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You • Couldn't • Ever • Fall • Lower


 
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 Aka // Chasseuse de prime

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MessageSujet: Aka // Chasseuse de prime   Jeu 17 Avr - 10:59

I. Identité
  • Nom : Chang
  • Prénom : Aka
  • Âge : 17 ans
    • Date de naissance : 21 décembre

II. Contexte Historique
  • Nationalité : Japonaise.
  • Famille :
    Ce n' est pas parce qu' on est orpheline que l' on n'a pas de famille. Aka est née d' un père et d' une mère, comme tout le monde, seulement, elle ne les a pas connu.
    Mais qu'est-ce qu' une famille ? Est-ce uniquement les liens de sang ? Non, une famille, cela regroupe les gens qui nous sont proches, les gens que l' on aime profondément, les gens qui serons toujours là pour nous, les gens qui nous aime enfin, et sur lesquels on peut compter.
    Aka a eu la chance d' avoir, pendant quelques courtes années, une de ces personnes près d' elle. C' est lui qui s' ets occupé de son éducation, et il était très à cheval sur la politesse. Quel âge avait-il réellement , ce veil homme, lorsqu' il l 'a receuilli, elle ne l'a jamais su. Son grand père adoptif, Ojii-san comme elle l' appellait, lui avait toujours semblé être plus vieux que les histoires qu' il lui racontait. Enfant, elle pensait qu' il serait toujours là. Elle n' avait jamais songé à lui demander son prénom. Elle n' avait jamais songé à lui demander pourquoi il était là. Elle n' avait jamais songé à le questionner sur sa nationalité chinoise. Elle n' avait jamais songé à tout le bien qu' il lui apportait derrière son sourire et ses réprimandes, elle n' avait songé à sa vie après lui.Aka n' avait jamais songé qu' un jour, il partirait.

    Parce qu' une famille, même si on la choisit soi même, elle peut se démanteler, elle peut se fissurer et éclater. Parce que rien n' est éternel.

  • Histoire :


    L' enfant leva les yeux vers l' homme. Elle ne voyait plus rien, ses larmes salées obstruait sa vue pourtant aussi claire que ce ciel d' hiver.
    L' homme se retourna, et jeta un dernier regard à l' enfant. Son enfant.
    Il s' agenouilla sur le béton dur, écorchant ses genoux maigres et osseux. Mais il était beau, Papa, il était tellement beau. Le jeune homme prit les mains glacées de la petite fille aux longs cheveux dans les siennes. Il lui sourit :
    - Je viendrai te rechercher, ne t' inquiètes pas.
    Mais même lui n' y croyait pas, et sa voix tremblait. La petite fille aquiesca, se mordit la lèvre pour ne aps fondre en sanglots. L' homme se leva, et partit sans se retourner, cette fois. Le bruit de ses pas résonnèrent longtemps dans la tête de l' enfant restée seule. Comme la couleur rouge des cheveux du proxénète.

    Ce genre de scène était peut-être banal à Tokyo-II. Peut-être pour les gens qui passaient, les gens qui ne faisaient que voir, qui murmuraient avec un air piteux : « Quel malheur, il y en a de plus en plus, ces gamins abandonnés ».
    Malheur, peut-être, mais personne ne veut y être mêlé. Aucun ne s' arrête, tous l' observent. Aucun ne souhaite réellement aider l' enfant au visage inondé de larmes. Parce que c'est peut-être banal, mais ca fait peur. Peu de gens ont envie d' adopter un chien blessé, un chien qui risque de mordre à tout moment, un chien qui frissonnera dès que vous voudrez le caresser.
    La nuit tombait, et l' enfant de trois longs hivers regardait devant elle. Elle regardait, elle ne voyait pas. Son regard clair était vide, ses yeux étaient secs, mais sils continuaient à vers dans tont son coeur maigre des larmes amers. Et reflétaient une immense tristesse.
    Enfin, l' enfant ouvrit ses petites et fines lèvres, qui se craquelèrent à l' unisson. Une goutte de sang coula d' un petit cratère que le froid avait formé et réchauffa un peu le visage figé de l' enfant. Sa langue remua, mais aucun son ne sortir de sa bouche carmin. Regroupant toutes ses petites forces, la gamine murmura, dans un soupir teinté d' une tristesse qu' elle-même ne pouvait comprendre :

    Papa...

    Et elle s' écroula, vaincue par le froid et la fatigue.
    *


    - Tu vas mieux ?

    L' enfant ouvrit difficilement ses yeux. La lumière la frappa violemment, et elle dut cligner plusieurs fois des paupières pour s' habituer. Devant elle, un vieil homme au visage rieur la regardait. Il avait une longue moustache, le crâne un peu dégarni, et un drôle d' accent. L' enfant ne s' attarda pas sur le vidsage de son sauveur, et parcourue la pièce d' un regard désabusé, encore endormi.
    Elle était allongée sous une généreuse couche de couverture, sur un futon confortable. Les murs étaient bleu clair, et la pièce n' avait aucun meuble. Le col était recouvert de tatamis, des étagères aux portes coulissantes étaient incrustés dans le mur.
    La petite fille s' assit, poussant sans un mot les couvertures. C' était un spectacle assez amusant, que de voir ce petit bout de chou revenir à la vie, la bouche entrouverte, les joues roses. Le veil homme, assis à quelque centimètres de l' enfant, ne quittait pas ce spectacle des yeux. Puis, il se leva silencieusement, et revient quelques secodnes plus tard, avec dans ses mains vieillies deux tasses fumantes. Il en plaça une dans les petites mains de l' enfant et ria, avec son drôle d' accent :
    - N' aie pas peur, ce n' est pas empoisonné! Ce n' est que du thé rouge.

    L' enfant porta la tasse à son nez, et huma la fumée odorante. Elle éternua violemment mais brièvement. Le vieillard se rassit et demanda :
    - Ma petite fille, comment tu t' appelles ?
    La petite fille en question hésita un peu, regardant sans un mot le vieux monsieur et son sourire rassurant. De sa voix cassée, elle murmura si doucement que l' autre dut se pencher :
    - Aka ..
    Aka-chan ? Ria le veil homme, croyant à une plaisanterie. Mais le regard vexé et irrité de la petite fille le fit ceser. Elle rétorque sèchement :
    - Non, Aka. Comme la couleur des cheveux de Papa.
    Le vieil homme soupira en un sourire, et passa sa main ridée sur le crâne de la petitee boudeuse.
    - Très bien, Aka. Mais n' oublie jamais de sourire, tu seras bien plus mignonne.

    La petite fille rougit, et but un peu de thé brulant qui roula agréablement dans sa gorge, qui se déversa dans le corps tout entier de la petite fille. Elle soupira de plaisir.
    - Tu as passé deux nuits et un jour inconsciente dans la rue en plein hiver, Aka, sourit le grand père. J' espère que tu te remettras vite.
    La vieil homme se leva sans peine, souple comme un roseau. Il sortit sans bruit, sans fermer la porte, et passa sa tête dans l' ouverture.
    - Si tu n' as nul part où aller, tu peux rester ici, Aka/ Et m' appeler Ojii-san.

    Il repartit sans attendre la réponse qu' il connaissait. Aka regarda ses mains couvertes d' engelures et rougies par le froid, que la tasse cependant cependant brûlante n' arrivait pas à réchauffer. Mais peut-être n' était-ce pas seulement ses mains qui étaient glacés, mais son cœur qui commençait une longue hibernation. Des larmes brûlantes coulèrent sur le visage joufflu de la gamine.
    Papa...


    Le grand père referma la porte silencieusement.

    *


    Rose. L' homme murmura ce mot indécent du bout de ses lèvres suceuses et impures. Ses yeux indiscrets, malhonnêtes, de cette couleur claire, tellement claire qu' elle semblait plus lumineuse que le soleil sur son visage halé, se glissaient sous la jupette de la gamine, et dévoraient sa culotte rose. Sa démarche inégale et boiteuse lui valait des regards un peu surpris des rares personnes qui passaient dans le quartier sombre.
    La gamine laissait trainer derrière elle de longs cheveux d' un châtain doux, et aussi un parfum légèrement sucré. Elle ne devait pas dépasser les dix printemps, mais pourtant, l' homme pouvait clairement voir, à travers sa brassière légère, ses deux petits tétons commencer à pointer. Elle n' avait pas encore une taille prononcée, mais pourtant, ses petites fesses, et son bassin donnaient à son corps un certain érotisme.
    Sa petite jupette se soulevait à chacun de ses petits pas. Elle ne marchait pas, d' ailleurs, elle sautillait littéralement. Et l' homme était comme hypnotisé par ce rythme léger comme un papillon, par cette gamine qui dégageait quelque chose de si adulte, de si attirant, de si pur, aussi. Et comme une bête assoifée de sang, qui se teintait de rouge avec le soleil couchant, l' homme accélérait son pas, l' homme faisait des enjambées de plus en plus grande, comme si l' enfant risquait de s' envoler, comme si l' ange allait remonter aux cieux avant qu' il n' est put y goûter. Et ça, il n' en était pas question.

    Comme si elle avait compris qu' elle risquait quelque chose, l' enfant accéléra son petit pas dansant. Mais elle n' était plus si calme, et sentait dans sa petite poitrine naissante son cœur qui battait à rompre la cage qui l' enfermait.
    Mais le piège était déjà lancé, inéluctable et inarrêtable. Elle commença à courir, avec toute la conviction qu' elle portait dans son petit coeur d' enfant. Dans les histoire d' Ojii-san, il y avait toujours quelqu' un pour sauver les gentilles petites filles, non ? Elle aussi avait été gentille. Elle l' avait toujours été. Alors quelqu' un viendrait bien la sauver, non ?
    L' homme la rattrapa en quelques enjambées. L' homme plaqua la petite fille contre le mur de pierres râpeuses et coupantes, serrant dans ses grandes mains moites et violentes les poignets fébriles de sa proie. La gamine tremblait, mais l' homme ne le voyait pas, il était comme possédé, et il y avait dans ses yeux presque blanc un éclair de folie inquiétant. Effrayant, plutôt.

    L' enfant cria. Elle cria à l'aide, du mieux qu' elle put, de toute sa petite voix fluette. L' homme, de sa voix profonde et rocailleuse, répondit dans un sourire qu' il n' y avait personne dans ce monde, personne qui ne la sauverait, jamais.
    Jamais.

    L' homme plongea sa tête puante dans le cou incroyablement blanc du petit papillon aux cheveux si longs. Il laissait ses mains se balader sur le corps frêle de l' enfant, qui se débattait de toute ses forces. L' homme parcourait le corps léger de l' ange avec ses mains grasses et carrées, il l' embrassait de sa bouche à l' haleine de tabac froid, enfournait violemment sa langue dans la bouche de la petite fille.
    Plus personne ne viendrait la sauver, ce n' était bon que pour les héroïnes de livres, ça. La réalité la frappait de plein fouet, et elle avait le goût amer d' une langue à l' odeur de cigarette.

    *



Dernière édition par Aka le Jeu 17 Avr - 11:22, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Aka // Chasseuse de prime   Jeu 17 Avr - 11:01

    Le veillard passa sa tête dans ses mains frippées. Il se remémora dans un soupir le visage paniquée de sa petite protégée, et se maudit intérieurement pour la énième fois. Il l' avait « sauvé », bien sûr; Aka n' avait pas été pénétrée par ce fou. Cela n' avait été « que » une tentative de viol. « Que ».
    Si seulement il avait été plus raisonnable. Jamais il ne l' aurait envoyé faire les coursses à cette heure là. Jamais il n' aurait...

    Le veil homme se redressa sans un mot, et jeta un regard désolé à Aka. L' enfant, assise en position de foetus sur un tatami, tremblait de tout son petit être.
    Le grand-père alla déposer un baiser sur son front, et sortit calmement de la pièce, laissant Aka seule avec elle-même.
    L' enfant sortit enfin sa petite tête de ses mains quand elle entendit les pas de son grand-père s' effacer.

    Sur son petit visage trainait encore les traces de larmes amers. Elle se leva calmement, sans qu' un son ne sorte de sa bouche. Qui charriait encore le goût horrible de son agresseur.
    Aka alla s' assoir devant un miroir. C' était un petit miroir qu' Ojii-san avait placé là, parce que l' enfant adorait se coiffer. La petite fille adressa un dernier sourire à son reflet, à ses longs cheveux chatains qui lui descendaient jusqu' aux hanches.
    Elle empoigna calmement le petit poignard qui était posé à côté. Pourquoi un petit poignard ici ? D' habitude, ils étaient tous dans la chambre d' Ojii-san. La petite fille se posa la question, mais ne chercha pas la réponse. Tant mieux.
    D' un geste souple et gracieux, Aka leva son bras droit, jeta un ultime regard à son refflet, et dans un mouvement sec et décidé, elle empoigna ses longs et beaux cheveux, elle empoigna le plus qu' elle pouvait, à la racine, et enfin, elle descendit le poignard, elle le descendit sans réfléchir, elle le descendit du plus vite qu' elle put, pour en finir rapidement.
    Des cheveux par milliers tombèrent sur les genoux d' Aka, firent comme une ronde autour du corps maigre de l' enfant. Elle rouvrit ses yeux embrués, et découvrit son visage comme elle ne l' avait jamais vu. Elle finit le travail en se regardant en face, comme pour se persuader qu' elle était bien en train de se couper ses cheveux qu' elle adorait, qu' elle chérissait tant. Comme si elle espérait renaître de ses cendres.

    C' est incroyable pour les personnes légèrement superficielles ce que peuvent faire ce genre de choses. Même pour celles qui ne le sont pas, d' ailleurs. Si on y croit vraiment, même boire de l' eau peut nous sauver pour quelques temps d' une maladie, non ?
    Aka laissa couler ses larmes en silence pendant quelques minutes, en regardant sans vraiment les voir les longues mèches qui l' entouraient. Puis, elle se leva sans un bruit. Ses cheveux coupés à quelques centimètres de son crâne laissait toute la place à son visage pour exprimer sa finesse et sa beauté, et elle était mignone, même si elle avait perdue un peu de cette grâce presque celleste qui la caractérisait si bien. Cela la ravissait. L' enfant se balada dans l' appartement à la recherche de son grand père. Elle vit la lumière de la salle de bain allumée, et y rentra sans même frapper.

    - Aka! Cri la veil homme dans sa baignoire. Tirant le rideau de douche, il la réprimanda. « Tu n' as pas le droit d' entrer comme ça. Je t' ai déjà appris, il faut toujours...
    - Frapper, je sais, finit l' enfant. Mais Ojii-san, regarde moi!, dit-elle, exitée.

    Le veil homme tira le rideau en grommellant, et jeta son regard sévère sur sa petite fille chérie. Et cru s' etouffer sous le choc. Après avoir calmé sa quinte de toux, il arriva à articuler :
    - Ak... Aka-Chan... Qu' as tu... Qu'as tu fait à tes cheveux ?
    L ' enfant fit la moue et murmura qu' elle s' appellait Aka, pas Aka-chan. Elle continua :
    - Mais Ojii-san, c'est bien plus simple pour apprendre les arts martiaux.

    Si à ce moment là, l' enfant n' avait pas regardé son grand père avec ce regard si inquiet, il se serait surement vraiment étouffer. Plus que surpris, il demanda :
    - Aka... Tu veux apprendre .. ?
    L' enfant s' inquieta, et interrogea :
    - N' ai je pas le droit, Ojii-san ?

    Le veil homme ne put s' empêcher de sourire. Il la rassura en tapotant sur sa tête aux cheveux si courts, et lui ordonna d' aller s' habiller « comme les anciens élèves d' Ojii-san ». Quand il donnait encore des cours, l' enfant passait ses après-midis à les regarder.
    L' enfant sauta sur place, aux anges. Le veillard sourit à nouveau, et s' allongea dans la baignoire. Cela faisait lontemps qu' il n' avait pas pris du service, qu' il n' avait rien enseigné. Il avait pris sa retraite... Mais il n' arrivait pas à refuser ça à l' enfant. Surtout qu' il savait parfaitement ses motivations. Il était prêt à tout pour lui faire oublier cette agression. Même à l' enfermer avec lui dans un monde asseptisé.

    *


    - Je vais t' apprendre à te défendre.
    - Ai, sempai! Hurla l' enfant. Le maitre en question éclata de rire, et expliqua à Aka qu' elle pouvait toujours l' appeler Ojii-san. Aka méla son doux rire à celui du veil homme en rougissant.

    Le veil homme reprit son sérieux et expliqua plus en détail ce qu' il entendait par apprendre à se défendre. L' art qu' il avait choisi de lui enseigner était le Tuishou, littéralement « Se pousser avec les mains ». La gamine buvait les paroles d' Ojii-san. Il lui expliqua que techniquement, le Tuishou visait à développer les capacités d'écoute, d'absorption, d'accompagnement afin "d'emprunter" la force de l'adversaire et de la retourner contre lui. Le Tuishou est un élément important dans l'art du combat chinois, car il inclut la notion de distance rapprochée. Aka acquiescait. Elle voulait surtout commencer. Mais le grand père continua:
    - La principale difficulté étant d'arriver à un total relâchement de toutes les tensions physiques tout en adhérent totalement aux mouvements de l'adversaire.
    - D' accord... Murmura la petite fille de huit ans.
    - Bien, commencons ! Sourit le veil homme. Il cachait bien sa parfaite maitrise et ses dix Dan.

    La gamine regardait hébahie son grand père installé sur le sol des longues feuilles, amener de l' encre, et placer dans sa petite main un pinceau. Elle murmura :
    - Mais.. Ojii-san... Je ne vais pas me battre ?
    Le veil homme éclata de rire, et expliqua :
    - Les arts martiaux chinois ne sont pas seulement du combat, ma fille. Aka, il faut que tu comprennes que n' avoir que de la puissance pure n' est pas interressant. La force du tigre peut se retrouver inéficace contre la rapidité du serpent.
    - Hein ? Laissa échapper l' enfant.
    Bienveillant, le veil homme sourit et la poussa légèrement. « -Je vais d' abord t' aprpendre à écrire, Aka. Ensuite seulement, je t' apprendrai le Tuishou.
    La petite fille acquiesca, bien qu' elle ne comprenait pas. Elle alla s' assoir, comme elle avait vu le veillard le faire tant de fois. Attentive et intelligente, elle n' aurait aucun problème à assimiler tous ces gestes, tous ces idéogrammes, pensa le grand-père.

    En effet, il fallut quelques mois à Aka pour connaître les idéogrammes de bases, savoir les lire et les écrire. Le grand père était fier de son élève. Il ne savait écrire que le chinois, et était désolé que sa petite fille ne puisse écrire le japonais à cause de ces lacunes. Mais Aka, totalement bilingue, ne s' en souciait pas. Elle était heureuse d' apprendre.
    Un jour, alors qu' elle lisait un livre et qu' elle recopiait certains idéogrammes, le veil homme s' approcha d' elle et lui murmura qu' il était peut-être temps de lui apprendre l' art martial promis. Il vit naitre dans les yeux de sa petite fille des milliers d' étoiles, et la mena dans la salle d' entrainement. Enfin, sa chambre aménagée.

    Le veil homme était triste de donner des cours dans ces conditions, lui qui avait tout un dôjo à sa disposition, dans sa ville de Chine... Mais ce n' était pas ça qui importait. Bien que frêle et fragile, Aka était surement la plus motivée de tous les élèves qu' il avait eu sous ses ordres. Et la plus douée. Ojii-san apprit à sa petite fille les pas de bases jusque tard dans la nuit.

    *


    Le veil homme tomba bruyament sur un tatami. Il ria doucement, et regarda sa petite fille. Essouflée et en sueur, un sourire apparru sur le visage d' Aka.
    Le veillard se leva et la félicita. C' était la quatrième fois de suite qu' elle repoussait ses attaques.
    -Ojii-san, je crois que je comprends maintenant la phrase sur la force du tigre et la rapidité du serpent.
    - Alors c' est que j' ai servi à quelque chose, sourit le veil homme. Je crois que tu sais te défendre, maintenant.

    L' enfant fit la moue. Elle leva son regard embrué vers le veil homme, rosissante. Elle lui demanda ce qu' il allait faire, alors, maintenant. Le veil homme sourit.
    - Le Tuishou n' est pas le seul art martial que je sais enseigner... Il sembla réfléchir. Puis, il reprit : « - Je pense qu' une des boxes qui t' irait le mieux serait celle du serpent, « she ».
    Le regard interrogateur d' Aka incita le maitre à continuer. « - Le serpent représente la fluidité et la rapidité. Ici, pas de force physique, seulement de l' agilité et de la vitesse. C' est un sport qui se concentre sur les points vitaux, qu' on touche avec la main. Bien pratiqué, cela peut être très expéditif. Je pense que tu pourrais excéler dans cet art...

    Aka acquiesca. Le grand père mit dans ses mains un livre qui devait faire environ deux milles pages. Il lui lança un sourire un peu espiègle, et se décida à lui expliquer alros que l' enfant cherchait un résumé du livre.
    - Il n' y a pas de résumé. Dans ce livre, tu trouveras les points vitaux du corps humains, ce sont les bases de l' apuculture. Tu en auras besoin si tu veux un jour vraiment maitriser la boxe She. Apprends moi ça par coeur, et ensuite, nous commencerons le travail physique.

    Aka ne put s' empêcher de soupirer. Mais elle se mit directement au travail. Au fond, elle adorait ça. Elle ne boudait que pour la forme.

    *
    Tout cela dura quelques années. Toujours de nouvelles choses à apprendre, toujours de nouvelles positions, toujours de nouveaux livres. A se demander où le grand père les trouvait. Aka apprit ainsi, en cinq années : les bases du Tiushou, la boxe She, et la boxe Pao, celle du Léopard, qui ressemble légèrement à celle du tigre, mais qui est plus fluide. Bien sûr, elle n' excellait pas dans tous ces domaines, et avait beaucoup à apprendre encore. Mais elle aimait tellement ça. Ses cheveux toujours aussi courts, apprendre les arts martiaux était devenu toute sa vie, sa passion. Au fond, ce n' était pas vraiment apprendre à se battre qui passionait Aka.
    Ce qu' elle aimait avant tout, c' était voir ses progrès, c' était passer du temps avec son Ojii-san, c' était apprendre, enfin, c' était assimiler encore et encore des connaissances. Parce qu' avant d' être un sport, un maitre des arts martiaux chinois vous affirmera qu' ils sont une école de vie, une manière de vivre selon différentes règles comme la modestie, la discrétion, et surtout le courage...

    Aka était heureuse. Elle avait son grand père, sa passion, autant de livres qu' elle le souhaitait. Cette période de sa vie reste dans son souvenir la plus agréable. Certains pourraient trouver cette vie enuyeuse et répétitive. C' est vrai qu' elle se levait tous les jours à 5 heures pour pratiquer les positions de bases. Qu' elle allait préparer le petit déjeuner à 7 heures, qu' elle le servait à 7 heures et demi et le partageait avec son grand père. Ensuite, l' enfant allait s' emparer d' un nouveau livre, et se distrayait souvent jusqu' au midi. L' après midi était consacré aux cours avec le veil homme, et le soir, ils veillaient souvent jusque dix heures du soir, pour ensuite s' occuper respectivement dans leur chambre. Et quand le soleil se levait le lendemain matin, la même routine.
    Mais Aka aimait cela. Elle aimait cette routine, elle aimait ce sentiment de sécurité qui l' entourait dans ce grand appartement de Tokyo II. Elle sortait à peine, si ce n' était pour faire des courses, toujours accompagné par le veil homme. C' est sûrement cette periode exemptée de tous dangers qui rendit ce qui s' ensuivit bien plus dur pour le coeur d' Aka. Il avait si bien cicatrisé, pourtant. Ojii-san avait fait tellement d' efforts pour qu' elle oublit son agression. Mais Ojii-san avait oublié qu' il n' était pas éternel.

    *


    Du haut de ses un mètre 60, Aka, agée de douze ans, surplombait de quelques centimètres son cher grand père adoptif.
    Cette fois-ci encore plus qu' une autre. Allongé dans sa couchette, le veil homme toussait comme s' il voulait cracher ses poumons. Et Aka lui tenait sa main frippée et tremblante. De la sueur coulait sur le front ridée du grand-père, et il essayait de parler en vain, toussant trop pour articuler.
    Il passa sa main devant sa bouche rabougrie, et elle se teinta de rouge. Dans un effort douloureux, le chinois déplia son bras déjà raidit par le long sommeil qui l' attendait, et laissa glisser sur la douce peau de sa petite fille quelques doigts décharnés. Il mumura, levant ses yeux déchiquetés vers l' adolescente :
    - Tu sais... Je préferais le cheveux longs...

    Sentant que la main du veil homme retombait sans vie, Aka l' empoigna et la serra du plus fort qu' elle put. Mais ici, sa foce physique ne servait plus à rien. Les larmes commmencèrent à couler sur ses joues. Ojii-san rendit son dernier soupir en articulant ces mots:
    - Souris, ma fille... Tu es tellement plus belle quand tu sou...

    A travers ses larmes salées, l' adolescente se força à addresser un sourire à sa seule famille. Malgré sa tristesse, ce sourire était toujours autant chaleureux, et la rendait encore plus belle, ses joues luisant à la lumière. Elle se leva sans un bruit, comme une poupée morte, sans vie, une marionnette tirée par des fils qu' elle ignorait. Et dont elle ne se souciait pas. Mais qui souriait. Elle se dirigea d' un pas instable vers la porte, et se retourna avant de faire coulisser la porte, souriant :
    - Tu es bête, Ojii-san. Si tu me l' avais dit avant, tu aurais pu me voir comme tu le souhaitais.

    Elle était sûrement trop jeune pour le comprendre. Mais quel est l' interêt de voir quelqu' un changer s' il ne le choisit pas de lui même ? Si on oblige quelqu' un à changer, il ne sera jamais heureux. Car il ne comprendra pas la raison, car ce ne sera pas son choix. Quelque fois, on a besoin de souffrir pour se rendre compte de certaines choses. Ce sont des erreurs, mais des erreurs nécessaires.

    Ne faisant pas attention aux larmes qui s' écoulaient d' un gouffre sans fond, Aka , comme un zombi, fit ses affaires. Elle piocha au hasard quelques livres qu' elle ne connaissait pas, et celui sur l' anatomie et l' apucunture. Elle ramassa quelques vêtements, et fut assaillie par le parfum de son grand père, alors que ses alrmes rejaillirent de plus belle.
    Elle se dirigea sans vraiment regarder vers la salle où étaient entreposés les armes. Elles avaient toutes un jour où k' autre apaprtenue à Ojii-san. C' est en voyant la diversité des armes présentes qu' Aka se rendit compte à quel point le défunt était habile. Plus d' une vingtaine d' armes mortelles étaient entrposées, allant de l' éventail au katana, en apssant par les nunchakus.
    Doucement, l' adolescente fit passer ses longs doigts sur les armes coupantes, et vit sans en éprouver la moindre émotion du sang écarlate couler de la jointure de sa pulpe. Un sourire passa sur son visage. Un sourire vide, mais un sourire tout de même. Parce qu' elle devait sourire, c' était Ojii-san qui l' avait dit.

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MessageSujet: Re: Aka // Chasseuse de prime   Jeu 17 Avr - 11:05

    Ojii-san. Elle avait laissé son corps à l' abandon, là-bas, avec la fenêtre ouverte. Aka fut soudain prise d' une tristesse infinie et revint sur ses pas. Elle ne voulait aps le laisser seule. Et rester seule, par la même occasion. Elle observa un peu le corps rabougri du veillard. Comment avait-elle pu ne pas les voir auparavant, ces grandes cernes violettes, ces traits tirés ?
    Ce visage poussé à bout par une petite fille bien trop excitée pour un veillard. Aka se sentit soudain responsable de tout ça. Tout, tout, de tous les malheurs du monde, et ses larmes reprirent de plus belle, lui causant un mal de ventre atroce. Elle se sentait terirblement coupable. De quoi, c' était une bonne question. L' adolescente gémissait de douleur et de tristesse, serrant son estomac dans ses bras maigres. Sa respiration se fit haletante, et respirer devint une torture. Elle se roula sur le dos, ne sentant plus le sol, comme en lévitation, prise de vertiges et de tremblements violents. Son ventre la tordait de douleur, elle n' arrivait plus à respirer, l'air ne rentrait plus dans sa bouche criant silencieusement de douleur. L' adolescente essayait de capter un peu d' oxygène, d' en aspirer juste un grain, pour ne pas mourir d' asphixie, ne comprenant rien à ce qu' il se apssait, ne cherchant à respirer que par instinct, mais à la place, c' étaient des larmes salées et amères qui se déposaient sur sa langue vermeille. Son ventre se contractait dans un espoir de reprendre vie, mais rien ne se passait, et l' angoisse s' emparait peu à peu de tous ses muscles endoloris. Enfin, un peu d' air lui permetta de remplir sa cage thoracique, et elle se sentit revivre, pendant quelques dixièmes de secondes intenses. Mais comme un cercle vicieux, comme pour la punir de cet instant de vie, tout recommença, l' air repartit, et respirer lui devenait à nouveau impossible. Elle aurait tellement aimé avoir près d' elle quelqu' un pour la soutenir, mais personne n' était là, et elle gémissa à nouveau, comme si c' était devenu la seule chose que son corps maigre arrive à faire, si ce n' est se tordre de douleur.. Ojii-san n' allait plus la protéger, maintenant, elle vivrait seule, toute seule contre tout. « Il n' y personne dans ce monde, personne pour te sauver, jamais. JAMAIS. »
    Et cette phrase cruelle tournait dans sa tête, résonnait de toute sa puissance, alors qu' Aka se sentait si seule, sentait monter en elle une angoisse infinie, qui ne cessait de croitre, mais elle était seule, elle était si seule, elle ne percevait plus de ses yeux remplis de larmes la lumière du monde, et elle n' était même plus vivante. Etait-elle déjà morte, à ne plus respirer, à stagner dans cet océan mortel qu' est la vie ? Elle ne respirait plus, mais elle ne mourrait pas, et chaque seconde lui semblait une éternité, et ses larmes ne coulaient même plus, son corps n' ayant plus la force de les faire couler. Aka ne savait même plus pourquoi elle pleurait, pourquoi cette crise, elle en avait oublié jusqu' à son nom, mais ce qu' elle savait, c' est qu' elle était seule, tellement seule, seule contre tous, et qu' Ojii-san allongé là ne se relevera plus, qu' elle restera seule, pour toujours, que plus personne ne la sauverait, et qu' elle ne respirait plus jamais, mais qu' elle ne mourrait pas.

    Après plus de dix minutes de noyade inninterrompue, Aka s' endormit d' épuisement. C' était sa première crise d' hyperventilation, et non pas la dernière.

    *


    Aka choisit quelques armes métodiquement. Comme si elle savait qu' elle ne reviendrait jamais. Comme si elle savait que quand elle refermerait la porte d' entrée, ce sera son enfance qu' elle enfermerait sous clef.
    Elle jeta un regard au jardin. Ce petit jardin de quelque mètres carrés qui cernait le trois pièce du veil homme. La croix immaculée faisait comme une tache sur la pelouse verte. La jeune fille sourit à son grand père, et rangea les armes.
    Et, armée d' un eventail bleu azur et vert argent, de deux magnifiques couteaux papillons, et surtout de dix griffes de tigres, l' adolescente ferma la porte. Abandonnant le corps du veil homme. Laissant avec lui son enfance heureuse. Enfin, presque heureuse. Quand on croit oublier le apssé, il nous rattrape. Aka croyait avoir oublié. Elle croyait que sa force et ses armes lui avaient fait oublié tout ça. Mais le passé finit toujours par nous rattraper, peu importe combien de temps on fuit.

    *


    Cela faisait maintenant quelques mois qu' Aka trainait dans Tokyo -II. Elle n' avait pas de travail, et ses vêtements commencait à sortir franchement l' égout. Elle mangeait à peine, mais c' était par choix. Quand elle avait faim, elle fauchait quelque chose çi où là. Mais elle n' avait pas faim.
    Cependant, l' adolescente manquait son confort de tous les jours. Peu à peu, elle se faisait à l' idée qu' elle ne reverrait plus Ojii-san. Mais elle ne se faisait plus à l' idée que jamais, elle ne reprendrait de cours d'art matial. Elle avait encore tant à apprendre. Et cela, ça l' enervait plus que tout.

    Mais la jeune fille voulait de l' argent. Pour plusieurs raisons : premièrement, elle détestait voler, elle trouvait ce geste dégradant et immorale, Ojii-san lui avait toujours dit. En plus, elle voulait un travail stable : maintenant qu' elle avait fait son deuil, rien ne lui semblait plus désagréable que de vivre dans la rue sans avoir de but précis.
    Aussi, quand un jeune homme au visage fin et aux cheveux noirs ébènes l' aborda avec un sourire, Aka ne répondit pas tout de suite à sa question :
    - Tu as besoin d' argent ?

    Bien que très perspicace, Aka ne comprit pas tout de suite ce que l' homme souhaitait. Aussi, croyant encore en la bonté de l' être humain, la jeune fille lui lança un grand sourire, et répondit poliment que l' argent se faisait rare. Sans s' attarder plus lontemps, Aka fit quelque pas, ne souhaitant pas réellement s' attarder. L' homme la retint en la prenant par le poignet, et la toisa longuement avant de sussrer :
    - Tu sais, poupée, avec un corps comme le tien, tu ne devrai avoir aucun mal à te vendre.

    La jeune fille rougit sous le choc de la réponse. Elle ne rougit pas parce qu' elle prenait ça comme un compliment, loin de là. Elle rougissait parce qu' elle était outrée par la maladresse et l' indiscretion de l' homme, ainsi que son manque évident de politesse. Souriant toujours, Aka répondit qu' elle n' en était pas encore là. Le jeune homme lui sourit en retour, et son sourire ressemblait à celui d' un félin qui tourne autour d' une proie :
    - Quand tu auras besoin d' argent, revient donc me voir, ma jolie. Je te payerai, tu verras.

    Aka ne répondit rien et repartit dans la direction opposée. Encore rougissante, elle ruminait les paroles du jeune homme dans sa tête, essayant de les assimiler. Et s' il disait vrai ? Si un jour, elle devait en arriver là ? C' est vrai, que pouvait-elle faire pour gagner sa vie ?
    La jeune fille s' asssit sur un escalier, épuisée. Pour la première fois depuis qu' elle était dans la rue, elle se questionna sérieusement sur son avanir. Elle le savait parfaitement : elle ne pourrait aps rester dans la rue pour l' éternité. Alors que pouvait-elle faire ? Les arts martiaux ne lui permettraient surement pas de vivre, puisqu' içi, donner des cours semble totalement impossible. La réponse coulait de source, et le nom du métier tambourinait dans le crâne de la jeune fille : PROSTITUEE.

    Ce n' est pas qu' Aka ne respecte pas ce métier. Non, elle l' admirerait presque. Mais elle, elle ne pourrait pas. En tout cas, c' est ce qu' elle se disait et elle en était persuasdée. Comme pour se protéger, elle se le répétait, qu' elle ne pourrait jamais, elle, donner son corps. On avait essayé de lui prendre, mais elle l' avait gardé. Et à présent, elle ne voulait plus jamais le donner.
    Cependant, la vérité ne s' ignore pas lontemps, et Aka savait bien qu' un jour, elle en arriverait là. Alors autant que ce jour arrive le plus vite possible.

    Une heure s' était écoulée, mais la jeune fille retourna tout de même sur ces pas, d' un côté, espérant que l' homme soit toujours là, et de l' autre, priant pour qu' il soit déjà parti. Quand elle arriva sur les lieux, l' adolescente ne vit personne et soupira. Elle s' adossa contre un mur, et passa la main devant ses yeux fatigués. Ouf, murmura t-elle. Elle savait bien qu' elle ne faisait que retarder l' inévitable, mais pour l' instant, elle en était soulagée.
    - Déjà ? Murmura le jeune homme qui sortait d' un bar qui se trouvait juste de l' autre côté de la ruelle. Il sourit : « D' habitude, les filles comme toi mettent deux heures à revenir, en moyenne.

    Aka toujours souriante ne put s' empêcher de grimacer. Quel homme abject! Elle ne pouvait pas croire qu' elle allait vraiment faire ça. L' idée la dégoutait, et son ventre la torturait. Comme si un étau le serrait, comme si n' était plus qu' un trou noir qui déchiquetait ses organes.
    Cependant, Aka n' était pas lâche. Car oui, pour elle, repartir maintenant serait de la lâcheté. Quand quelque chose fait peur, il faut l' affronter en face, ne cessait de répéter le grand père. Et la jeune fille avait grandi avec ce proverbe. Alors aujourd'hui, elle allait affronter sa plus grande peur. Courage, se disait-elle : cela ne doit pas être si terrible.
    Le jeune homme la mena en ricanant vers une chambre d' hotel miteuse. Il s' assit sur le lit. Il devait être assez beau, mais Aka était bien trop terrifée pour le voir.
    - Déshabille toi. Ordonna le jeune homme.

    En tremblant, Aka s' exécuta. Nue devant les yeux d' un homme qu' elle ne connaissait pas, la jeune adolescente trouva ce moment le plus humiliant de toute sa vie. Il dévorait son corps des yeux, et la jeune fille se contrôlait pour ne pas se rouler par terre à cause de ses maux de ventre, la sueur perlant sur son front. Cependant, son visage grimacait, et elle était légèrement courbée. Jamais elle n' avait eu aussi mal. Le jeune homme parla à nouveau :
    - C' est ta première fois, non ? Ne t' inquiète pas, je serai doux et je te payerai bien. Au fait, continua t-il après une petite pause, je me nomme Eichi.

    Aka acquiesca sans un mot. La politesse aurait voulu qu' elle réponde et se présente à son tour. Mais à ce moment, elle faisait surtout attention à ne pas tomber dans les pommes.
    Eichi sourit, et lui demanda de s' assoir à côté de lui. La jeune fille s' exécuta, rouge comme un coquelicot. Le jeune homme commenca à parcourir de ses mains chaudes le corps glacé de l' adolescente, effleurant doucement ses parties génitales. Il couvrait son cou de multiples baisers, et Aka se mordait la lèvre. Pour surtout, surtout, ne pas le taper. Ses doigts frêles empoignaient rageusement le drap crasseux, et son coeur tambourinait dans tout son être, résonnait dans ses tempes brulantes.
    Mais elle n' en pouvait plus. Ses mains sur son corps, qui la parcourait comme si elle était sienne, ses lèvres sur son cou, sur le début de sa poitrine qui la sucait comme si elle était sienne, et surtout, l' odeur de l' homme sur elle, qui la souillait, son regard sur ses formes...

    Aka ne put s' en empêcher. Son coup de coude partit comme un ressort, un reflexe d' auto-défense. Il atterit sur la pomme d' adam de l' homme et l' enfonca douleuresement. Eichi s' étala sur le lit en se tenant sa gorge douloureuse et en gémissant.
    La jeune fille, elle, se plia en deux, entourant de ses mains son ventre douloureux, laissant couler des larmes libératrices. Le jeune homme levait son bras dans sa direction. Aka ne s' en rendit pas compte, fermant les yeux avec une telle force qu' elle semblait ne plus vouloir qu' ils ne s' ouvrent jamais, se retenant de lancer un cri de douleur. Son ventre la torturait.
    Après une dizaine de secondes, Eichi refit surface, et la jeune fille était toujours courbée en deux, enlacant son estomac tordu. Il toussa longuement, et regarda attentivement Aka. Comme si c' était une bête sauvage. L' adolescente, la douleur s' estompant, lâcha un « quoi ? » un peu irrité.
    Le jeune homme répondit en souriant :
    - Tu sais te battre ?
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MessageSujet: Re: Aka // Chasseuse de prime   Jeu 17 Avr - 11:06

    Aka ne sut trop que répondre, mais aquiesca en silence. Il ria qu' il s' était vraiment trompé sur son compte. Mettant son visage tout près de celui de la jeune fille, il murmura :
    - Tu m' as l' air parfaite pour ce boulot.

    Aka se décala légèrement, pour éviter de recevoir sur son visage le souffle chaud et putride [à son gout] du jeune homme. Polie, elle demanda, reprenant possession de ses moyens :
    - Que voulez-vous dire ? De quelle mission parlez-vous ?

    Sans le savoir, c' était ici son futur métier dont la jeune fille parlait. Eichi se leva lentement, et alla jusqu' aux habits d' Aka pour lui lancer sa chemise un peu trop large. Elle l' enfila précipitament, pouvant enfin déplier son corps douloureux. Puis, le jeune homme lui tendit une carte avec dessus un nom « Kristen Bloodstained » et un numéro de téléphone. Il lui dit :
    - Appelle le boss et dit lui que tu es recommandée par Eichi pour chasser. Allez, à plus !

    Sans donner aucunes précisions, Eichi claqua la porte et disparut dans la nuit. Aka resta un moment à regarder cette porte ébène sans savoir quoi penser.
    Elle s' était sentit comme cette gamine qu' elle avait été, cette enfant profondément traumatisée par chaque homme qu' elle croisait. Il fallait bien avouer qu' elle n' avait pas changer. Au fond, elle vivait dans cette peur constante. Elle avait grandit, et supportait de croiser un regard d' un mâle, mais ce n' était que par sociabilité, pure politesse. Il fallait se rendre à l' évidence : Aka n' était pas prête, et ne le serait sûrement jamais. L' idée la dégoutait profondément, elle trouvait l' homme et son engin tout simplement immondes et dégoutants.
    Mais pour une enfant, une adolescente effarouchée et vierge d' à peine treize ans, n' était-ce pas normal de ne pas être prête ? De n' avoir aucune envie de donner son corps, et de laisser quelque chose qu' elle ne connaissait pas, et donc lui faisait peur, rentrer en elle, alors que la virginité peut être considérée comme sacrée ?

    Sûrement. Cependant, dans Tokyo-II, il était rares que ce genre de filles subsistent. Et Aka n' en avait jamais entendu parler, et se prenait pour une folle, pour une arriérée, innadaptée aux relations humaines.
    Bizarrement, l' adolescente ne pensa jamais que peut-être, elle n' aimait pas les hommes, mais les femmes. C' est simple, elle ne savait pas quoi penser des hommes, mais elle n' aimait pas les femmes. Dans sa tête étriquée d' enfant pure et chaste, elle n' aimait donc rien. Etait-elle seulement humaine, faite pour cette Terre, avait-elle été construite comme les autres ? A ce moment là, elle se posa même cette question évidente.
    Fatiguée de tout ce monologue intérieur, l' adolescente s' allongea sur le lit et s' endormit au rythme des battements de son coeur épuisé et des grincements des ressorts abimés. La carte était posée sur la table de nuit. Ce fut la dernière chose qu' Aka vit avant de ne fermer ses yeux. Cela faisait tellement lontemps qu' elle n' avait pas eu un vrai lit. Pour la première fois depuis lontemps, la jeune fille dormit plus de cinq heures d' affilées.

    Quand le soleil réveilla Aka en traversant la fenêtre crasseuse, la jeune fille s' étira nonchalement. Peu à peu, elle se rémémora les évènements de la veille, et sa bonne humeur s' envola en même temps que les quelques nuages qui parsemaient le ciel d' été. Comme pour se moquer d' elle.
    Elle s' assit, passant sa main fraiche dans ses cheveux en bataille. Ils avaient bien poussés, et lui arrivaient au niveau des homoplates. Ce n' était pas vraiment un choix, c' était surtout parce qu' elle n' avait pas envie de les couper.

    L' adolescente s' assit sur le lit grincant, et alla prendre une douche. Après l' épisode d' hier soir, elle se sentait terriblement sale. Encore une fois.
    La jeune fille resta plus de trente minutes sous l' eau bouillante. Puis, son corps tout entier rougit par la chaleur de l' eau, Aka sortit de la douche et s' essuiya énergiquement. Elle éternua, et alla vers ses habits. Le plus loin possible de la fenêtre, l' adolescente s' habilla en silence et rapidement. Ce n' était pas vraiment très élégant, cette chamise rouge vive trois fois trop large et ce jean droit parsemés de trous, mais au moins, c' était pratique.
    La jeune fille jeta un dernier regard à cette chambre et sentit son coeur se serrer quand elle se dit que ce serait peut être la dernière fois avant bien lontemps qu' elle ne dormait dans un lit.
    Alors qu' elle allait aprtir, elle se retourna et attrapa précipitament la carte posée sur la table de nuit. Elle avait failli l' oublier. Pas qu' elle soit interressée par cet Eichi, ou bien par qui que ce soit d' autre, non, mais la perspective de gagner de l' argent grâce aux arts martiaux la faisaient rêver. Bien sûr, la jeune homme n' avait pas vraiment dit ça, mais Aka déduisait. Elle faisait confiance à son esprit de déduction.
    La jeune fille sortit sans encombre de l' hotel. Elle fut rassurée qu' Eichi avait bien payé la chalbre au préalable, car elle n' avait aps d' argent. C' est là qu' elle retomba sur terre : elle n' avait toujours aps d' argent. Et ce métier serait sûrement quelque chose de précaire, d' ailleurs, ce n' était même pas sur que ce soit un métier qui lui convienne !
    Si elle restait comme ça, l' adolescente fnirait sûrement par devoir réellement coucher avec quelqu' un pour se nourrir.

    C' est là qu' Aka tata la poche de son vieu jean. Un tintement familier parvint à ses oreilles.

    Dis, Aka, cette clef qui ouvrait la porte de l' appartement d' Ojii-san, tu ne l' as jamais jeté. Pourtant, tu t' étais juré que tu n' y reviendrais jamais. Mais cette clef argentée, tu n' as jamais pu te résoudre à l' abandonner.


    Quand la jeune fille ouvrit la porte de sa maison après plus de deux mois d' absence, des tonnes d' odeurs l' assaillirent. Celle du thé rouge qui subsistait, celle des sels de bains qu' utilisait Ojii-san, celle des vieux livres. Comme si il ne s' était passé qu' une journée depuis qu' elle était parti.
    Aka se retint de pleurer. Elle posa son baluchon contre la porte, et courut vers le jardin. La croix était toujours là, fidèle à son poste. Bien sûr, elle n' allait pas s' envoler... L' adolescente s' agenouilla sur le renflement de terre, là où reposait à présent le veil homme. D' une voix chargée d' émotions, elle murmura :
    - Je suis rentrée, Ojii-san... Je suis rentrée.

    *


    Aka feuilletta le dossier. Des fotos d' un jeune homme blond se succédaient dans des poses et des lieux différents. Quelques articles de journaux parlant d' un certain Hikaru Joichi. Une biographie contenant des chiffres et des dates à l' infinie. Elle leva son regard froid et addressa son sourire poli et sobre à Kristen Bloodstained.
    -Que dois-je faire avec tout cela ?
    La voix douce et mielleuse du jeune homme siffla doucement :
    - Votre métier, très chere. Il ne doit y avoir ne serait-ce qu' une seule piste me liant à ces affaires, sinon soyez certaine que ce serait regrettable.
    Le riche jeune homme changea subitement d' expression et dans un sourire aguicheur, il s' écria joyeusement : « Et si nous allions boire un verre ?

    Aka frissona. Elle n' aimait pas cet homme. Elle n' aimait pas son attitude, son regard. Oui, ce regard bleu qui la jugeait de haut, qui l' examinait sous toutes ses formes, l' adolescente ne le supportait pas. Elle avait l' impression que l' homme la regardait comme une poupée. Comme un jouet.
    Mais étrangement, ce regard froid et puissant l' attirait tout autant. C' est quelque chose qui arrive souvent. Cette chose désagréable, que l' on n' apprécie pas et que l' on veut oublier mais en même temps... En même temps, on a envie de la connaître, de l' expérimenter jusqu' au bout, d' essayer, juste pour voir, et on est attiré par cette chose, même si l' on ressent à quel point elle est dangereuse. Aka trouvait cette homme effrayant. Et pour une raison qu' elle ne comprenait pas, cela lui donnait envie de l' apprivoiser, de mieux le connaître. Le regard de Kristen s' arrêta sur sa gorge immaculée, et la jeune fille se sentit gênée et rougit. Elle n' osait pas dire qu' elle ne savait pas vraiment en quoi consistait le travail, même si elle s' en doutait fortement. Rougissante et enervée contre elle-même et son ignorance, elle demanda :
    - Et ce travail... En quoi consiste t-il ?

    Aka était honteuse de devoir demander ça et ses joues se teintèrent d' une couleur saumon. Elle se sentait honteuse mais ne savait pas trop pourquoi. Kristen prit une attitude mençante qui tanchait horriblement avec celle qu' il abordait précedement, et sussura :
    -... Vous êtes bien la chasseuse de prime que l' on m' a envoyée ?

    Devant le regard pénétrant de l' étrange jeune homme, Aka se sentit défaillir pendant quelques instants, mais elle reprit bien vite possession de ses moyens. Un sourire poli étira ses fines lèvres pâles, et elle pencha légèrement la tête, ses longs cheveux suivant le mouvement voluptueux de son corps frêle de jeune vierge. Sa voix claire était assurée et ne tremblait pas.
    - Si vous êtes bien l' homme dont figurent ici les coordonnées, alors je suis bien la personne que vous attendiez. En disant ces mots, l' adolescente tendait au blafatre jeune homme la carte que lui avait donné Eichi. Surtout, ne pas perdre son sang froid.

    L' homme semblait abbatu. Aka, naturellement gentille et attentionnée, ne put s' empêcher de se pencher vers lui, l' interrogeant de son regard inquiet. Il murmura un peu froidement peut être :
    -Ainsi, vous n' êtes pas une professionnel... Bon, ben on va faire avec. Il soupira, et Aka, vexée, se sentit s' emplir de colère. Calme, calme. Elle respira profondément, se forcant à ne pas couper Kristen pour lui faire une démonstration de ses capacités. Il continua : « Vous devez vous débarrassez de cette personne. Et pas un seul faux pas, sinon...
    Aka lui lança un grand sourire et sa voix claire coupa :
    - Faites moi confiance.
    - Je ne tolererai aucune faute, sussra t-il dans un sourire enfantin.

    Aka s' inclina respectueusement. Il pourrait être fière d' elle. Il la regardait de haut, semblait décu. Non, pas question, Aka était une jeune fille digne de confiance ! Elle le ferait devenir fier d' avoir été son premier client. Oui, fier. L' adolescente lui souria et se retourna. Elle fit volte face et lui lança un clin d' oeil espiègle. Elle était adorable, avec ses cheveux qui flottaient autour de son visage fin et félin. Elle sussura :
    - Je ne vous décevrai pas.

    *


    Et en effet, elle ne le decu pas. Deux jours plus tard, la jeune chasseuse de prime s' était « débarrassée » de l' homme génant.
    Je ne saurai expliquer par quel miracle de la nature Aka ne culpablisa pas. Mais elle ne se posa même pas la question. Cet argent, elle en avait besoin, et n' avait pas le temps de se poser des questions. Au fond, elle préferait être chasseuse de prime que prostituée. Et il y avait toute une partie dans ce travail qu' elle adorait : chercher des informations sur la personne, la prendre en filature, l' adrénaline... Quand elle alla voir Kristen Bloodstained pour lui annoncer l' accomplissement de sa mission sans bavure, elle était incroyablement fière d' elle.

    L' homme lui donna d' autres missions,et Aka devient une habituée de l' employeur. Elle se demandait pourquoi il y avait tant de gens dont le bourgeois avait besoin de se débarrasser, mais jamais elle n' osa lui demander. Kristen gardait autour de lui un certain mystère qu' Aka respectait. En effet, bien qu' elle appreciait le jeune homme, elle se détestait en sa présence, avec ce coeur qui battait, et ses joues qui rougissaient pour un rien.
    En réalité, l' adolescente ne s' en rendait pas compte, mais elle avait un petit faible pour le vampire si spécial. Mais elle ne l' acceptait pas et gardait donc ses distances avec lui. Il y a travail et une vie en dehors. Aka avait besoin de cette stabilité, de cette distance qu' elle gardait entre la vie de tous les jours et ce travail nocturne. Il en résultait de sa santé mentale, et la jeune fille en avait confiance. Aussi, elle refusait toutes les avances de Kristen, sans se soucier d' être la plus froide des adolescentes... Amoureuse, peut être ? Non, jamais, jamais, se répète t-elle.

    Aujourd'hui, elle a une assez bonne réputation dans son milieu, bien qu' elle n' ait jamais travaillé dans la mafia.

    Peut être l' avez vous déjà croisé un jour, cette adolescente de seize printemps, qui, grande et élancée, parcoure Tokyo dans la nuit, et monte sur les toits sans un bruit, à observer la Lune, rêveuse...
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MessageSujet: Re: Aka // Chasseuse de prime   Jeu 17 Avr - 11:08

III. Informations Complémentaires
  • Apparence Physique :

    Elle semble discrète, pourtant, cette jeune fille aux cheveux longs. Mais vous n' arrivez pas à détacher votre regard de son corps gracile, de son doux visage. Que ce soit par sa beauté, par son allure angélique, par son sourire parfait, par sa fragilité adorable, cette adolescente dégage une aura douce et maternelle, qui vous donne comme une envie de la prendre dans vos bras, de protéger cette créature divine. Mais elle tourne au coin de cette rue, et vous perdez de vue ce visage qui vous captive. Vous en voulez plus, vous la suivez, pour l' observer un peu plus en détail.
    Ses fesses musclés ont ce mouvement oscillatoire qui vous fascine. Son petit t-shirt orange se finit juste au niveau de sa taille, et vous laisse agréablement observer sa peau au grain fin, de cette couleur homogène et pure. Ses longs cheveux vous cachent le dos de la jeune fille. Volant derrière elle, ils cascadent avec légèreté jusqu' à ses fines hanches. Alors, vous regardez ces jambes, ces longues jambes fuselées et musclées. Maigres, elles sont joliment mises en valeur par une mini jupe boufante noire. En dessous de ce tissus ébène, vous pouvez aisément apercevoir de la tulle orange vive, et encore en dessous, si vous avez un peu de chances, le haut de ses cuisses fermes et claquantes. Des guêtres oranges partent de ces genoux osseux, et tombent avec grâce sur ses chevilles, que vous devinez graciles et fines. Ses chaussures aux talons discrets font un petit bruit qui emplit la rue déserte, et votre cœur bat la chamade.

    C' est alors qu' elle se retourne, et vous laisse à loisir admirer son visage et l' autre côté de son corps. Ce qui vous frappe en premier, c' est ce sourire qu' elle ne quitte pas. C' est un sourire doux, poli, qui étire ses deux fines lèvres rosés et forme deux petites fossettes qui donnent une impression d' enfantin. Votre regard gêné parcoure son visage, s' arrête sur ses yeux. Pourtant, leurs couleur peut sembler banale : ils sont « simplement », tout simplement marron. Un marron assez foncé au dessus de la pupille, presque jaune en dessous, aux reflets fauve et orangés. Mais c'est aussi la force du regard qui vous arrête. En réalité, elle vous surprend. Il y a dans ce regard comme une force qui étonne en comparaison au corps fragile de l' adolescente presque anorexique. C' est un regard pourtant inexpressif. Mais on ressent cette tristesse, dans leur seins, ne désillusion profonde.
    Enfin, vous arrivez à détacher votre regard du sien, comme une libération. Faisant tout pour ne pas recroiser ce regard tentateur et froid, vous admirez en silence sa chevelure soyeuse et fournie. Ses cheveux châtains clair, si clairs qu' ils peuvent quelques fois sembler blancs, tombent en des mèches inégales sur les sourcils de la jeune fille. Puis, ils se séparent pour encadrer ce visage aux traits fins et s' évaporer jusque dans le creux de ses hanches. Vous parcourez, avide, le corps de l' adolescente. Partant de la tête, vous descendez. Même ce cou est une petite merveille. Fin, droit et blanc, vous pouvez voir ses os en relief, comme pour une statut. Ses épaules ne tombent pas et vous font face. Le creux de ses clavicules est accentué, vous pouvez même voir les ombres crées par l' os à travers cette peau que vous imaginez douce. Ses bras sont fins, mais musclés. Ses poignets, graciles et maigres, semblent près à se briser à la moindre étreinte. Quant à ses mains, leur peau presque transparente vous font rêver, et ses doigts fins et osseux semblent agiles.
    Sans résister plus longtemps, vous posez enfin votre regard sur le torse de la jeune fille. Rien de bien spectaculaire ici : ses deux petits seins, durs et fiers, pointent à travers le fin tissus. Sa poitrine et son ventre extrêmement plat, son petit nombril rentré entouré par quelques abdos discrets s' accordent parfaitement avec le reste de ce corps, de ce visage que vous jugez magnifique.

    La magnifique bouche de cette charmante adolescente s' ouvre, et vous êtes pendus à sa langue que vous pouvez apercevoir, délice vermeil, dans se petite bouche. Son sourire s' allonge encore un peu, creusant ses fossettes. Sa voix, cristalline et glacée, s' élève, et vous auriez presque des frissons :

    « Ne me regardez pas comme cela. Je ne vous le permets pas, c'est impoli. »

    Et vous laissant à votre triste vie, la jeune adolescente reprend sa marche, elle s' éloigne de vous, et vous n' avez plus que l' odeur de son parfum sucré pour ne pas vous sentir si seul.

  • Caractère :

    Espiègle. Intelligente. Rieuse. Agréable. Gentille. Attentionnée. Lunatique. Désabusée. [...] Traumatisée. Dangereuse. Colérique. Susceptible.
    Tout cela sont des adjectifs qui collent parfaitement à la jeune et jolie Aka. Cependant, ce sont des adjectifs que vous, pauvre lecteur, ne pourriez jamais lui attribuer si je n' expliquai pas le caractère si complexe de la difficile jeune fille. En fait, il est extrêmement complexe, mais si simple, si on le coupe en deux parties.

    Aka a toujours complexée d' avoir ce caractère si fort. Elle admirait énormément son grand père qui contrairement à elle, restait calme et souriant en toutes circonstances. Alors qu' elle, même agée de trois petites années, ne savait pas sourire naturellement. Non, elle criait, elle hurlait, elle piquait des colères monumentales. C' était le genre à jeter les assiettes pour montrer son mécontentement.
    Ce caractère bien trempé, l' adolescente ne l'a jamais totalement accepté. Elle aurait aimé être quelqu' un de calme, posé, agréable et poli constamment. Personnellement, j' appellerai ça quelqu' un de vide ou d' hypocrite, mais pour Aka, c' était comme un rêve inaccessible. Mais la jeune fille est intelligente et très travailleuse. Aussi, elle œuvra avec l' aide de son grand père, pour devenir cette personne qu' elle rêvait d' être.
    C' est pour cela qu' aujourd'hui, pour la plupart des gens, Aka n' est plus cette adolescente vivante et colérique. Non, ce n' est plus qu' une adulte poli.

    La première chose que fera Aka Chang en rencontrant une hypothétique client, c'est lui tendre avec un sourire poli cette jolie carte immaculée -d' un blanc parfait, sans une tache – où sont inscrits en italiques son nom et son prénom. Au dos, un signe chinois que peu de gens savent décrypter dans ce Tokyo coupé du monde qui signifie Rouge. Elle s' inclinera poliment, et ses longs cheveux suivront son mouvement. Elle restera ainsi jusqu' à ce que son interlocuteur reprendra la parole.
    Et ce sera toujours comme ça. Toutes les règles de politesse exécutées sans bavure, avec un sourire vissé aux lèvres. En toutes circonstances. Toujours. La jeune fille, malgré son jeune âge, ne perd pratiquement jamais son sang-froid. Toujours calme et posée, toujours avec ce sourire froid aux lèvres, elle en ferait presque peur.

    Cette Aka polie et serviable n' est qu' une façade. D' ailleurs, cela se ressent souvent dans ses gestes calculés au millimètre près, dans la surface sans un pli de sa mini-jupe repassée.
    Et la seule chose qu' on a envie en rencontrant cette jeune fille là, c'est de la voir sortir de ces gonds, de voir derrière cette façade fausse et finalement presque désagréable le véritable visage de cette adolescente enflammée. Au fond, ce n' est pas si dur, il faut juste y penser.

    Au cas ou vous ne l' auriez pas remarqué, Aka s' appelle... Aka. Jusqu' ici, tout est logique. Aka signifie rouge en japonais. Quel drôle de nom, je le conçois. Mais vous n' avez pas tout vu. Aka-chan se traduit par bébé. Voilà, c'est tout. Mais c'est bien assez.
    Appeler l' adolescente Aka-chan serait une bien mauvaise idée. Oh, Aka adore son prénom. Parce que c'est l' unique souvenir qu' elle a de son père, parce qu' elle le trouve beau grâce à sa simplicité et à son originalité. Mais si il y a bien une chose qui laissera entrevoir la véritable Aka quand elle est passé en mode « officiel », c' est de la surnommer « bébé ». Bien souvent, la plupart des gens ne font pas exprès. Pour beaucoup, ce n' est qu' un réflexe. Ce n' est qu' après avoir prononcé la mot fatal qu' ils comprennent leur erreur. Trop tard.

    Oh, Aka ne tue pas sans raison. Mais rien que de voir la couleur que prennent ses yeux devant la consonance de ce surnom haï, rien que de voir ce sourire crispé, cette veine qui grossit, ce visage rouge tomate, ces poings ressérés, ses ongles plantés dans la chair de sa paume, enfin, tout ce corps qui se retient de ne pas céder à ses pulsions meurtrières, les plus peureux souhaiteraient être déjà mort. Ce surnom horripile la chasseuse de prime, lui donne des frissons, la remplie d' une haine destructrice à l' égard de celui qui a osé l' appeler ainsi.
    Cette réaction peut sembler exagérée. Cependant, ce n' est pas quelque chose que l' adolescente maitrise. Quand elle a décidé de passer en mode officiel, bien peu de choses peuvent la faire sortir de sa politesse presque religieuse, si ce n' est de la surnommer « Aka-chan ».

    Si vous avez bien suivi, vous aurez compris qu' Aka a deux modes : l' un officiel, et l' autre [euh] pour la vie de tous les jours. Pourquoi ça ? C' est bien simple.En rencontrant Kristen, Aka a compris à quel point il était important de séparer vie quotidienne et travail, et aussi de ne jamais, jamais perdre le contrôle de soi.
    Or, Aka est en réalité une adolescente avec un tempérament très ... Puissant. Elle est restée pure, n' est au fond qu' une gamine traumatisée par les hommes, mais qui profite chaque jours de la vie, et la croque à pleine dents.
    Elle est certes désabusée, et ne fait plus confiance à l' être humain. Elle est profondément dégoutée par la gent masculine et souhaite garder sa virginité jusqu' à la mort. Certes.

    Mais ce serait perdre que de ne plus profiter de la vie juste à cause de quelques homme pourris. Et Aka est quelqu' un de fier. Extrêmement fier. Elle ne s' avouera jamais vaincu. En clair, elle veut vivre heureuse, malgré tout, et a décidé que personne, oh non, personne ne pourrait l' en empêcher. Le seul problème, c'est qu' elle n'a jamais envisagé que quelqu' un pourrait l' aider à vivre mieux.Elle vit seule et ça lui suffit.
    Beaucoup de choses dans le caractère de la jeune fille tourne autour de cette fierté démesurée. Premièrement, son besoin de tout connaître. Aka adore apprendre et est très douée pour cela, dotée d' une mémoire hallucinante. Cette soif de savoir n' est agrémentée que d' une chose : son avidité d' égoïste qui aimerait tout connaître mieux que tout le monde. Et bien qu' elle sait cela parfaitement impossible, elle ne cesse de dévorer encore et encore les livres qu' elle trouve. Il y a aussi son besoin de progresser en tout et sur tout. Celui-ci se remarque beaucoup dans sa pratique assidue des arts martiaux. Elle pourrait parfaitement se reposer sur ses acquis, ne plus pratiquer que pendant ses différentes missions, car son niveau actuel suffit largement, c'est vrai, à evincer deux trois gardes du corps et à soutirer les quelques millions que devait tel imbécile à son employeur quelconque. Oui, mais alors, elle s' ennuierait, et surtout, elle pourrait se faire battre. Se faire battre serait l' une des pires choses qui pourraient lui arriver. Ce n' est pas qu' elle est mauvaise perdante, non.
    C' est que si elle se faisait battre à plate couture, Aka passerait tout le temps nécessaire, fut-ce la reste de sa vie, à dévelloper ses capacités pour finalement battre un jour son adversaire. Espérons que cela n' arrive pas trop tôt.

    L' adolescente est aussi très têtue. Quand elle a décidé quelque chose, elle veut l' avoir, et ne supporte pas de ne pas voir ses désirs exécutés. Ce côté enfant gâtée a toujours été parfaitement maitrisé par son grand père. Sauf que le vieil homme n' est plus là, et aujourd'hui, Aka laisse totalement aller ce côté là de son caractère.
    Pour voir ses vœux exaucés, la jeune fille a plusieurs moyens. Effrayer la personne qui pourrait servir n' est pas son préféré, mais il faut bien avouer que c'est très souvent payant. Sinon, Aka boude. Oui, comme les petits enfants, elle se taira, vous toisera de son regard glacial, et sortira sans un mot, en claquant la porte. Ça peut être assez effrayant. Et tant mieux si l' ambiance était convivial et bon enfant, Aka aime beaucoup réussir sa sortie.
    Il ne faut pas non plus oublier que l' adolescente se vexe très vite. Un mot de travers, et elle sera vexée. La prendre pour ce qu' elle n' est pas la plongera dans une abime de colère. Le fait qu' on l' ignore, ou bien aussi qu' on ne veuille pas lui expliquer quelque chose lui laissera penser qu' on la prend pour une conne. Et cela la vexe profondément. Et vexée dans son orgueil, la jeune fille s' énervera. Ce ne sont souvent que des montées de colères qui redescendent aussi vite qu' elles sont montées et qui ne sont pas bien meurtrières. Qu'elle soit en mode officiel ou bien normale, les colères de la jeune fille resteront toujours les mêmes : ce sourire crispé et ce ton plus que glaciale, avec cette voix tremblante de colère contenue.


Dernière édition par Aka le Jeu 17 Avr - 12:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Aka // Chasseuse de prime   Jeu 17 Avr - 11:09

    Il y a une partie du caractère de la jeune fille qu' il ne faut cependant pas minimiser : c'est sa maladresse. Oh, je ne parle pas ici d' habilité, Aka est une adolescente consciencieuse et adroite.
    Non, je parle ici de ce que l' on appelle communément « être doué ». Ce qui est évidement un néologisme. Aka est du genre à faire des allusions scabreuses sans même s' en apercevoir. C 'est le genre à rappeler des mauvais souvenir à la personne alors qu' elle était sensée la consoler.
    Bref, c'est le genre de personne que l' on peut gratifier d' un « t'es trop doué... » assez souvent. Qui vous donne aussi quelque fois envie de la trucider quand elle prend cet air innocent et candide et murmure « .. Mais pourquoi ? » surtout que vous le savez parfaitement : si elle demande, c'est qu' elle ne sait vraiment pas.

    Aka est restée naïve et pleurnicharde, malgré ce qu' elle a traversée, malgré tous ses efforts pour augmenter ses connaissances. Mais l' intelligence et la perspicacité de la jeune fille sont inutiles devant les larmes de ses amis. Elle ne sait jamais comment réagir devant la douleur des gens qu' elle aime, et n' est pas douée pour exprimer ses sentiments. Elle culpabilise très vite, mais ne veut jamais s' excuser trop fière pour cela. Alors, quand elle a tort, la situation se bloque : elle culpabilise, elle en pleure dans sa chambre, mais jamais, jamais, elle ne s' excusera. De plus, elle aime être seule, sa solitude ne la dérange pas, puisqu' il n' y a presque qu' une seule personne qu' elle pense digne de son affection : feu son grand père. Aka ne s' imagine pas tomber amoureuse, et d' ailleurs, elle pense qu' elle a du être ratée quelque part et qu' elle ne pourra jamais tomber amoureuse. Mais na lui dite jamais qu' elle est insensible, car cela la plonge dans une haine sans précédent contre la personne qui a OSE la traiter ainsi. La jeune fille peut sembler quelque fois [ok, toujours] insensible et inapte à tous sentiments, mais c'est totalement faux, c'est juste que la chasseuse de prime ne sait pas les exprimer et ne veut pas les assumer. Ils la rongent de l' intérieur, ils lui pourisseraent presque la vie, finalement. Bref, Aka n' est pas quelqu' un de sociable. Alors au fond, tant mieux, qu' elle n' ait que très peu d' amis.
    Son cercle d' amis est restreint au nombre de deux : Edward, si l' on peut dire que c'est un ami, et Kristen Bloodstained, même remarque que précédemment.
    La relation qu' Aka entretient avec le gigolo est à peine une relation. Disons qu' Ed l' a vu, et l' a trouvé magnifique, qu' il a essayé de coucher avec elle et qu' elle a refusé, pour faire court. Depuis, l' adolescent vient la voir, et lui pose des question, l' observe comme un animal étrange et incompréhensible. Pour le gamin libidineux, en reprenant ses mots « Mais Aka, baiser, c'est la vie! » ne pas vouloir coucher avec lui, pourtant si beau et adorable, est un crime. Si la jeune fille ne veut pas coucher avec lui, qu' à cela ne tienne, il trouvera bien quelqu' un qui lui conviendra. Aka est persuadée qu' il ne fait ça que pour se distraire, et ce n' est pas tellement faux. Cependant, l' adolescente s' est attachée à ce jeune garcon sociable et vivant.
    Quant à Kristen, c'est assez spécial. Aka a toujours un petit faible pour lui, mais leur relation reste tendue, car le vampire ne peut pas s' empêcher de draguer un peu la jeune vierge. Il n' y peut rien, voyons. Et comme pour lui répondre, Aka ne peut pas s' empêcher de le rembarrer assez violemment. Elle commence à bien le connaitre, et quand la jeune fille trouve que son employeur va trop loin, elle lui dit des phrases cinglantes et terriblement glaciales. Ca refroidit plutôt bien.

  • Aime : La jeune fille aime avant tout les arts martiaux. Malgré son corps frêle, c' est sa passion, sa raison de vivre. Elle aime aussi voir ses progrès, apprendre de nouvelles choses encore et encore. Aka aime son nom car c' est la preuve qu' elle a eu de la famille. L' adolescente aime tout ce qui est sucré, tout ce qui est doux sur la langue. Elle se plait à se remémorer son grand père. Elle aime soigner les gens et se rendre utile, sourire. Et les cookies.
  • Aime pas : Elle déteste tout ce qui peut lui rappeler son agression, ne supporte pas, par exemple, d' être touchée par un homme. Un contact, un effleurement ne la dérangera pas, mais rien que l' idée de faire « ça » avec un homme la dégoute profondément. Ainsi, elle hait l' odeur de la cigarette, les gens qui fument, car cela lui rappelle inévitablement son agression. Elle n' aime pas la soupe miso, la vulgarité et l' impolitesse. Elle ne déteste pas certains aspects de son travail, mais n' aime pas spécialement tuer.

IV. Autres


  • Rêve, Ambition : Passer outre son passé et enfin réussir à avancer. En secret, elle rêve de devenir détective, d' être informatrice.
  • Cauchemar, Phobies : Faire l' amour.
  • Groupe : Chasseuse de prime

V. Facultatifs

  • Signes particuliers : Le souvenir de son agression lui donnera un mal de ventre atroce. Aka fait aussi de l' hyperventilation, bien qu' elle commence à contrôler ses crises un peu mieux.

VI. Hors Jeu

  • Comment avez-vous connu le forum ? : Double compte
  • Que pensez vous du design du forum ?: 0 * quoi, c'pas un mot!*
  • Que pensez vous de l'intrigue du forum ?: Sympatouche * se rappelle quand sa petite sœur lui avait lu l' intrigue au tel... Snif que de souvenirs *sors* *
  • Des remarques ?: ...
  • Avez vous lu le Règlement ? BON CODE


Pour ceux que les arts martiaux que j' évoque interressent, j' ai puisé mes sources sur ce site : http://www.korbak.com/
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MessageSujet: Re: Aka // Chasseuse de prime   Jeu 17 Avr - 23:42

Une excellente fiche, longue, poetique et bien redigee. Pas un mot de plus, tu es validee...ma cherie? XD (s'enfuit)
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Tsukiyo

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Nombre de messages : 306
Date d'inscription : 02/08/2007
Localisation : Over the rainbow.
Fonction RPG : Mignonne petite catin
Âge du personnage : 16ans
Fiche de Présentation : ♥ God save the queen.

Registre de l'Etat
Message Perso: Il te restera toujours tes rêves pour ré-inventer ce monde que l'on t'a confisqué.
Etat civil: Célibataire
Porte-monnaie: 10 000¥

MessageSujet: Re: Aka // Chasseuse de prime   Ven 18 Avr - 13:55

Si tu valides une fiche, fais le bien au moins !
Rajoute le membre dans son groupe, et son rang.

_________________
.
« C'est fou comme les belles choses se brisent... comme d'un rien... »
.
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Voir le profil de l'utilisateur http://autopsied.1fr1.net
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MessageSujet: Re: Aka // Chasseuse de prime   Ven 18 Avr - 17:44

Merci de venir juste pour critiquer. Je comptais le faire ce soir parce que j'ai validé cette fiche sur ma psp, dans mon lit. Je le fais donc maintenant, merci bien.
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MessageSujet: Re: Aka // Chasseuse de prime   

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Aka // Chasseuse de prime
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