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 Les glacons peuvent-ils fondre ? [Pv Kuro]

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MessageSujet: Les glacons peuvent-ils fondre ? [Pv Kuro]   Mer 30 Avr - 0:33

    Clac. Clac. Le bruit de ses talons qui resonnaient dans le passage souterain. Aka marchait fierement, mais il etait aise de voir le mal aise de la jeune fille. Il n' etait pas dans ses habitudes de porter des talons aiguilles. Et elle pouvait l' affirmer maintenant qu' elle en utilisait : elle detestait ca. Les gens se retournaient sur son passage. C' etait comme si elle prevenait les gens de son arrivee. Pour une chasseuse de prime dont la specialite etait avant tout la discretion, c' etait un comble. Malgre son sens de l' equilibre plutot devellope, l' adolescente manquait de tomber presque a chaque pas. Il faut dire qu' Aka, en plus d' etre en terrain inconnu et sur des sortes d' echasses insupportables, stressait enormement, bien que rien en tranparaissait sur son noble visage. Ben oui, au fond... C' etait son premier rendez vous!
    Elle se reposa encore la question : Mais qu'est-ce qui lui avait pris d' accepter ?

    C' etait un peu plus tot dans l' apres-midi. Ed avait invite Aka au Kabuki. Au depart, la jeune fille avait refuse, se mefiant du gigolo et de ses plans foireux. Il insista tant et si bien qu' exasperee, Aka ceda.
    A peine etait elle entree dans la loge d' Ed que celui-ci, tournant autour d'elle comme un fauve et sa proie, l' observait avec un oeil critique. Finalement, son verdict tomba :
    - Tu es belle et bien faite, mais... Tu n'as aucun style.

    Il fit la moue, et apres avoir tapote son index contre son menton, il se precipita vers sa garde robe, laissant Aka ruminer.
    Aucun style ? Oh, bien sur, elle n' etait pas une de ces pouffes superficielles pour qui leur apparence comptait plus que tout. Oui, elle ne passait pas des heures devant son miroir le matin, et c'est vrai, quelque fois, elle oubliait de se maquiller... Seulement, elle faisait toujours attention a son apparence, a faire en sorte que ses habits ne soient pas debrailles et aillent bien ensemble. L' adolescente se toisa a travers un miroir suspendu sur un mur. Ses longs cheveux chatains laches, l' adolescente arborait un debardeur d'une blancheur eclatante, et un pantalon en formes de sarouel vert caquis qui se finissait au milieu de ses molets et laissait nue ses pieds a travers des tongs marrons. Pas de style ? Et c'etait un gamin de quatre ans vetu d'un collier de chien en guise de bijoux, d'un debardeur vert pomme, d'un jean delave, troue, avec une jambe droite qui etait decoupe et faisait un mini short, qui avait sur cette meme jambe une guetre noire, et ses vielles chaussures -enormes- jaunes, qui lui disait ca ? Aka souriait, sa rage se lisant dans son doux regard noisette.
    Ed etait revenu et lui tendait, excite, une robe rouge, qui semblait tres courte. Aka gardait cet air froid et impassible.
    - Ed... Sourit-elle, Pourquoi veux-tu me relooker, exactement ?

    Le regard du rouquin se fit supliant. Peut etre que la pose enfantine qu' il prit en attendrissait quelques un, mais certainement pas notre princesse de glace. Elle souriait, impitoyable. L' enfant hesita, puis bredouilla :
    - Me tue pas, hein... Mais euuh... Je t'ai arrange un rendez vous.

    Il avait dit ces derniers mots dans un seul souffle, et se cacha le visage derriere ses mains, comme s'il craignait qu' Aka ne le frappa. Bien evidement, l'adolescente n'en fit rien. Elle ne cilla pas, ne dit mot. Elle etait juste choquee. Son ami l' appella par son prenom, l' assailit d'un flot de parole expliquant qu' il avait l'air gentil [mdr kuro gentil ?], qu' il etait trop beau, qu' il etait bon au lit d' apres c'qu' on lui avait dit, et surtout, qu' il fallait qu' Aka, he ben, elle sorte de son celibat, qu' elle etait trop belle pour rester toute seule, et pis aussi que rester vierge trop lontemps, ben c' etait jamais bon ! [mdr XD]
    Aka sortit de l'endroit ou son esprit s' etait refugie, et scruta Edward, qui se rapetissait a mesure que le regard d' Aka le penetrait. Il murmura :
    - ... T' en penses quoi, dis ?
    - ...

    Aka soupira longuement, et, s' adossant contre le mur, elle se laissa tomber. Assise, elle fixa le mur qui lui faisait face. Elle etait perdue. Au fond, malgre ce passe qui la pourchassait, l' adolescente n' etait qu' une jeune fille reveuse, comme tant d' autres... Mais il y avait tellement de mais!
    Devant l' indecision de son amie, le gigolo decida alors une autre tactique. Peu de gens le croient capable de reflechir, mais, si, je vous jure, ca lui arrive. Il commencait a bien connaitre l' adolescente, a comprendre comment elle marchait. Il souria. Ce n' etait pas vraiment ce sourire innocent et adorable, non, il etait un peu irnoique, peut etre meme un peu provocateur. L' enfant commenca :
    - Non, mais au fond, je comprends, hin... Moi, j'ai perdu ma virginite a onze ans.. Toi, tu n' es pas comme moi, c'est tout... Tu n'es peut etre pas capable d' aimer, hin, qui sait ? Il avait repris son ton enjoue et candide, ce qui rendait l' ensemble plus blessant. Il y a des gens qui restent seuls toute leurs vies, hin... Ca doit pas etre si mal...J'te vois bien en memere a chat, en plus!

    - C'est d' accord, coupa net Aka en souriant poliment. Mémère à chat ? Mais pour qui se prenait-il, cet insupportable gamin ? Elle liu prouverait! Oui, elle lui montrerait, a Ed comme à tous, qu' elle était comme toutes les atres, et qu' elle aussi, elle pourrait avoir une relation normale! Oui, ils verront, tous ceux qui se moquaient d' elle dans son dos! Paranoiaque, Aka ? Non, juste un peu. Disons que la jeune fille ne se rendait pas compte que ce n' etait pas à Ed qu' elle avait besoin de prouver quoi que ce soit, mais bien à ellle meme. Que l' image qu' elle pensait donner auxgens, que ces moqueries qu' elle s' imaginait, ce n' était que le reflet de ses propres pensees.

    Edward eclata de rire, soulage. On aurait dit que sa vie en dependait.[avec Kuro, on sait jamais, hin... *s'enfuit*] D' ailleurs, l' adolescent avait reserve toute son apres midi. Il maquilla sa jeune amie, rehaussant son regard, colorant ses levres, coiffa consciencieusement ses longs et doux cheveux. Ed était peut être bi, mais c' était le parfait "meilleur ami gay". Aka se laissait faire, poupee de marbre, poupee de glace magnifique. Son regard dans le vague, elle essayait surtout de ne pas trop reflechir. Plus elle se rememorait ce que le gigolo avait dit, plus la chasseuse de prime regrettait de s' etre ainsi emporter. Si cela se passait mal, elle ne pourrait s' en prendre qu' a elle meme. Et se souvenir de ce qye lui avait dit Ed sur le jeune homme ne la rassurait pas vraiment.
    Il etait quinze heure quand Aka fut fin prete. Habillee de cette robe rouge sang, au decollette en V et aux frous frous leger qui s' arretaient a une vingtaines de centimetres au dessus du genoux... Le rouge allait vraiment bien a Aka.
    Ce fut quand le gigolo lui presenta les chaussures a talons de plus de 7 centimetres de hauteur et 1 de diametre que le scepticisme naturel d' Aka revint au galop. Mais comme Edward le lui fit comprendre... Elle n' avait pas le choix.

    Et la voila maintenant, qui marchait dans le metro de Tokyo-II a la recherche d' un inconnu, et tous ses doutes refaisaient surface. Comment pouvait-elle avoir rendez vous avec un homme alors qu' elle ne supportait a peine leur contact ? Comment osait-elle faire esperer quelqu' un alors qu' elle n' etait meme pas sure de vouloir sortir avec ce quelqu' un ? ...

    Aka ne regardait pas devant elle, mais par terre : elle verifiait a chaque pas le placement de ses talons et de sa cheville, essayant de s'y habituer. Or inevitablement, ce qui devait arriver arriva : la jeune fille alla droit vers quelqu'un et lui rentra dedans. Perdant l' equilibre qu' elle venait de trouver, Aka trebucha et se tordit la cheville. Sur le coup, elle se mordit profondement la levre inferieur pour s' empecher de crier. Les larmes lui monterent aux yeux, en meme temps qu' une douleur sourde et insupportable apparaissait dans sa cheville droite. Allongee sur le ventre d'un pauvre inconnu, l' adolescente chercha a se relever, murmurant des excuses embarrassees. L' imbecile prit appui sur sa cheville blessee. La jeune fille hurla de douleur, et resta donc agenouillee sur le jeune homme, grimacante.


Dernière édition par Aka Chang le Dim 4 Mai - 19:44, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Les glacons peuvent-ils fondre ? [Pv Kuro]   Ven 2 Mai - 0:36

    Tout était noir, tout était froid autour de l'adolescent, qui, perdu et paniqué, scrutait cet endroit qu'il ne reconnaissait pas, et qui semblait être une rue parfaitement déserte, marchant sans savoir où il allait. Soudain, il sentit peu à peu comme une présence, qui devenait de plus en plus forte. Les battements du cœur de l'adolescent s'accélérèrent. Cette présence, dangereuse et effrayante lui donnait des sueurs froides. Quelqu'un marchait derrière lui, quelqu'un qu'il connaissait mais n'arrivait pas à identifier. Kurogane se fit plus rapide, puis, lorsque la tension fut telle qu'il n'y tenait plus, il se mit à courir. Mais il avait beau forcer sur ses jambes, il les voyait bouger, mais n'avançait pas, comme s'il était pris au piège, et qu'il n'y avait plus aucun espoir pour lui de s'en sortir. Soudain, il sentit une main se poser sur son épaule. C'était fini, il n'avait plus aucune chance de pouvoir fuir, il ne pouvait plus que faire face à cette personne à la présence aussi terrifiante.

    L'adolescent, tremblant, se retourna vers celui à qui appartenait cette sombre main. D'abord, il ne vit qu'une forme floue dans la pénombre; puis, deux lueurs écarlates perçant les ténèbres. Le jeune homme, ayant reconnu qui se tenait devant lui et dont l'image lui apparaissait à présent distinctement, sentant la haine et la rancœur monter en lui voulut crier son nom; mais il n'avait plus de voix. Terrifié, mettant par réflexe sa main sur sa gorge, il voulut directement saisir son sabre pour se protéger, mais il découvrit avec horreur que seul le manche était resté, la lame noire avait disparu. Kurogane leva alors les yeux vers son frère, fou de rage, et, serrant son poing, voulut le frapper, mais une déchirante douleur à son ventre l'arrêta... Il eut à peine le temps de voir le sabre de son frère lui transpercer le corps, quand soudain...

    La sonnerie de son téléphone portable le réveilla en sursaut, lui arrachant un cri de terreur. Le jeune homme, essoufflé et trempé de la sueur que lui avait donné son cauchemar (qui était toujours le même, mais toujours plus terrifiant à chaque fois), et prit au moins cinq bonnes minutes pour retrouver son calme, tandis que le téléphone, qui ne cessait perfidement pas de sonner commençait à lui taper sur les nerfs. Pestant contre celui qui avait osé l'appeler en plein milieu de la nuit, il saisit le pauvre téléphone et accepta l'appel avec réticence. Il aurait préféré jeter l'appareil par la fenêtre et se rendormir, mais si jamais c'était un appel important, c'était lui qui se jetterait par la fenêtre pour rattraper l'objet. En passant sa main sur son visage pour tenter de se réveiller, il lança un "allô" endormi, pour prouver qu'il n'était pas totalement mort, et écouta.

    La voix surexcitée qui l'assaillit alors fut ni plus ni moins celle d'Edward. L'adolescent soupira, en se demandant, exaspéré, ce que le jeune homme libidineux pouvait bien lui vouloir, encore. D'abord, sous l'effet de la fatigue et l'enthousiasme un peu trop prononcé à son goût de son interlocuteur, Kurogane ne comprit pas un mot de ce que lui racontait Edward, mais tout fut vite très clair. Celui-ci lui cria joyeusement qu'il lui avait enfin trouvé une fille qui devrait lui plaire, qu'elle était sexy, mignonne, intelligente, un peu coincée, [vengeance xD] mais qu'elle était elle aussi tueuse à gages, qu'elle s'appelait Aka et que puisque le Rouge et le Noir étaient des couleurs qui allaient très bien ensemble ils étaient obligés d'aller bien ensemble eux aussi*, et conclut en lui lançant qu'il avait un rendez vous avec elle le lendemain même dans le métro.

    L'adolescent, mort de fatigue, ne dit rien d'abord, puis lorsque le pauvre Edward à l'autre bout du fil lança un innocent petit: "allô?" pour vérifier que Kurogane était toujours là, et qu'il écoutait, et lui demanda ce qu'il en pensait. Il jeta un coup d'œil furtif à la montre: celle-ci affichait trois heures du matin. Alors, celui-ci, sceptique, poussa un long soupir, et répondit, d'une voix qui montrait que le moment était peut être un peu mal choisi pour lui faire une telle proposition:


    " ...Et c'est pour ça que tu me réveilles en plein milieu de la nuit? Tu pouvais pas appeler à une heure décente?! "

    Et puis il y eut un silence gêné, et Edward, penaud, renchérit (en mettant le plus possible d'émotion dans sa voix pour faire plier Kurogane) qu'il devait le mettre au courant à l'instant, et que c'était pour cela qu'il l'avait appelé à cette heure là, et qu'il ne pouvait pas ne pas y aller, parce que c'était sûr qu'ils allaient se plaire, et qu'elle aussi elle voulait se marier, (enfin il le supposait) et qu'en plus elle était vierge, et qu'il lui fallait absolument un mec fidèle qui ne lui briserait pas son pauvre petit cœur, et tout un tas d'arguments qui étaient censés le faire fondre en larmes. Il ne manquait plus que les violons, et Edward pourrait concurrencer Racine dans l'art tragique.

    Kurogane soupira une seconde fois, toujours aussi exaspéré par son interlocuteur qui n'était pas obligé d'en faire tant, bailla, puis, en passant une main dans ses cheveux noirs en désordre, les yeux clos, il le stoppa dans son délire et répondit:


    " D'accord, d'accord, c'est bon, j'irai... Merci, bonne nuit. "

    Et sur ce, il raccrocha au nez du pauvre Edward sans autre forme de procès, pour le punir d'avoir appelé si tôt, jeta son téléphone il ne savait où et s'enfouit dans sa couette pour tenter de se retrouver le sommeil. Un rendez vous, avec une fille, organisé par Edward, il ne savait pas à quoi s'attendre, et s'il devait se méfier ou non; connaissant le personnage, étrangement, il penchait plutôt vers le oui, mais, exténué, s'ordonna de ne plus y penser, se dit qu'il verrait bien, et se laissa entraîner dans les bras de Morphée...

    Ce jour là, celui-ci se leva assez tôt, comme stressé à l'idée de ce rendez vous improvisé, alors que c'était seulement à trois heures qu'il devait rencontrer cette fille. Au moins, son prénom était facile à retenir: Aka, la couleur de ses yeux, la couleur du sang... Et puis, pourquoi ne pas lui donner une chance? Peut être que celle-ci se révèlerait plus intéressante encore que ne s'était révélée Tsukiyo? Tout ce qu'il espérait, c'est que celle-ci ne le planterait pas en plein rendez vous comme l'avait fait l'excentrique péripatéticienne. Pourvu qu'elle était telle qu'Edward le lui avait décrite. Sacré Edward. L'adolescent, en repensant au jeune gigolo esquissa un sourire énervé. Si jamais ce rendez vous se passait mal, il le tuerait.

    Il prit un certain temps à se préparer, ne sachant pas s'il devait s'habiller jeune ou de façon élégante; alors, il ne se cassa pas la tête, et après avoir pris un bain brûlant pour se changer les idées, il revêtit une chemise blanche et un jean bleu délavé, avec des chaussures noires, prit le pauvre portable qui gisait dans un coin de sa chambre et se rendit au lieu de rendez-vous, pensif.


    Les mains dans les poches, il débarqua à l'heure dans le métro, cherchant fébrilement des yeux la jeune fille qui pouvait bien être celle avec qui il avait un rendez vous. Edward, dans son élan d'enthousiasme, avait oublié de lui donner au moins un signe qui lui permettrait de la reconnaître... Il regardait donc les visages et les tenues des passants, un peu perdu, en en oubliant de regarder où il marchait, quand soudain, il se prit une fille de plein fouet qui s'écroula sur lui, serrant fermement sa cheville, en se tordant de douleur. Le jeune homme, surpris, ne dit rien d'abord, puis, lorsqu'il voyait que celle-ci ne se relevait pas, il lança:

    " Tu pourrais pas faire attention quand tu... "

    Il ne termina pas sa phrase, car voyant qu'elle était blessée, il se releva comme il put, et en lui ordonnant de ne pas bouger, sans même savoir qui elle était commença à examiner la blessure. Il soupira, puis, relevant ses yeux écarlates vers la pauvre jeune fille qui souffrait, il dit:

    " On dirait que tu t'es foulé la cheville... Ne marche pas avec des talons quand tu ne sais pas le faire, ou essaie au moins de regarder où tu vas! Bon, attend, ne bouge pas, je vais essayer d'arranger ça... "

    Puisqu'il n'avait pas d'autre choix, il arracha la manche droite de sa chemise (et tant pis sin Gin faisait une crise cardiaque parce qu'elle était toute neuve), la découpa en lanières avec son cutter qu'il avait constamment sur lui et lui fit un rapide bandage, qui normalement serait suffisant pour le moment. Enfin, il se releva, en, tendant sa main à la jeune fille pour l'aider à se relever, demanda, en essayant de dissimuler l'inquiétude dans son regard:

    " Voilà, ça devrait aller pour l'instant. ...Tu peux te lever? "

    C'est là qu'il remarqua un détail frappant: elle était vêtue de rouge de la tête aux pieds, jusqu'à son rouge à lèvres... et il devait se l'avouer, était plutôt mignonne. Alors il repensa à cette fille dont Edward lui avait parlé, et, d'un air peu surpris et un peu détaché, dit:

    " ...Aka, par hasard? "

    Si cette jeune fille, à la fois charmante et maladroite était bien celle avec qui il avait rendez vous, finalement, cela n'avait pas si mal commencé...
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MessageSujet: Re: Les glacons peuvent-ils fondre ? [Pv Kuro]   Mer 9 Juil - 13:11

[Non, non, j' avais pas vraiment oublié v__v" désolée pour le retard -_- j'esoère que le post ca va, j' me suis à peine relu XD]

    -Tu pourrais pas faire attention quand tu...

    Il n' allait pas aussi la réprimander, non ? Aka fit une nouvelle grimace. Qu' il était poli, c' était agréable! Vraiment, on se demandait ce que faisaient les parents des enfants de Tokyo II. De plus en plus courraient les rues, malpolis, sales, misérables. Quel monde désagréable.

    " On dirait que tu t'es foulé la cheville... Ne marche pas avec des talons quand tu ne sais pas le faire, ou essaie au moins de regarder où tu vas! Bon, attend, ne bouge pas, je vais essayer d'arranger ça... "

    Qu' il était intelligent! Non, elle s' était foulé la cheville! Aka se retint de faire cette sarcastique remarque à haute voix. Elle voulut protester quand le jeune homme -d' après sa voix- lui dit qu' il allait « arranger ca ». Ce n' était pas la peine, la jeune filleavait dans son sac une pommade aux herbes -chinoise évidement- apaisante qui aurait été parfaite pour sa foulure. De toute facon, elle ne faisait pas vraiment confiance aux gens, et préférait largement se soigner toute seule. Mais alors qu' elle commencait à rispoter, l' adolescente entendu un bruit assez spécifique qui lui fit lever la tête. N' importe quelle jeune fille aurait eu un petit haut le coeur en voyant le beau ténébreux déchirer ainsi, avec tant de classe, sa manche de chemise. Mais Aka n' était pas n' importe quelle jeune fille. Elle pensa juste que vraiment, ce n' était pas très malin. Vraiment pas très malin, tout ca. Une belle chemise toute neuve. Oh, Aka n' était pas superficielle, juste économe. Ce genre de comportement irréfléchi, elle les trouvait stupide, c' est tout. Oui, elle est tout de même assez intransgisante, je suis d' accord, surtout si on tient en compte que cette action « stupide » avait été produite pour attenuer ses propres souffrances. Mais ce n' était pas sa cheville triplée de volume et d' un rouge inquiétant qui allait la faire abandonner ses principes : toujours réfléchir à deux fois.

    Alors que l' adolescent s' amusait à défoncer sa manche à coups de cutter maintenant -Aka observait sans rien dire mais n' en pensait pas moins- la chausseuse de prime regarda un peu plus attentivement son interlocuteur -pas à proprement parler puisqu' ils n' avaient pas échangés un seul mot-. C' était ce genre de bel étalon qui devait plaire aux filles. Il ne devait pas être vraiment plus grand qu' elle. Bien qu' Aka ne s' interresse pas vraiment à ca, elle devait avouer qu' il ressortait du jeune homme une sorte de magnétisme, un charisme assez original.
    Aka fut sorti brutalement de sa rêverie par un geste un peu brutal de l' éphèbe qui serra le garot autour de sa cheville douloureuse. Elle serra les dents.

    " Voilà, ça devrait aller pour l'instant. ...Tu peux te lever? "

    - Je crois, oui...

    A dire vrai, elle n' en savait trop rien. Mais elle devait avouer que tout de même, cette atèle faisait du bien. Même si la jeune fille avait vraiment du mal à se l' avouer. Elle leva ses yeux vers l' adolescent et pour la première fois, leur regards se croisèrent. Oh, je ne vais pas ici vous parler de coup de foudre ou une autre de ces conneries. Non, mais finalement, ca se ressemble peut être un peu. Aka remarqua les yeux rouges de l' adolescent. Et croyez moi, ca fait un choc. Tout simplement parce que c'est vraiment beau. La jeune fille se sentit attirée par ces pupilles de sang, ressentit comme une envie de les prendre dans ses mains et de laisser le liquide couler entre ses doigts. [oui, on parle toujours d' oeil v_v] Elle ne pouvait détacher son regard de celui du jeune homme, hypnotisée. Tout à coup, Aka les envia, ces pupilles écarlates. Elle aurait bien aimé en avoir, elle aussi. Ca donnait quelque chose en plus, tout de même. Et pour être franche, ce n' est pas la belle gueule de celui qui les portait qui cassait le tout, vous vous en doutez bien.
    Aka s' apprêtait à se lever, quand l' autre la coupa :

    " ...Aka, par hasard? "

    Un sourire passa sur le doux visage de l' adolescente. Aucune surprise ne transparaissa sur la face d' Aka. Elle venait juste de se comprendre pourquoi Ed avait tant insisté pour le rouge. Il n' était peut-être pas si bête que ca. Il faudrait s' en méfier.
    La jeune fille ignora la main tendue. Elle n' avait besoin de pitié de personne. D' ailleurs, elle se serait bien mieux débrouillée toute seule. Elle se releva un peu difficilement, mais l' air digne qu' elle gardait forcait l' admiration. Ca sert, de travailler ses abdos. Ca permet d' arriver à se relever sans prendre appui sur ses jambes. Ou au moins arriver à mettre tout son poids sur celle de gauche.

    Aka retira son pied gauche de son talon en le glissant délicatement hors de cette prison écarlate, en essayant de ne pas rester trop longtemps en appuie sur sa douloureuse cheville. Ah, ce qu' elle était bien, pieds nus, à sentir sous ses pieds la froideur du sol. C' était bien plus agréable. Imbécile d' Ed.


    - Oui, c'est bien mon prénom, sourit l' adolescente, bien plus à l' aise maintenant qu' elle était en équilibre sur son pied gauche et celui blessé en hauteur, à l' air libre. Je suppose que tu es ce tueur à gage si merveilleux avec qui Edward -notre cher ami commun- m'a organisé un rendez-vous ?

    La jeune fille se rendit compte alors qu' elle ne connaissait pas son prénom. Elle continua malgré tout sur sa lancée. Quand on est poli, on fait la converssation, vous ne saviez pas ?

    - Je suppose que je dois vous remercier pour... Aka fit un coup de tête en direction de sa cheville envellopée dans le tissu. Ca, finit-elle. Bien que c' est un peu dommage pour votre chemise ainsi que pour la crème apaisante tellement efficace qui se trouvait dans ma sacoche... Elle souriait. Mais enfin, je vous remercie, qu'aurais-je fait sans vous ?

    Une pointe d' ironie se laissait percevoir dans sa voix, mais on ne pouvait réellement dire de la jeune fille qu' elle était malpolie ou désagréable. Juste un peu envie de la taper, je suppose. Mais Aka n' aimait pas qu' on s' occupe d' elle sans lui demander son avis, que voulez-vous, quand on est aussi fier qu' elle, on a rien d' un petit chien blessé qui attend qu' on le secoure. C'est plus un chat sauvage blessé, qui a tellement peur de l' autre et de la chaleur humaine qu' il vous griffera même si vos intentions étaient louables.
    Ca en découragerait plus d' un. Mais on ne sait jamais, certains pourrait le prendre comme un défi, ou un signe de distinction plutôt interressant...
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