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 Akuryou, le dragon [MAFIA]

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Akuryou

Akuryou

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MessageSujet: Akuryou, le dragon [MAFIA]   Sam 25 Juil - 16:20



I. RP
    Une mission de routine comme il en arrive des dizaines, voir des centaines dans une vie. Il s’agissait juste de filer la came’ a des dealeurs Kirasagi qui l’achetaient au prix fort. Mais notre boss, un fabricant qui vivait tranquille dans une villa au nord de Tokyo, nous avait donné l’ordre de remplacer la poudre par de la farine. En espérant que les mafieux ne s’assureraient pas de la qualité du produit, après tout on traitait tellement souvent avec que ces abrutis, trop sur d’eux, ne pouvaient même pas concevoir qu’on puisse les entuber.

    Pourtant je n’étais pas tranquille, il y avait eu cet accrochage l’autre jour et les Kirasagi étaient méfiant depuis quelques semaines, et cet échange arrivaient en plein milieu d’un moment de tension terrible. Ce soir c’était un peu « ça passe ou ça casse », un jeu de roulette russe sans balle et où il n’y avait aucune chance. Il faisait déjà nuit depuis plusieurs heures, la saison était chaude et la vente devait se faire dans une ancienne usine de jouet, maintenant fermée et désaffectée depuis que les flammes de l’explosion il y a 60 ans avaient réduit tous ses ouvriers en menu cendre qui jonchaient encore le sol, à côté de têtes de poupée.

    Ils étaient là, comme d’habitude, tout au fond, bien à l’abri des regards. Trois ou quatre hommes, pas plus. Mais il y avait quelqu’un en plus, que je n’avais jamais rencontré mais que je connaissais déjà de réputation. Un frisson me glissa le long du dos, la chef Kirasagi nous avait envoyé son assassin. Sa silhouette se dessinait dans l’obscurité, un mètre soixante pas plus mais personne n’osait jamais lui faire la remarque de peur de se faire passer par le fil de l’immense katana sur lequel il s’était appuyé, les deux mains autour de la garde. Il restait là, respirant calmement, ses cheveux rouges repoussaient la nuit, anarchiques, ils tombaient devant son visage et la natte de sa nuque, discrète, reposait sur son épaule et retombait sur son torse. Son regard glacial, aux yeux bleus, semblait ailleurs, fixant l’absolu néant devant lui. Une clope au coin de ses lèvres blanches, presque inexistantes mais qui dissimulaient, selon la rumeur, des canines aussi acérées que celle des animaux. Je ne pouvais pas me tromper, à quelques mètres de moi se trouvait le dragon Akuryou, étrangement calme et patient alors qu’il avait la réputation d’être comme un lion en cage, un terrible fauve qui détruisait quiconque s’en approchait trop. Il était comme une sorte d’oiseau de mauvais augure, tellement efficace et tellement lunatique qu’il en devenait un dangereux adversaire, bien plus que tous les autres. Personne ne connaissait son âge et beaucoup ne lui donnaient pas plus de 17 ou 18 ans tant il semblait menu et fin. Mais c’était davantage un piège pour tromper son adversaire car il tirait de cette petitesse une vitesse étrange en combat et son corps à corps qui respectait des règles strictes en faisant un adversaire redoutable à la loyale, bien sur il y avait toujours moyen de tricher et ma main se glissa dans ma poche, m’assurant que le cran de sureté de mon flingue était enlevé. On l’appelait le samouraï des temps modernes, entre autre, pour ce respect du bushido qu’on lui connaissait et son rejet des armes à feu. Honneur et loyauté, c’était les mots qu’on lui attribuait et c’est pour ça, que même s’il était particulièrement cruel et sans pitié, on ne pouvait pas vraiment cracher son nom.

    Il était un peu comme une légende, une sorte de mythe dans la mafia tellement exubérant que certains doutaient de son existence. Il cumulait tellement certains stéréotypes et les gens avaient lancé tellement de légendes, de rumeurs et d’histoires sur son compte qu’on ne savait plus ce qui était vrai ou pas. Et à plusieurs reprises, on le soupçonnait d’être lui-même l’auteur de certaines de ces calomnies dans le but de troubler son image publique qui faisait que ces ennemis étaient capables de le reconnaitre dès son arrivée, ce qui était un handicap. On racontait qu’il était si rapide qu’il pouvait trancher une balle en plein vol avec la lame de son katana ou qu’il se battait avec une telle aisance qu’on aurait dit qu’il dansait. J’avais toujours haussé un sourcil sur le peu que j’avais entendu mais en m’approchant, je devais accepter l’une des superstitions, il avait ce fameux tatouage qui lui avait conféré son surnom de « Dragon » en plus de sa férocité. Ondulant de sa joue, le lézard tracé de jais descendant jusque dans sa chemise noire, jusque sur son torse et soulignait de sa queue les muscles fins de sa poitrine. Sa couleur tranchait avec la pâleur étrange et funérale de sa peau et rendait ce dessin aussi fascinant que troublant.

    J’étais si près que je pouvais presque le toucher, mais il y avait aussi cette légende de malédiction qui pesait sur lui. On racontait, oh c’était quelque chose d’à peine murmuré car cela valait la peine de mort aux yeux du dragon, que son contact était mortel, que Dieu, fou de rage, aurait maudit sa famille et leur sang aussi noir que le pétrole et qu’une fois par génération, un des enfants serait une créature assassine, maudite, porteuse de malchance pour quiconque oserait poser la main sur lui. Je connais cette vieille légende qui suit la famille Marumo, une des rares survivantes de l’explosion de la première Tokyo. Ils auraient été maudit car survivant à cette épuration divine. Les anciens décidèrent que les enfants maudits seraient enfermés le jour de leur majorité dans une très ancienne maison jusqu'à ce qu’ils y meurent. J’ai peine à croire que celui qui se tient à peine à quelques mètres de moi, sans même nous accorder un regard, ne serait même pas majeur ?

    Je jette ma clope et l’écrase du talon, je fais signe à Haru de prendre un des sacs plein de came’ et de venir avec moi. En face, ils semblent sortir de leur léthargie et s’avancent aussi vers nous. Celui qui semble diriger les opérations porte des lunettes noires qui rendent ses expressions hermétiques, il attrape le sac mais quand Haru tend la main pour saisir la valise pleine d’argent qu’on devrait nous proposer, on la retire vivement.

    « Hey c’est quoi ce merdier ! Filez le fric »
    « Du calme, on vérifie la marchandise »

    Merde ! Merde ! S’ils tombent sur un des sacs de farine, ça va tourner en règlement de compte. Ma main se dirige automatiquement dans la poche de mon manteau, tirer en premier si ça se gâte. Le mec aux lunettes attrape un sac transparent, sort un opinel de sa poche et découpe soigneusement avant de le teindre à un de ses comparses qui y plante son doigt puis le goute. Il hausse lentement la tête avant de s’essuyer les mains sur sa chemise.

    « C’est bon »

    Ouf, je me détends, ma main quitte le flingue et je fais signe d’amener les autres sacs de sport remplit de sachet individuel, quel coup de pot, ils sont tombés sur un bon paquet. On nous donne la première valise, j’attache la menotte et l’ambiance reprend sa qualité professionnelle. Les lunettes noires et moi on surveille les opérations, les sacs et les valises s’échangent. Je lance quelques vagues plaisanteries, on me répond par un silence glacial. Qu’est ce que je fous là ? Comment j’ai pu m’embarquer dans un deal, je suis un plus haut dignitaire, ce n’est pas mon rôle et je ne suis pas habitué à traiter avec des gens aussi froid que la pierre. Dans les hautes instances, tout le monde se frotte le dos, tout le monde s’aime, il faut sauver la face. Mais les pions tels qu’ils sont et tels que je refuse de l’être n’ont pas à s’embarrasser des convenances. Et alors que le silence s’abat comme une chape de béton, je ne peux pas m’empêcher de laisser glisser mon regard vers le samouraï qui s’est assit sur une poutrelle tombée au sol. Son katana est en équilibre à côté et il tord une poupée entre ses mains d’enfants. La tête cède brusquement sans que j’en saisisse le bruit, abolit par la distance, et la situation prend quelque chose d’irréaliste vu sous cet angle. Il la jette par terre et s’en désintéresse. Je suis étrange de le voir si calme, si patient, alors qu’il est dit qu’il est comme son totem, enflammé et colérique, au bord de la crise de nerf continuel, enclin au combat, sans pitié et d’une cruauté sans borne. Lunatique, la moindre remarque de travers déclenche des hurlements hystériques, il tape du pied, empoigne son arme puis la rengaine aussi tôt pour la dégainer de nouveau. Détestant presque tout et tout le monde, trop différent pour être intégré, comme un gosse qui aurait mal grandit et qui souffre dans ce corps qui l’handicap, dans lequel son âme explose. On a dit de lui que c’était un être de complexes extrêmes, d’une singularité étonnante et vivant selon des principes étranges et tordus qui n’appartiennent qu’à lui. Rigueur, courage, sincérité, honneur et loyauté, voila les codes qu’il respecte et peut-être les seules choses sur terre. Exit les principes de compassion et de politesse, il jure et parle mal et a surement autant de bienveillance naturelle qu’une pierre tombale. Et malgré le fait qu’il ne soit pas très intelligent et c’est surement là son principal défaut, il possède une répartie cinglante comme le fouet et qui pénètre jusque dans les chair avec la même efficacité que son katana. Et cette étrange capacité à laisser toujours une dernière chance avant le combat, une chance de ne pas mourir, on raconte que beaucoup auraient échappé à un combat avec lui en s’excusant, en se repentant. Il aurait alors remit son arme à sa hanche et serait partit, mais peut-on espérer une telle vérité de la part de quelqu’un qui se met puérilement en colère dès qu’on parle de sa petite taille ?
    Pourtant je pense qu’il aurait pu être pire, bien pire, et qu’il ne doit la canalisation de son énergie qu’a la loyauté sans borne qui l’inféode a Satsuki Kirasagi ; la grande dame de la mafia. On ne sait pas grand-chose de ce qui a pu se passer entre eux, mais un jour il est apparu à ses côtés et y ait resté depuis, sans faillir ni même tomber.

    Car souvent on s’est réjouis de la mort d’Akuryou. On l’a dit à l’agonie, mortellement blessé, des grands caïds assurent y avoir échappé et lui avoir tiré dessus à bout portant. On raconte même qu’encore plus jeune, il aurait faillit finir dans une presse à disque alors qu’il se battait dans une usine désaffecté semblable à celle-ci. Mais il est toujours revenu, avec quelques cicatrices en plus, mais toujours revenu. Peut-être le fait qu’il ne semble pas craindre le combat, ni même la mort.

    Tiens ? Je n’avais même pas remarqué que les lunettes noires avaient rejoins le « dragon » et lui montre un paquet de came qu’il attrape et porte sous son nez. Puis la scène se passe comme au ralentit, il le jette rageusement par terre et tape violement dedans. Le sac est propulsé en l’air et se répand partout, c’est de la farine. Nous n’avons pas le temps de réagir que la porte principale de l’usine a été refermée dans un bruit de tôle froissée. Il y a un silence, puis mon regard se fixe sur lui. Il enlève des écouteurs de ses oreilles, les enroule autour d’un Ipod blanc et le range dans la poche de son jean usés. Puis sa voix, qui sonne, claire et implacable dans le silence pesant.

    « Vous êtes trop cons »

    Mes alliés réagissent au quart de tour, ils répondent presque en cœur, hélant les même insultes. Ceux qui étaient derrière Akuryou se sont reculés jusqu’au fond de l’usine. Il n’y a plus que lui, seul. Lui et sa lame qui brille dans les rayons lunaires.
    « Ta gueule nabot ! Tu crois que nous impressionne ! »

    Lui et sa colère qui monte.

    « Nabot ! NABOT ! Qui tu traites de nabot, espèce d’enflure ! »
    « Merde arrêtez le provoquez pas ! »
    « J’en ai rien à foutre, c’est pas cette demi portion et son couteau qui vont me faire peur. Elle se prend pour qui la Kirasagi à nous envoyer un gosse »
    « Putain la ferme, c’est pas qu’un gosse, c’est celui qui a buté Sokô ! »
    « Je vais me le faire ! »

    « VOS GUEULES »

    Il a la tête baissé, le poing serré, il fulmine de rage et tout le monde se tait, comme saisit d’un ordre impérieux.

    « Où est la vraie marchandise ? »
    « Tu crois qu’on l’a amené ! »
    « Ainsi soit-il »
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MessageSujet: Re: Akuryou, le dragon [MAFIA]   Sam 25 Juil - 16:22

    Personne n’a le temps de réagir, ni même de tirer qu’il a déjà passé son arme à travers d’Haru qui hurle et le repousse comme il peut. Un flot de sang jaillit de sa gorge, Akuryou lâche le katana et sort de sa chemise un autre couteau.

    « Aidez-moi ….. les ….. mecs »

    La lame lui transperce la gorge et le sang noir, gicle en face. Le « dragon » tire le katana enfoncé jusqu’à la garde et le Wakisashis qu’il lance, rattrape par la lame et lance dans vers Sakamoto qui le prend en pleine tête et meurt avant d’avoir compris. La lame brûlante, rougit par le sang fouette l’air et y trace un cercle éblouissant. Et à ce moment là seulement, ma voix arrive et j’hurle aux autres de faire gaffe, mon colt comme soudé à ma main sort de ma poche et j’appuie sur la détente, mais le temps que je vise, Nâgî est dans la ligne de mire et reçoit la balle dans l’épaule. Il beugle qu’il est touché, ce qui attire l’œil d’Akuryou. Il n’a même pas le temps de se retourner qu’un bruit horrible de succion résonne alors que la pointe de la lame entame profondément ses chevilles jusqu’aux tendons d’Achille. Il s’effondre dans un bruit mat. Benkei trouve le temps de s’approcher et lui balance une droite dont il a le secret. Akuryou tombe en arrière sur les coudes, son pied se lève et vient frapper en plein estomac. Benkei se courbe à peine en deux, l’attrape par le poignet et le balance à plusieurs mètres. Akuryou percute des sacs de billes qui s’éventrent sous le choc et glissent sur le sol en bruissement sourd. Il se redresse péniblement, sonné et Benkei charge. Mais une fois près, sa lourde stature glisse sur les calots, il chute en arrière et sa tête vient s’empaler sur un morceau de ferraille qui dépasse, délimitant autrefois l’endroit où étaient entreposés les sacs. Le silence de nouveau, Akuryou se relève en grognant, se masse la nuque et va récupérer son arme tombée au sol. Je n’ose même pas tirer, je n’y pense même pas bien que le canon de mon arme suive avec précisons sa silhouette qui se rapproche.

    « Baisse ça crétin »

    Je m’exécute, il semble soudainement satisfait et un sourire éclaire son visage. Il s’approche et attrape ma chemise blanche et essuie son katana, je grimace, le sang de tous mes camarades me tache mais je n’ose pas bouger. Il se recule, range son arme à son fourreau et me toise durement.

    « ‘Tain j’ai horreur des abrutis comme toi qui ne respectent pas les parts de marché. C’est simple non, vous donnez la came, on vous donne l’argent et tout le monde s’en sort sans aucun problème. Ça m’évite en plus d’aller m’occuper des clients qui se plaignent d’avoir été arnaqués. Mais non, vous les abrutis de revendeurs, vous pouvez pas vous empêcher de vouloir nous entuber ! Et voila ce que ça donne, c’est moi qui vous entube à la fin... »

    Il soupire, prend un air faussement désolé qui cache à peine la joie qu’il prend en combat, puis continue.

    « Tu sais que tu as de la veine toi hein, on m’a demandé d’en laisser un vivant, pour pouvoir aller dire à votre boss qu’on veut des deal honnêtes. Pigé ? »

    J’opine vivement de la tête, il sourit de nouveau, attrape la valise dont il casse la poignée « je reprends ça quand même, ok ? » et me fait signe d’aller vers la porte « Je veux pas te revoir, sinon je risquerais de me fâcher ». J’opinais de nouveau silencieusement de la tête et filait sans demander mon reste. Une fois la porte passée, le vent me frappa de plein fouet, et me fit l’effet d’une gifle, je me rendis compte du carnage auquel je venais bêtement d’échapper en ne provoquant pas davantage le dragon. La voiture m’attendait là, toujours la même Les clefs étaient encore sur le démarreur, je m’assis à la place du conducteur et pris quelques minutes pour respirer, mes doigts se mirent à trembler violement sur le volant. Je tournais la clef, enclenchait le démarreur et filait sans demander mon reste. Cet endroit et le centre-ville ne me reverraient pas de sitôt.


I. Identité
  • Nom : Marumo
  • Prénom : Akuryou, un prénom maudit qui signifie littéralement « esprit maléfique »
  • Surnoms : Le dragon, le samouraï
  • Âge : 21 ans
    • Date de naissance : Le 23 Octobre, durant l’équinoxe d’automne


II. Contexte Historique
  • Nationalité : Japonais, ses yeux bridés, son accent riche, son goût pour le poisson cru ne peuvent tromper personne quand à sa nationalité.
  • Famille : Cette lame sacrée qui perce mon flanc, qui me blesse et me torture. Mon sang, leur sang est aussi noir que la poix. Mes mains poisseuses s’y noient, mon regard s’y perd et mon esprit se reflète et se voit à l’envers.

    Cela fait bien des années, des générations entières que la famille Marumo existe ; écrasant sous sa coupe ancestrale tant d’autres existences. Ils se vantent, ils sont fier, ces étranges paladins, d’être des descendants de survivants de Tokyo, première du nom. Mais leur impudence, leur assurance à survivre au châtiment de purification aurait entrainé la pollution de leur sang. Kami-sama, de rage, aurait étendu sa main aux phalanges d’acier et aurait maudit cette famille. Chaque génération verra la naissance d’un enfant au destin tragique, une créature plus qu’un humain qui entrainerait la destruction de sa famille. Tuant, par des coups du sort, quiconque entrerait en son contact. La naissance du premier d’entre eux entraina la mort de ses parents puis de sa famille proche et quand il fut assassiné par les siens, il en vint un autre qui condamna lui aussi ses parents. Alors les ancêtres, leur breloque à la main, agité de spasmes, l’œil béat, décrétèrent que cet enfant maudit serait enfermé le jour de ses 20 ans dans une maison à l’arrière de l’ancienne propriété et y resterait jusqu’à sa mort. Puis il en serait de même avec le suivant et encore le suivant, pour l’éternité. Car ce ne serait pas cette brebis noire, ce monstre lépreux qui éteindrait la grande, la glorieuse famille Marumo.

    Akuryou a grandit dans cette ambiance sulfureuse de regard posé sur son échine, sur la tombe de ses parents. Et son regard, devenu plus sombre et vide que le néant, parcourait sans cesse les inscriptions gravées sur la pierre.

    Shûgen Marumo, était un homme à la stature droite, toujours rasé de près mais excessivement attentif. Il avait dans son allure, dans sa démarche quelque chose d’une extrême dignité qui faisait qu’il ne montrait jamais ses sentiments, sans pour autant manquer de sensibilité. Il était fou de sa plus vieille fille, Mura et éperdument amoureux de sa femme Tomoe. Un jour qu’il longeait un bâtiment en construction, un bloc de parpaing lui est tombé dessus, lui fendant le crane sur le coup.

    Tomoe Marumo , née Kanagawa était une femme austère et distante, toujours nimbée d’un voile de mystère étrange, elle ne manquait cependant pas des qualités qui faisaient d’elle une bonne mère et, bien qu’étrangère à la famille, elle avait su rapidement se faire accepter des vieux croulants qui dirigeaient l’ancestrale maison. Elle était cependant obnubilée par la peur de mettre le « maudit » au monde et refusa pendant longtemps d’enfanter, de peur de mourir. Mura arriva comme un accident et voyant que cette jeune enfant n’était pas la brebis galeuse, elle la couvrit d’amour et bien plus encore. Deux ans plus tard, quand un couple de cousin mourût après avoir mis au monde leur premier enfant, elle fut persuadée que le « maudit » était né et elle accepta de tomber enceinte de nouveau. Malheureusement, elle n’eut jamais l’occasion de s’occuper d’Akuryou. Le soir de son accouchement, alors qu’elle se lavait, une applique se décrocha du mur et tomba dans l’eau du bain. Elle fut électrocutée et mourût sur le coup.

    Mura Marumo , de grands yeux bleus, des cheveux noirs, une peau claire et ivoirine. Eduquée comme les gens de son rang, dans le respect, la dignité d’elle-même et l’élégance, elle était promise à une carrière féminine honorable au sein de son clan. Malheureusement, après qu’elle ait pris Akuryou dans ses bras pour le regarder, elle fit une chute mortelle en marchant sur une plaque d’égout qui se déroba sous son poids quelques jours plus tard.

    La seule famille d’Akuryou se résuma donc aux regards froids et à l’absence de ses parents. Ses tantes et oncles s’occupèrent de lui comme ils le purent, sans jamais le toucher, de peur d’être saisit par la mort qui nimbait le petit être.


III. Précisions
  • Apparence Physique :
    Comme il est étrange, cet enfant qui parcourt les rues avec le regard levé, qui toise les gens tel le terrible dragon qu’il est. Ses cheveux rouges le nimbent d’une auréole enflammée, anarchique élément qui couvre une peau à la couleur plus pale que le lait, presque diaphane, tendue sur ce corps maigre et étriqué. Mais il n’est rien d’un enfant, car il explose dans ce corps trop petit, son âme hurle, se tord et cherche à s’en échapper, s’agrippant à quiconque tenterait de s’en approcher. Il à la rage d’un animal, et son regard reflète la folie froide du guerrier qui a vu bien plus de ventres ouverts que de fleurs. Et sa lame, sépultural instrument, brille dans les reflets de la lune et son chuintement sinistre annonce la mort létale.

    Du haut de son mètre 60, Akuryou ne semble jamais se départir de son insolence et de sa répartie terrible. Chevillant poings aux hanches, il dévisage et crache au visage de quiconque lui déplait. Et gare à l’impudent, au fou, qui lui ferait remarquer qu’il est un nabot. Akuryou a le tempérament colérique et l’adresse au combat qui va avec. Ses yeux, aussi bleus que les mers du nord, tranchent avec ses cheveux rouges, sont le reflet de ses émotions. Parfois clairs, presque électriques, c’est un lac calme qui berce doucement une barque. Mais souvent les vagues viennent se briser sur la surface de son âme et son regard s’assombrit, devient plus foncé que l’océan déchainé et il ne vaut mieux pas continuer la provocation sous peine de devoir engager le combat avec cette agile équilibriste. Souvent il a détonné à cause de son apparence, son visage pur et sans cicatrice, ses expressions intransigeante, son menton levé et son exubérante excentricité le font passer pour un adolescent. Il a cependant bien plus de 20 ans et déteste qu’on le pense plus jeune qu’il ne l’est. Son nez est d’ailleurs droit et pointu et ses lèvres aussi claires que sa peau. On les distinguerait à peine si elles n’avaient pas assez de volume pour créer une ombre de contour. Il sourit rarement, arborant une expression neutre ou de colère non feinte, mais les quelques fois où ses sarcasmes le font rire, ses lèvres s’étirent sur un sourire malin où s’affichent des dents serrées et aux canines proéminentes.
    Sa chevelure, anarchique, agitée sans cesse par des vents malins est coupée n’importe comment et une seule natte fine dépasse de cette masse pour retomber jusqu’au milieu de son dos. Quand il bouge, avec tant d’élégance qu’on dirait qu’il danse, cette mèche accompagne ces mouvements comme un serpent ondoyant, sans repos ni répits.

    Appelé le dragon, en raison de sa férocité mais surtout de l’importante pièce qui s’étale sur son visage et son ventre. Un immense dragon ailé tatoué à l’encre de chine, noir et absolu serpente sur ce corps, contrastant avec la teinte liliale de l’épiderme et souligne les muscles fins et secs du jeune homme. Il remonte jusque sur son visage, au niveau de la joue et déroule sa langue bifide jusqu'à la commissure des lèvres. Impossible de rater ce signe ostentatoire, propre aux anciens yakuza, il y a quelque chose d’impressionnant et étrange dans ce tatouage, comme si cette image transmettait à Akuryou toute la fureur de l’animal.

    Force et agilité d’ailleurs, sont les maitres mots de la machine mortelle qu’est Akuryou en combat approché. Sa petite taille, sa légèreté (50 kilos) en font un adversaire instable, dur à saisir et à toucher encore plus. S’il n’est pas capable d’éviter les balles, on lui prête cette capacité et il en ressort d’autant plus un portrait effrayant de ce serviteur dévoué. Agile et souple, ses attaques sont brusques et difficiles à prévoir puisqu’il blesse en dessous de la ceinture et aime trancher les tendons d’Achille pour infirmer son adversaire. Ses deux lames, usant de son ambidextrie, tranchent et tournent comme des moulinets, tranchent et estoc sans répits. Néanmoins, et c’est là le plus gros défaut d’Akuryou, il se sert mal des armes à feu et pire sa petite taille ne lui permet pas d’accuser le recul des plus grosses d’entre elle. Il se contente en général de s’en servir comme projectile en lançant tout ce qu’il trouve à la tête de son adversaire si jamais il se retrouve désarmé.

    Souvent habillé de manière élégante, son sang étant celui d’une grande famille, même si cette dernière l'a renié, il porte à merveille la chemise noire qu’il laisse entrouverte pour faire deviner son tatouage, en plus d’un jean souvent troué et à la limite de la fossilisation. Il faut avouer que la plupart des fringues lui vont et même quand il porte le costard/cravate (quand il accompagne Satsuki en mission officielle) il se dégage de lui une aura d’aisance et d’assurance.
    Sous ses vêtements, le corps d’Akuryou est fin et taillé tout en muscle. Ses épaules sont musclées sans être large, il a un bassin étroit, un torse plat et finement musclé, des bras souples et adroit et des doigts d’une délicatesse incroyable. Sa peau est par endroit zébrée de cicatrices, souvent des impacts de balle au niveau des épaules ou de larges griffures dans le dos. Il s’est au moins démit une fois tous les doigts, déboité l’épaule, cassé des bras (mais jamais des jambes) et a même eu le côté droit du bassin écrasé. Il s’est toujours relevé sans dire un mot et sans se plaindre. Et c’est pour cette étrange capacité, que certains l’appellent le samouraï… un samouraï des temps modernes.


IV. Autres
  • Rêve, Ambition : Akuryou n’a plus de réelles ambitions. Etrangement il vit uniquement dans le présent. Ses rêves ont depuis longtemps disparu. A une époque, il rêvé de ne pas être enfermé mais depuis que Satsuki lui a permit de trouver un sens à sa vie et l’a protégé quand sa famille voulait appliquer la sentence de l’enfermement, il a réalisé son ambition.

  • Cauchemar, Phobies : Akuryou rêve souvent que son destin s’est accomplis, qu’i l meurt seul et sans honneur, mais ce n’est rien de bien particulier. Il ne craint pas grand-chose, même la mort ne l’effraie pas plus que ça. Disons qu’il porte le déshonneur en horreur et que sa plus grande phobie serait de manquer à ses principes de droiture et de grandeur.

  • Groupe : Mafia, homme à tout faire des Kirasagi
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MessageSujet: Re: Akuryou, le dragon [MAFIA]   Sam 25 Juil - 16:23

V. Facultatif
  • Signes particuliers :
    Elégant et mortel, Akuryou rejette les armes à feu et se bat uniquement à l’arme blanche. Respectant le bushido et l’honneur du samouraï, il porte à son flan deux redoutables lames.



    Un katana, 69 cm en acier 420, poignée en cuir et métal, fourreau en bois de magnolia laqué rouge avec décors. Une arme terrible offerte par Satsuki Kirasagi après quelques temps à son service. Très lourde, elle se manie facilement à deux mains et plus difficilement à une main. La lame, affutée comme du rasoir, tranche dans la chair comme dans du beurre. Akuryou aime énormément ce katana qui est le seul qu’il possède actuellement. Ce genre d’arme valant une petite fortune en soi. Il y fait plus attention que son précédent katana qu’il a brisé dans un combat précédent.



    Un Wakisashis, 43 cm en acier 420, poignée en cuir et métal, fourreau en bois de magnolia laqué rouge avec décors. Accordé au katana. C’est une petite arme qu’Akuryou possède toujours sur lui, conformément au bushido. La rumeur veut même qu’il dorme avec, la lame bien à l’abri dans son oreiller et qu’il ne faille jamais croire Akuryou désarmé qu’une fois qu’on a cette arme dans la main. Il s’agit normalement d’une première arme qu’on offre quand les samurais deviennent des hommes et qu’ils tuent pour la première fois. Akuryou n’étant pas vraiment un samurai officiel, il s’est contenté d’acquérir son premier Wakisashis encore gosse. Une fois qu’il fut brisé (en même temps que le katana) il a juste attendu d’avoir l’occasion d’en récupérer un nouveau.

    Akuryou combat comme il parle, il est sauvage et effréné et son corps à corps est redoutable. Agile petit singe, rapide et musclé, il taille sans laisser aucune chance à son adversaire. Cependant il craint les armes à feu, même si les plus colporteurs racontent qu’il peut trancher une balle en plein vol avec son Wakisashis. Sa technique étrange lui permet, en se servant de son ambidextrie, d’utiliser ses deux lames en même temps.



VI. Hors-jeu
  • Comment avez-vous connu le forum ? : Alors là aucune idée… Je crois que c’est en naviguant au hasard de forums en forums. Mais je suis incapable de m’en souvenir.
  • Que pensez vous du design du forum ?: Très bien ! C’est ce qui m’a poussé à m’intéresser à l’histoire
  • Que pensez vous de l'intrigue du forum ?: Il faudrait rapidement mettre un but à atteindre pour les factions en place, sinon ça va tourner en forum, « un clan tape sur l’autre » et les joueurs qui ne sont pas capable de faire de l’intrigue tout seul (comme moi ^^’) finissent pas se lasser.
  • Des remarques ?: J’aimerais bien voir deux choses activées ! La partie fiche JDR pour les personnages qui peut donner plein de renseignements et l’édition avancée pour les messages =)
  • Avez vous lu le Règlement ? Bon code.
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Akuryou, le dragon [MAFIA]
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