~ { Autopsied } ~

You • Couldn't • Ever • Fall • Lower


 
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 Le Glaive de Justice, Opale

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MessageSujet: Le Glaive de Justice, Opale   Mer 23 Avr - 12:50

I. Identité

  • Nom : Kiyoshi
  • Prénom : Opale, également connu sous les pseudonymes de Juge, d'Exécuteur ou d'Avocat du Diable, selon les jours.
  • Âge : 29 ans
    • Date de naissance : 20 Mars


II. Contexte Historique

  • Nationalité : Japonaise
  • Famille : Opale a été élevé par une famille aisée, qui l'a recueilli quand il avait huit ans.
    Sa mère adoptive, Maria Stella Kiysohi, tire son nom de ses origines franco-siciliennes. Femme élégante et cultivée, elle affectionnait la musique et ne supportait pas la Mafia. Son ancienne profession de procureur et l'acharnement qu'elle mettait à retrouver les évadés sont responsables de sa mort précoce, à l'âge de 42 ans.
    Son père adoptif, Akane Kiyoshi, était un bel homme reconnu pour son amour de l'équité. Juge, il vivait dans l'espoir de pouvoir punir sans briser, de trouver le parfait équilibre entre la sentence et la récompense. Talentueux violoncelliste, il aimait également tracer des esquisses de ce qu'il voyait dans ses rêves. Il est décédé à l'âge de 51 ans, deux ans aprés son épouse, au sortir du procés d'un mafieu.
    Opale a vécu avec ses parents biologiques jusqu'à ses cinq ans, et en garde un vague souvenir. Sa mère, dont il se souvient qu'elle se nommait Yukihime, lui a laissé l'image d'une grande douceur, ainsi qu'une berceuse qu'il chante régulièrement. Elle lui apparait dans ses rêves comme une femme de haute taille au visage mince posé sur un long cou gracile, aux yeux pâles, à la peau blanche et aux cheveux noirs. Cependant, une part de son image reste perpétuellement brouillée.
    Son père, qui d'aprés de vagues réminiscences portait le nom de Saphir lui a laissé l'image d'un homme imposant, aux cheveux prématurément blanchis et au iris presque transparents. Sa voix est ce dont il se rappelle le plus précisément : une voix de basse, au débit lent, qui connaissait parfois d'étonnantes accélérations de rythme.
    Durant les trois ans au cours duquel il a été abandonné, Opale a vécu dans une sorte d'orphelinat. Un semblant de congrégation religieuse s'était installé dans un bâtiment abandonné et tâchait de trouver une famille aux enfants qu'ils trouvaient dans la rue et hébergaient. Ceux qui l'ont le plus marqué sont le Frère Eishiki, puritain convaincu et homme pourtant capable d'une grande tendresse avec les enfants à qui il apprenait les Textes de l'Apocalypse selon Saint Jean, la Soeur Sanae, qui tentait en vain de canaliser l'énergie des enfants et leur trouvait de menus travaux à exécuter, comme laver les tables, se charger des plus jeunes, tenir le compte des aliments sucrés... Enfin, la Mère Agnès reste quelqu'un d'extrêment précieux pour lui, en partie car c'est elle qui l'a fait adopter par les Kiyoshi, en partie car elle représentait le coeur de l'endroit, ayant toujours un sourire ou une caresse pour consoler ceux qui commettaient de légères erreurs afin de les dissuader de recommencer.


III. Informations Complémentaires

  • Apparence Physique : Pur, vraiment ? L'impression que dégage Opale ne correspond en rien à la pureté évoquée par son prénom et son patronyme, il dégagerait plutôt une aura inquiétante, au contraire. Une aura de puissance, de mépris et de danger, mâtinée d'une impériale sérénité que bien peu de choses sauraient entâcher.
    De sa mère, Opale tient ses cheveux noirs, ses yeux, la grâce de son long cou et de son visage. De son père, il a hérité du nez, de la bouche, de ses sourcils et de sa stature. Des deux, il tient sa voix et la langueur inscrite dans chacun de ses gestes.
    Opale... Nombre sont ceux qui ne remarquent que ses vêtements volontiers 17ème, 18ème siècle, en drap, velours et brocart, toujours dans des tons de gris et de noir, parfois éclairés de beige et de blanc. Mesurant 1 m85 pour 79 kgs de muscle, il porte de longues vestes à col montants et des pantalons à revers sur ses solides botte de cuir ferrées aux talons qui sonnent clair quand il marche de son allure assurée et rapide. Nul souci de discrétion chez cet homme, juste une confiance sans faille en ses capacités et en son charisme quelque peu vénéneux. Sa silhouette bien découplée se caractérise par des épaules larges aux clavicules bien dessinées qui se prolongent en un torse imberbe et musclé sans excés, une taille fine et des hanches graciles. Opale a une silhouette de nageur, de combattant aussi. Une silhouette qui attire l'oeil sans le vouloir, par sa stature, son port et son élégance sortie d'un autre âge.
    Toujours impeccablement droit, son long cou s'étirant vers le ciel en un geste gracieux lorsque le Juge s'apprête à exécuter sa sentence, toujours définitive, tel est l'attitude de cet homme au prénom et au physique si étranges.
    Le teint clair, à peine doré et pourtant lumineux d'Opale rappelle la pierre qui lui a donné son nom. Certains disaient que “sa carnation devait posséder la saveur de la crème fraîche à laquelle elle ressemblait” [ cf Le Guépard de Giuseppe Tomasi di Lampedusa à propos d'Angelica ] et peut-être était-ce vrai. Nul n'a aprés tout eu le droit de goûter à sa peau jusqu'ici, alors pourquoi ne pas fantasmer sur sa saveur ?
    Le visage de l'Exécuteur a une forme à mi-chemin entre le coeur et l'ovale, conférant à ses traits une grande douceur qui tranche avec le tracé volontaire de ses sourcils sombres. Deux ailes noires sur une étendue neigeuse... Les yeux étirés d'Opale évoquent ceux des chats, en partie du fait de ses cils qui s'allongent vers l'extérieur mais surtout parce que, sous ses paupières légèrement abaissées, les pupilles semblent transpercer chaque être et l'observer avec une intensité non dénuée de froideur. Et ce ne sont pas ses iris clairs oscillant entre le bleu-gris délavé de certains ciels aprés l'orage et le violet passé des bouquets de violettes séchés qui vont arranger la situation...
    En descendant plus bas, le regard des gens se pose tout naturellement sur le nez parfaitement droit aux ailes fines et frémissantes de l'Avocat du Diable. Fin et sans la moindre bosse, il s'achève pour laisser à une “gouttière” plus appuyée que la mienne, qui faisait dire à Maria Stella que les anges avaient laissé leur doigt appuyé un peu trop longtemps sur lui, dans l'espoir de lui faire oublier sa vie précédente. Du fait de ce creux, l'arc de Vénus des lèvres d'Opale est également plus appuyé. Sa bouche de la nuance presqu'exacte de celle de sa peau possède des lèvres fines aux commissures légèrement retroussées en une expression qui parfois semble engageante et l'instant d'aprés cynique et désabusée. Question d'éclairage ? Quoiqu'il en soit, nul ne rêve la légère fossette cachée sous la lèvre inférieure.
    Pour trancher avec cette pâleur, cette limpidité propre à l'opale et à Opale, ses cheveux sont d'un brun presque noir, extrêment brillant. Masse abondante et docile, ils s'enroulent en de délicates anglaises détendues qui accentuent cette impression de voir un portrait d'un autre siècle. Les pointes caressent tranquillement les clavicules pour les plus courtes, le sommet des pectoraux et la partie supérieure des omoplates pour les autres. Opale attache le plus souvent ses cheveux en un élégant catogan, les retenant à l'aide d'un fin ruban de velours noir, parme ou bordeaux selon son humeur. Cependant, plusieurs longues mêches sont toujours détachées, caressant le long cou blanc et gracile du Juge. Souvent, au cours d'une profonde réflexion, il pose une de ses mains sur sa carotide, sentant les pulsations et s'apaisant au fur et à mesure. Des mains longues et souples, aux doigts fins et déliés, des mains de musicien ou de peintre, qui sont également capables d'étrangler un homme ou de manier un kriss et un cimeterre sans difficultés. Ces mains gracieuses bougent lentement au rythme de la voix douce et basse au débit peu rapide de l'homme, une voix apaisante qui convainct autant par les arguments qu'elle énonce que par les intonations languissantes qu'elle adopte. Voix de velours et mains de soie pour homme de fer.
    Car nul ne se laisse longtemps abusr par cette impression de fausse force qu'il dégage un instant. Il suffit de voir la manière assurée dont il fait siffler son cimeterre avant de le remettre dans son fourreau, de deviner le jeu de ses muscles sous ses vêtements lorsqu'il s'étire ou s'apprête à bondir pour savoir que, comme chez les félins, sa puissance est masquée par la grâce et la délicatesse de son allure Et que comme eux il possède souplesse et endurance. Aimant à courir, Opale s'impose deux heures de course à pied par jour, se forgeant par ce biais des jambes fermes et musclées au dessin tentateur hélas dissimulé par ses amples pantalons de drap sombre. De nombreux étirements lui ont également permis d'acquérir une souplesse musculaire et lombaire légèrement supérieure à la normale. Pour autant, il est loin d'être un surhomme, car les atouts qu'il a obtenu en s'entraînant de la sorte sont surtout là pour compenser ses défauts, qui sont un temps de réaction un peu trop long et un défaut d'équilibre.
    Un étrange parfum l'entoure, le nimbant d'une odeur qui n'est qu'à lui. Une mélange de violette, de musc et de cèdre, un soupçon de cerisier et d'ambre gris... Une odeur complexe, poussiéreuse au premier abord, et tout compte fait lourde et changeante. Une odeur menaçante, que l'on n'oublie pas. L'odeur du Glaive de Justice.


  • Caractère : Opale n'est pas de ces individus qui se cernent en un unique coup d'oeil, bien au contraire, il prend un malin plaisir à ne laisser deviner que ce qu'il veut bien montrer. Aussi passe t'il le plus souvent pour un puritain étroit d'esprit imbu de lui-même. Charmant tableau, qui dissuade plus d'une personne de l'approcher. Ce qui en même temps est le but d'origine de cette manoeuvre.
    Puritain, Opale se voit dans l'obligation d'admettre qu'il l'est. Les trois ans qu'il a passé auprés du Frère Eishiki ont laissé des marques indélébiles dans sa manière de penser. Ainsi, il ne parvient pas vraiment à plaindre les prostitués pour leur sort, jugeant qu'ils doivent bien avoir fait quelque chose pour le mériter. Dôté d'une morale stricte, sûrement trop d'ailleurs, il ne les considère pas vraiment comme des humains et se désintéresse des raisons qui les ont poussés à exercer cette profession, se contentant de constater que des gens se font de l'argent sur leur dos et que les rares personnes à peu prés honnêtes de Tokyo-II ont une fâcheuse tendance à tomber dans leurs filets. Ceci entraînant cela, il estime avoir par là-même une raison plus que suffisante pour s'en prendre aux proxénètes. le Dôme est pour lui suffisamment souillé sans l'existence de telles menaces pour les rares âmes pures de la ville qui n'ont pas rejoint Justice. Ce puritanisme fait également de lui un ennemi acharné de la Mafia, qui dans son esprit profite de sa pôle position pour s'adonner aux pires abus et dérives.
    Epris de justice de ses orteils jusqu'au sommet de son crâne, Opale s'est autoproclamé Glaive de Justice, indiquant par là-même son objectif : détruire tous ceux qui ne respectent pas la Loi Morale inscrite en eux. Car notre puritain est également un fervent kantien, qui suit strictement l'Impératif catégorique émis par le philosophe allemand dont il a fait sa devise. "Agis toujours de telle sorte que la maxime de ta volonté puisse valoir en même temps comme principe d'une législation universelle". Tout un programme, qu'il rêve de voir mettre en application afin de fonder l'utopie qui fera du Dôme un lieu où il fera bon vivre, un lieu d'espoir. Pour se faire, Opale n'hésite pas à rompre parfois avec son idéal, tuant sans remords ceux qu'il juge comme coupables, et se fustigeant par la suite mentalement. Cependant, jamais il ne dérogera à l'une de ses habitudes les plus étranges : avant de porter le coup fatal, il tranche les tendons pour empêcher toute retraite et lit, posément, la liste des crimes commis afin que sa victime sache ce qui l'a conduite à la mort. Aprés tout, peut-être auront-ils ainsi le temps de se repentir ?
    Opale est naïf. Il s'obstine parfois pendant des heures à chercher des arguments pour défendre un mafieu qu'il a déja condamné, simplement pour être certain qu'il n'y a pas malgré tout un fond d'humanité qui subsiste en lui, qu'il ne va pas trahir son devoir sacré d'équité et commettre une erreur préjudiciable lorsqu'il mettra en application sa sentence. Pour ne pas être gêné par de vaines questions métaphysiques lorsqu'il se fait l'avocat du diable, ainsi qu'il le dit si bien, le Glaive se met dans un état proche de la méditation, engourdissant tout ce qui, dans son esprit, ne concerne pas la recherche de circonstances atténuanes ou aggravantes. Le déranger quand il se trouve occupé de la sorte revient à croiser un regard ayant perdu le peu de couleur qu'il avait déja, et à se trouver face à une aura qui donnerait froid à un iceberg. Généralement, les gens se rendent assez vite compte qu'ils sont indésirables...
    Il faut également admettre qu'il est quelque peu imbu de lui-même, s'étant persuadé au fil des ans que seul lui - et accessoirement Justice - peuvent rendre à la ville un semblant d'équlibre.
    S'il est difficile de gagner la confiance d'Opale, il faut admettre que ceux qui sont parvenus à passer outre cette barrière fort peu engageante ont découvert un homme cultivé, d'une sérénité sans faille, absolument convaicu de la justesse de ce qu'il fait mais qui remet régulièrement en cause la manière dont il agit. Un homme qui apprécie de rire et de bavarder avec les rares personnes qui ont obtenu sa confiance et peuvent être assurés de sa fidélité, tandis que les autres doivent affronter un regard arrogant et des phrases empreintes de sarcasme.
    Grand amateur d'art, Opale pourrait écouter pendant des heures le bruit de la foule pour tenter de le retranscrire en notes et le jouer par la suite sur sa harpe. Il juge la musique comme l'un des meilleurs moyens de compréhension du monde qui soit, de même que le dessin est un outil pour comprendre ses rêves et par là-même ce qui le perturbe.
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MessageSujet: Re: Le Glaive de Justice, Opale   Mer 23 Avr - 14:10


  • Aime : Opale aime à jouer de la harpe, du piano ou du violoncelle le soir, chantant parfois pour s'accompagner des morceaux de sa composition ou la berceuse de sa mère. Grand buveur de thé, il est rare de ne pas le surprendre soit en train d'en siroter, soit de s'en préparer, soit tout simplement d'humer l'odeur des feuilles et de les faire rouler délicatement entre ses doigts. Comme son père adoptif, il a également pris l'habitude de dessiner ses rêves, et a développé un grand amour pour le fusain, le graphite, les estampes et la gravure.Son amour de la Justice est immense, de même que son affection de l'équité. Cela le pousse parfois à prendre des risques inconsidérés, mais qu'importe : il aime à se surpasser.
    Enfin, et bien qu'il ne l'ait avoué à personne, Opale est capable de passer des heures devant les portraits qu'il a réalisé de ses parents, pour le simple plaisir de retrouver ses traits dans les leurs.




  • Aime pas : Opale ne supporte pas d'être sous-estimé, ou de se voir méprisé sous prétexte qu'il se fait régulièrement l'Avocat du Diable – ou de la Mafia, comme vous voudrez. Plus encore que cela, il méprise ceux qui malgré de belles paroles se rendent régulièrement aux prostitués ou se comportent servilement avec la Mafia dés qu'ils se sentent un tant soit peu en danger. Allergique au salpêtre, il ne supporte pas les armes à feu et les feux d'artifices, qu'il trouve inutilement bruyants et totalement dépourvus d'intérêts. Il a également une allergie au saté, un mélange d'épices et d'herbes utilisé en cuisine, ce qui fait qu'il déteste les restaurants et autres. Enfin, il hait la Mafia et dédaigne ceux qui se contentent de vouloir sortir du Dôme sans penser un moment que lutter contre les rapaces qui contrôlent la ville rendrait déja l'air un peu moins irrespirable.


IV. Autres


  • Rêve, Ambition : Le rêve d'Opale, aussi étrange et en opposition apparente avec son caractère soit-il, est tout bonnement d'aimer et de protéger quelqu'un, de pouvoir fonder un foyer à Tokyo-II sans avoir à craindre en rentrant chez lui de trouver les siens massacrés ou envolés. Pour réaliser ce souhait, il est prêt à tout, hormis à renoncer à son idéal d'équité.
    Il caresse également le souhait de détruire et la Mafia et le Gouvernement jusque dans leurs plus profondes ramifications, considérant que quoiqu'ils disent ils sont plus ou moins liés.

  • Cauchemar, Phobies : Opale a pour cauchemar de voir Justice tomber aux mains du Gouvernement, en lequel il n'a aucune confiance. Il craint également que Justice ne perde de vue son objectif premier pour ne plus penser qu'à sa vengeance, augmentant encore les dérives de Tokyo-II. Enfin, il est reconnu pour être éreutophobe ( peur de rougir ) et pour avoir un relent d'hédonophobie ( phobie des plaisirs, que ce soient les plaisirs culinaires ou physiques par exemple ), vestige du puritanisme du Frère Eishiki.
  • Groupe : Justice


V. Facultatifs


  • Signes particuliers : Opale prend toujours soin de peser le pour et le contre avant de condamner quelqu'un, se faisant souvent l'Avocat du Diable au sein de Justice, pour nuancer quelques décisions. Son dos est couvert par un triptique. La Justice se tient au centre, les yeux bandés, la balance et le glaive à la main. A sa gauche se tient la Vengeance, tout aussi aveugle, aux pieds de laquelle se trouve une nuée de Dérives ( la Passion, la Colère, la Haine... ) tandis que sur sa droite se trouve la Loi, tenant dans ses mains un dôme. A ses pieds sont assises les Vertus ( Tempérance, Humilité, Chasteté... )


VI. Hors Jeu


  • Comment avez-vous connu le forum ? : Double-compte by la photographe mangeuse de chair fraîche.
  • Que pensez vous du design du forum ?: Toujours aussi bien.
  • Que pensez vous de l'intrigue du forum ?: Idem, elle est vraiment prenante, tout en laissant une certaine liberté d'évolution aux personnages.
  • Des remarques ?: Un puritain à Tokyo-II... On aura tout vu... Ah oui, et quand il se dit "Glaive de Justice", il parle de la Justice en tant qu'idée, pas de l'organisation.
  • Avez vous lu le Règlement ? * kampaï ! * Bon code by Nate


VII. Biographie

Une tradition familiale obsolète subsiste encore de nos jours chez les Hameda, bijoutiers de père en fils : le premier-né, garçon ou fille, se voit toujours donner le nom d'une pierre précieuse ou semi-précieuse.



Ce 20 Mars, Saphir faisait les cent pas, impatient, tandis que yukihime accouchait péniblement de leur premier enfant. Depuis 10 ans qu'ils étaient ensemble, c'était la première fois qu'elle était parvenue à mener sa grossesse à son terme, et le malheureux bijoutier s'inquiétait de savoir si elle survivrait et si son enfant serait viable ou non. Son soulagement fut immense lorsqu'enfin, les cris se turent, remplacés par le gémisseùent vigoureux d'un nourrisson. Entrant, il eut un sourire devant le spectacle de sa femme alitée lui tendant son fils. Leur fils... dont les yeux s'ouvrirent, révélant deux joyaux d'une couleur claire et limpide, deux yeux presque transparents par instants et qui ensuite viraient pour adopter une teinte indéfinissable. L'enfant fut baptisé Opale, en référence à cette pierre pure et lumineuse.

_ Sur le toit de l'hôtel où je vis avec toi
Quand j'attends ta venue mon amie
Que la nuit fait chanter plus fort et mieux que moi
Tous les chats tous les chat tous les chats
Que dit-on sur les toits que répètent les voix
De ces chats de ces chats qui s'ennuient
Des chansons que je sais que je traduis pour toi
Les voici les voici les voilà...

Le soleil a rendez-vous avec la lune
Mais la lune n'est pas là et le soleil l'attend
Ici-bas souvent chacun pour sa chacune
Chacun doit en faire autant
La lune est là, la lune est là
La lune est là, mais le soleil ne la voit pas
Pour la trouver il faut la nuit
Il faut la nuit mais le soleil ne le sait pas et toujours luit
Le soleil a rendez-vous avec la lune
Mais la lune n'est pas là et le soleil l'attend
Papa dit qu'il a vu ça lui...

Des savants avertis par la pluie et le vent
Annonçaient un jour la fin du monde
Les journaux commentaient en termes émouvants
Les avis les aveux des savants
Bien des gens affolés demandaient aux agents
Si le monde était pris dans la ronde
C'est alors que docteurs savants et professeurs
Entonnèrent subito tous en chœur

Le soleil a rendez-vous avec la lune
Mais la lune n'est pas là et le soleil l'attend
Ici-bas souvent chacun pour sa chacune
Chacun doit en faire autant
La lune est là, la lune est là
La lune est là, mais le soleil ne la voit pas
Pour la trouver il faut la nuit
Il faut la nuit mais le soleil ne le sait pas et toujours luit
Le soleil a rendez-vous avec la lune
Mais la lune n'est pas là et le soleil l'attend
Papa dit qu'il a vu ça lui...

Philosophes écoutez cette phrase est pour vous
Le bonheur est un astre volage
Qui s'enfuit à l'appel de bien des rendez-vous
Il s'efface il se meurt devant nous
Quand on croit qu'il est loin il est là tout près de vous
Il voyage il voyage il voyage
Puis il part il revient il s'en va n'importe où
Cherchez-le il est un peu partout...
[ Le soleil et la Lune, Charles Trenet ]

Cette berceuse résonna durant les cinq premières années de sa vie dans les oreilles d'Opale, calmant ses peurs et lui permettant toujours de retrouver sa mère dans la maison. Le garçon grandissait paisiblement, restant parfois toute la journée avec son père, l'observant calmement tandis qu'il réalisait les dessins des bijoux en pierres de synthèse, ou dormant, recroquevillé sur lui-même, serrant dans son poing un morceau de tissu quelconque.
Cependant, à trop vouloir être libre, on finit par perdre le peu de liberté qu'on avait. Ayant repoussé une commande importante de la Mafia, les parents d'Opale abandonnèrent leur fils avant de mettre le feu à leur boutique et d'y attendre posément que les flammes les fassent disparaître à jamais.


~~

Un enfant de cinq ans aux cheveux noirs détachés fixait sans comprendre le bâtiment devant lequel ses parents l'avaient déposé. Ils étaient partis aussitôt, se contentant de déposer un léger baiser sur son front. Une porte s'ouvrit, laissant sortir un homme au visage strict tout vêtu de noir.

_ Qui es-tu ?

Le ton était sévère, la voix peu engageante... l'enfant frissonna en entendant cette voix et en découvrant cet homme terrifiant au premier abord. Rassemblant tout le courage dont peut faire preuve un enfant qui ignore tout de ce qui lui arrive, il répondit en étirant autant que possible son cou dans une tentative de se grandir.

_ Op...Opale, monsieur.
_ Je suis le frère Eishiki. Suis-moi.
_ Et mes parents ?
_ Ils ne reviendront pas.


Fondu... Le gamin s'arrêta d'un coup, lançant un regard arrogant au Frère, avant d'hausser les épaules et de le dépasser.

_ Ca, je m'en doutais. Je veux savoir pourquoi.
_ Parce que.
_ C'est une réponse d'immature. Ou d'imbécile.
_ La réponse de quelqu'un qui ne sait pas.
_ Dans ce cas, dites-le clairement.


Le frère lança un regard irrité à l'enfant, avant de l'entraîner derrière lui et de le présenter aux autres enfants ainsi qu'au reste des membres de la Congrégation.

Il était resté trois ans là-bas, aussi froid et dédaigneux que le jour de son arrivée hormis avec le frère Eishiki, le seul qu'il ait jugé digne de mériter un sourire presqu'invisible. Trois ans au cours duquel il avait parfaitement intégré le puritanisme du Frère, et où il avait écouté avec passion des passages de l'Apocalypse selon Saint Jean et de longs monologues sur Kant et la Loi Morale censée exister en chacun de nous.
Opale s'y était illustré par ses bêtises multiples, enfant qui compensait sa solitude en s'entourant d'une foule d'admirateurs. Les membres de la Congrégation se montraient justes mais stricts avec eux, dans l'ensemble, capables de discerner si leurs actes étaient mûs par la méchanceté ou un besoin d'attention. Peu à peu, il s'était calmé, finissant par s'occuper des plus faibles avec deux autres enfants, les consolant et inventant des histoires pour les faire s'endormir.


Il avait été ensuite adopté par les Kiyoshi, un couple où la justice et l'équité étaient les choses les plus importantes qui soient. Il leur arrivait d'oublier de manger pour achever un dossier ou chercher à deviner où se cachait un des nombreux évadés qui peuplaient Tokyo-II !


Dernière édition par Opale Kiyoshi le Ven 25 Avr - 18:28, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Le Glaive de Justice, Opale   Mer 23 Avr - 18:55

~~

_ Je me nomme Akane Kiyoshi, et voici mon épouse, Marie-Stella. A partir d'aujourd'hui, tu es notre fils.
_ Et mes parents ?
_ Nous sommes tes parents désormais.
_ Cela n'empêche que je veux savoir ce qu'il est advenu de mes parents.
_ Il est juste que tu le saches, et nous t'aurions volontiers répondu, mais personne ne le sait. Ils ont disparu.
_ Ah...


~~

_ Opale, est-ce que tu comprends ce qu'est la justice ?
_ Non. Parce que le fait d'être coincé ici ne me paraît déja pas normal.
_ C'est vrai, et c'est pour ça que nous voulons en faire un lieu heureux.
_ Pourquoi ne pas essayer de partir, tout simplement ?
_ C'est une démarche lâche. Nous préférons essayer de faire de ce lieu quelque chose de juste, d'équitable.
_ Moi aussi je pourrais faire ça ?
_ Bien sûr... Tout le monde le peut avec de la volonté.


~~

D'emblée, Opale avait admiré ses parents adoptifs, les observant sans bouger tandis qu'ils parlaient des différents jugements qu'ils avaient en cours. Sans le savoir, il reproduisait le même comportement que lorsqu'il observait son père en train de concenoir les bijoux.
Pour tromper l'ennui, il reprit l'habitude de chantonner sa berceuse, finissant invariablement par s'endormir dans les postures les plus incongrues. Aussi Maria Stella entreprit t'elle dans son temps libre de lui enseigner le piano. L'enfant y prit un immense plaisir, apprenant par la suite la harpe et le violoncelle, grandissant dans un univers empli de notes. Cela finit par ne plus lui suffire, et il entreprit de dessiner comme il voyait Akane le faire chaque matin, copiant jusqu'à sa manière de pencher la tête de coté pour essayer de deviner un détail caché.
Lorsqu'Opale atteignit ses dix ans, ils commencèrent à lui parler de leur idéal, de leur désir de justice et d'équité. Ils lui expliquèrent comment ils essayaient d'estimer la punition juste pour un crime, comme ils espéraient faire comprendre aux gens la portée de leurs crimes, coûte que coûte. L'enfant se remémora quelques passages de l'Apocalypse, les leur opposant, et saisissant peu à peu leur mode de pensée. A leur contact, son caractère s'apaisa peu à peu, mais se teinta d'une légère arrogance. L'idée que seules quelques personnes pouvaient faire réellement régner la justice en ce lieu maudit se développait lentement mais sûrement dans son esprit, lui faisant redresser plus encore la tête et toiser les gens qu'il croisait dans la rue quand il sortait se promener le jour.
En parallèle, il apprit à se battre, élisant rapidement le kriss et le cimeterre pour leurs formes élégantes et la facilité avec laquelle il pouvait les manier.
Cet équilibre dura jusqu'à ses dix-sept ans.


~~

Un claquement de porte, des pas lourds qui résonnent et pour finir Akane qui entre, se laisse tomber à terre, épuisé, fragile. Opale qui l'observe, cherchant à comprendre ce qui a bien pu se passer, pourquoi son père est aussi pâle, pourquoi ses mains tremblent... et qui enfin se décide à parler.

_ Que se passe t-il ?
_ ...
_ Mère n'est pas encore rentrée, vous devriez en profiter pour vous reposer. Elle s'inquiètera à coup sûr si elle vous voit ainsi.
_ Elle ne rentrera pas.
_ Comment ? Pourquoi ferait-elle cela ?
_ Elle est morte...
_ C'est absurde, ça ne peut pas être ! Mère ne peut pas... Elle est trop jeune... Elle n'a pas pu...


L'idée qui, malgré son évidente obstination à nier, fait son chemin, expliquant l'êtat d'Akane. L'envie de crier qui saisit à la gorge, le goût âcre de la peur, de la rage... Les jambes qui tremblent et pour finir ne soutiennent plus rien. Opale ressentit comme un soulagement la douleur qui traversa ses genoux quand il s'effondra au sol, secouant la tête en un geste ridicule de dénégation.

~~

Le plus dur fut de devoir affronter le silence qui recouvrait l'habitation désormais chaque soir. Rapidement, Opale prit l'habitude de jouer de la harpe pendant une harpe, tentant d'effacer l'image de Maria Stella en train de jouer du même instrument qui flottait devant ses yeux. Akane n'avait plus la moindre prudence, se lançant dans des affaires sans fin et où il se faisait à chaque fois plus d'ennemis. Conséquence logique, il mourut à son tour, au bout de deux ans, surprenant malgré tout le jeune homme qui pensait froidement que son décés était arrivé plus tard qu'on aurait pu le supposer.
La nuit de la mort d'Akane s'effaça trés vite de sa mémoire, à la différence de celle de sa mère adoptive qui hantait encore ses cauchemars. le dessin devint une échappatoire, zu même titre que la musique, le moyen de se reposer tout en fuyant les souvenirs qui remontaient de son subconcient.


~~

_ T'es qui ?
_ Peu importe. Je vais te tuer, c'est tout ce que tu as à savoir.
_ Ah ouais ? Et pour quelle raison ?
_ J'ai les miennes, mais tu n'as pas à les connaître.
_ Bah voyons ! Tu vas me crever comme un porc que tu penses que je suis, c'est ça ? Allez, dis-moi ton nom au moins.
_ Le Glaive de Justice.
_ Eh ? T'es un gars de Justice ?
_ Non. Je travaille pour la Justice.
_ Dans ce cas, dis-moi pourquoi tu veux me tuer ! De toute façon, je peux plus bouger, tu pourras me crever quand tu veux !
_ Pourquoi devrais-je te le dire ?
_ Parce que c'est pas juste si je crève sans savoir ! Allez, petit ! Dis-moi !


La lame qui siffle en s'abattant, tranchant net la vie. Un bref soupir, qui parvient à se frayer un chemin entre des lèvres entrouvertes. Une goutte de sang qui tranche sur la blancheur de la peau. Et une remarque qui tourne dans l'esprit d'Opale, qui refuse de partir et qui le hante. Jusqu'à la décision finale.

~~

_ Et donc, pour tous ces crimes, la sentence est... la mort.
_ Tu te payes ma tronche ? tu crois vraiment que je vais te laisser me crever sans réagir ?
_ Tu n'es plus en êtat de faire quoi que ce soit, de toutes manières...


~~

A 23 ans, Opale n'avait plus le moindre problème pour tuer ceux qu'il avait condamné. Sa justice pouvait paraître expéditive au premier abord, mais personne ne savait qu'il pouvait passer des jours à décider qui de telle ou telle personne dont il avait entendu parler devait être puni, et de quelle manière. La mort était la sentence la plus douce, il n'avait pas d'hésitation à briser une colonne vertébrale ou trancher les tendons si les crimes étaient trop atroces. Contradictoire, pour certains, mais il avait vite compris que non. Ces gens ne méritaient pas la douce étreinte de la mort, tout simplement.

Un an plus tard, il se décidait à rejoindre justice, se faisant pour l'occasion tatouer tout le dos suivant un de ses dessins. il était plus que temps de commencer pour de bon à assainir l'air vicié de Tokyo-II, et mieux valait ne pas être seul pour accomplir une telle tâche.


~~

_ Opale ? Tu viens ?
_ Hum...


Depuis deux mois, il avait 29 ans. A son actif, opale devait avoir prés d'une centaine de morts au moins, des morts qu'il ne regrettait pas mais qui parfois le hantait. Ai-je fait le bon choix ? Ma sentence était-elle la bonne ? Y avait-il des circonstances atténuantes ou aggravantes dont je n'ai pas eu connaissance ?
Secouant rapidement la tête et passant une main distraite sur le cimeterre qui pendait à son côté, Opale eut un sourire intérieur. Il était temps de se remettre au boulot, la journée ne faisait que commencer.


Dernière édition par Opale Kiyoshi le Ven 25 Avr - 18:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Glaive de Justice, Opale   Ven 25 Avr - 13:26

Un personnage aussi complexe qu'intéréssant. Une bonne fiche, plutôt bien rédigée, même si l'histoire fait un peu courte par rapport au reste de ta fiche, vu comment tu es capable de te donner dans les autres rubriques. (la chanson, très connue mais dont tu n'indiques même pas l'auteur prend une trop grande place par rapport à ce que tu as rédigé!) A ce propos, il faut rajouter quelques lignes dans aime. Deux ça ne devrait pas être si dur.

Enfin, il y a une denrière chose que je n'ai pas saisie, (excuse moi, mais après avoir relu ta fiche plusieurs fois je n'ai toujours pas compris) tu dis que ton personnage a le souci de la justice et de l'équité, c'est très bien, mais dans ce cas, comment se fait-il que tu le dis du côté du côté de la Justice,(l'organisation hein) et qu'il juge quand même les Mafieux (avec réticence, d'après ce que j'ai compris, malgré son souci d'équité) enfin voilà, si tu pouvais expliquer ça à l'admin lente d'esprit que je suis, ce serait bien xD J'attends ta modification pour te valider.
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MessageSujet: Re: Le Glaive de Justice, Opale   Ven 25 Avr - 18:23

Voila, j'ai refait l'histoire ( bien qu'elle soit toujours nulle ).

Pour le fait qu'il juge la Mafia, ce n'est pas vraiment un procés au sens strict du terme. C'est simplement qu'avant de tuer quelqu'un, il lui lit les crimes dont il est accusé et la sentence ( la mort dans 95 % des cas ), et qu'il essaie toujours de savoir si il n'y a pas quelqu'un qui tire les ficelles par derrière. Si la personne qu'il s'apprête à condamner n'est qu'un exécutant, ça n'a pas d'intérêt pour lui.
Par exemple, si c'est sur ordre de quelqu'un, etc... Ca n'a de jugement que le nom, je pense - -"

Enfin, c'est justement parce qu'il a le souci de l'équité qu'il fait ça. L'équité, c'est partir du principe que chacun a des motivations, un vécu, des faiblesses différentes et qu'avec le jeu des circinstances, ça peut aggraver ou non l'acte ( les fameuses circonstances atténuantes ou aggravantes ). Pour la même raison, il ne tue pas tous les criminels qui lui tombent sous la main aussitôt qu'il les voit, mais il essaie de trouver des arguments pouvant expliquer leurs actes ( d'où son côté "avocat du diable" ).

C'est pas un perso aux agissements trés clairs !
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MessageSujet: Re: Le Glaive de Justice, Opale   Dim 27 Avr - 19:29

Ok, tout est bon.

Tu es validé, sois le bienvenu sur Autopsied, puisses-tu t'amuser parmi nous! ^^
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MessageSujet: Re: Le Glaive de Justice, Opale   

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