforts, ne parvient pas à laisser transparaître sur son visage : la joie. Cela lui est physiquement impossible. Comme un enfant pris en tort, ou quelqu'un de triste qui tente de cacher sa douleur, Despair ne sait pas sourire pour de bon. Le mieux qu'elle puisse faire, c'est une grimace de clown triste, une grimace en biais qui n'est qu'une esquisse de ce qu'elle ressent. Sourire triste, si triste... alors même que ses yeux sont éclairés de bonne humeur et de bonheur, alors même qu'une lueur de joie filtre à travers son visage, celui-ci semble refléter une douleur infinie qui ne saurait s'effacer. Douleur dont la cause est insaisissable car sans cesse renouveler... De même, elle ne peut rire, juste produire un doux grondement qui monte du fond de sa gorge...

  • Aime : Despair adore le gyudon et le daifuku à la fraise, ainsi que les journées au temps grisâtre, maussade. Où toutes les nuances de gris semblent s'être données rendez-vous... Temps idéal pour des clichés torturés, fantasmagoriques...
    Sa passion est d'observer les gens, imaginant des montages qui mettraient en valeur la sensualité de leurs corps, chacun de leurs défauts ou qualités physiques, de deviner leurs fantasmes et de les traduire en images... Elle aime presqu'autant se battre, que ce soit à mains nues ou à l'aide d'un trident. Bien qu'elle sache tirer au pistolet, elle préfère largement le corps à corps et les armes blanches aux armes de jet .

  • Aime pas : S'il y a une chose que Despair déteste, c'est de devoir prendre des photos quand il fait humide. La moiteur del'air, la sensation d'étouffement, la dégoutent. C'est souvent quand il fait particulièrement humide qu'elle va chercher un(e) prostitué(e) pour des clichés en intérieur. Ou qu'elle développe les masses de clichés en attente qui sont chez elle, chose qu'elle n'aime pas trop, mais bon... On est photographe ou on ne l'est pas !Elle n'aime ni le vin, ni la bière, ni aucun alcool hormis le saké, bien qu'elle refuse d'avaler un plat s'il est cuisiné à base de saké.
    Etrangement, elle ne supporte pas les gens aux yeux gris ou bleu trés pâles : ils lui donnent envie de leur arracher les iris et de s'en repaître
    .


IV. Autres

  • Rêve, Ambition : Elle veut sortir de Tokyo II même si cela se solde par la découverte d'un gouffre immense ou d'un océan pollué et infranchissable, ainsi que parvenir enfin à avoir une vie sociale et amoureuse. Mais surtout, Despair veut trouver un sens à sa vie, comprendre enfin pourquoi elle a survécu jusqu'ici.
  • Cauchemar, Phobies : Despair a la phobie des transports en commun et des espaces bondés. Elle est également terrifiée par les pièces dont les portes sont constamment ouvertes.
    Son pire cauchemar serait de rencontrer Tokito une nuit, car elle sait qu'il lui faudrait alors le tuer pour survivre.

  • Groupe : Loup-Garou


V. Facultatifs


  • Signes particuliers : elle exerce la profession de photographe spécialisée en montages érotico-pornographiques.


VI. Hors Jeu


  • Comment avez-vous connu le forum ? : via Coquelicot et Sakura ^^
  • Que pensez vous du design du forum ?: nice and horrific, ich liebe es !
  • Que pensez vous de l'intrigue du forum ?: pas optimiste, mais carrément prenante.
  • Des remarques ?: nope !
  • Avez vous lu le Règlement ? BON CODE


Dernière édition par Despair Hazegawa le Dim 30 Mar - 10:25, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Innocent / Innocentless... Despair.   Sam 29 Mar - 22:54

En quelques mots... Tout simplement une excellente fiche, poétique et très bien rédigée. Mais tout de même, dans la partie famille, tu aurais justement pu décrire sa relation avec Tokito, puisque c'est en quelque sorte son père adoptif... Car voir deux lignes, par rapport à ce que tu es capable de rédiger, cela paraît quelque peu misérable u_u allez, mets moi quelques lignes sur ce "popa" et je te valide, car le reste est parfait.
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MessageSujet: Re: Innocent / Innocentless... Despair.   Sam 29 Mar - 23:58

Salutation!
Je tiens à mettre mon petit grain de sucre édulcoré. <3

Fiche agréable, prenante et bien tournée, je sens que je l'aime déjà (et que je vais cacher les yeux de mon personnage en passant). Le métier est bien trouvé par ailleurs.

Cependant, petits détails insignifiant et autres mais on est malade du détail ou on ne l'est pas:

Je pense que Despair n'aura pas besoin de crème solaire et que pour ses clichés, il faudra pensé à d'autres critères que les conditions comme la température (relativement la même tout au long de l'année, à par l'humidité qui peut changer selon les lieux) et la luminosité.

Avec le dome, salis par les ans, le temps est relativement grisâtre et maussade. Bonne chance à notre belle photographe pour ses clichés en plein air.

J'ai hate de te rencontrer sur le rp, et n'ai crainte, le forum va repartir... on est un peu fatigué entre tous mais cela ne saurait tarder. Bienvenu ici, tu ne pouvais pas tomber plus bas, et nous en sommes bien heureux! =p
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MessageSujet: Re: Innocent / Innocentless... Despair.   Dim 30 Mar - 10:38

Les modifications ont été faites dans la mesure du possible * la longueur de votre message dépasse la limite autorisée... M'énerve ! *
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Tsukiyo

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Message Perso: Il te restera toujours tes rêves pour ré-inventer ce monde que l'on t'a confisqué.
Etat civil: Célibataire
Porte-monnaie: 10 000¥

MessageSujet: Re: Innocent / Innocentless... Despair.   Dim 30 Mar - 13:09

    Yare Yare, bienvenue jeune garou.
    Je te valide avec plaisir.

_________________
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MessageSujet: Re: Innocent / Innocentless... Despair.   

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Innocent / Innocentless... Despair.
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