~ { Autopsied } ~

You • Couldn't • Ever • Fall • Lower


 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 World of the Shapeless } Pv Amaterasu

Aller en bas 
AuteurMessage
Osamu Horikuta

avatar

Nombre de messages : 12
Date d'inscription : 27/07/2009
Localisation : Phlégéton
Fonction RPG : Nettoyeur de tous ces microbes appelés humains.
Âge du personnage : 19 ans
Fiche de Présentation : Die

Registre de l'Etat
Message Perso: Life is a long Painful Game
Etat civil: Célibataire
Porte-monnaie: 10 000¥

MessageSujet: World of the Shapeless } Pv Amaterasu   Mar 1 Sep - 12:54



    « Nhnnn huhu »


    Il n’y a rien de plus effrayant que la nuit pour un enfant. Ils croit y voir des monstres, ses monstres, ceux que son esprit a créé, ses cauchemars personnels. L’affreux sous le lit qui menace de dévorer, les sanglants qui se cachent dans les placards, les méchants déambulant dans le couloir. Des sortes d’alter ego qui réguleraient l’équilibre de tout être, les démons. Seulement à Tokyo II il n’y avait plus d’enfant depuis longtemps. Et encore moins de monstres imaginaires. Non, ici c’était tout le contraire de ce qu’on connaissait. Et derrière chaque enfant pouvait se cacher le monstre le plus sanguinaire. Une scène tout à fait morbide quand on y pense, et quasi impossible. Pourtant il était bien là cet enfant monstre, dominant les débris et les débris de pierre, de poussière accumulée, jonchant sur le cimetière rocheux et métallique que l’on confondait avec l’obscurité. C’était pire que le purgatoire, pire qu’un désert noir, pire que la fin du monde, ce n’était plus rien. Rien qu’un ossuaire macabre. Et au milieu de tout ça cet enfant. Enfant c’était beaucoup dire, tout du moins c’était son physique poupon qui faisait ressortir cet abominable contraste. Du haut de ses 19 ans il n’en faisait pas même pas 17, enfant enterré dans ses cauchemars, dans le champ de ruine d’Honogurai.

    Osamu devait faire très peur comme ça, justement parce que son physique n’allait pas du tout à ce qu’il venait de faire, ses mains gantées étaient tout simplement tachées de sang, oh, la seule pensée qui lui venait à l’esprit à ce moment là était le prix du produit qu’il allait devoir acheter pour faire partir les traces, ce n’est pas très seyant en société de se montrer avec les traces de son dernier crime. N’est ce pas ? Pour l’image qu’il se donnait en tout cas, aux yeux de tous… ou disons presque tous il était cet adorable petit garçon généreux et sympathique. Il attendait simplement son heure. Pourquoi presque tous ? Il y avait une personne. Une seule et agaçante personne qui l’avait découvert. Une seule petite fourmi qui le chassait nuit et jour, et qui le retrouvait inévitablement. Comme si la ville était trop petite pour eux deux. Et cette personne c’était cette petite justicière prétentieuse qui portait le doux pseudonyme d’Amaterasu. Forcément elle était là, toujours, elle le traquait comme une loup traque un lapin et finissait à chaque fois par le retrouver, Dieu seul savait pourquoi ils étaient destinés à se croiser. Oochan ne comptait plus les fois où il s’était retrouvé face à elle en combat singulier, où elle avait failli l’avoir, où il avait presque réussi à la tuer cette agaçante femelle.

    Mais comment dire ? Ils devraient en finir. Aujourd’hui avait été une journée intéressante, la radio avait annoncé qu’un criminel en série, Waya Kazuki venait de découper une bouchée d’enfants innocents et continuait ses méfaits. Il n’avait pas été bien difficile de le trouver, à vrai dire un lourdaud comme lui n’était pas bien rapide, il possédait une force brute bien développée, certes mais avec un peu d’agilité le jeune évadé n’avait fait qu’une bouchée de lui. Il était là, entouré de son long manteau noir cuivré, un pull rayé, des bottes montantes, assit sur les gravas et les restes d’ossements humains, les jambes croisées, un pied sur le dos de ce Waya Kazuki, en position apparemment plus que confortable. Il regardait le mort de ses yeux sombres, lui et la terre mélangée au sang qui collait aux muqueuses de son visage rougit, les traits de son être fendus, une coquille vide, l’âme l’avait déjà quittée au moment où son attaquant l’avait piégé… comme une mouche dans la toile d’araignée. Il l’avait payé de sa vie, il lui servirait bien. Osamu savait parfaitement qu’Akane devait être sur la piste de ce malfaiteur, il en était à 90% certain. Simplement parce qu’il le sentait. Et puis il n’avait lui non plus pas voulu le laisser en vie ce gros porc, tuer des enfants était un acte absolument abominable, lui il aimait bien les enfants, c’était des créatures pures et innocents, enfin à moitié mais quand même. Bref, il n’avait pas supporté. Et puis… ça lui permettrait de foutre en rogne la brunette.

    D’ailleurs il entendait déjà des pas au loin. Ces pas il les connaissait par cœur, les bruits métalliques, cette impression sur le sol d’être à la fois lourdement chargé et en même temps si fragile et léger. Comment dire… Oochan avait juste l’impression qu’il fallait en finir pour cette nuit. Comment il était gentil, il avait attiré le monstre dans un endroit tellement reculé que personne de sensé ne viendrait les déranger, et même s’il y avait d’autres personnes ils trépasseraient. Et puis… il avait eu le temps de préparer sa venue à la femelle.

    Cet atmosphère délabrée ne faisait que partie de la tension, c’était diablement excitant un endroit pareil, Osamu n’avait pas peur non, il se sentait juste en fusion avec les cauchemars d’enfants qu’était cet endroit.

    Il attendait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Amaterasu

avatar

Nombre de messages : 8
Date d'inscription : 27/08/2009
Localisation : Holding Hell's gates wide open for you.
Fonction RPG : Soldat de la Justice
Âge du personnage : 21 ans
Fiche de Présentation : Here~

Registre de l'Etat
Message Perso: Killing in the name of !
Etat civil: Célibataire
Porte-monnaie:

MessageSujet: Re: World of the Shapeless } Pv Amaterasu   Jeu 3 Sep - 15:36



    L’alcool glissait dans sa gorge, laissant sur son passage une traînée brûlante, et elle ne laissait rien paraître sur son visage. Ce bar dans lequel elle s’était installée quelques minutes pour se reposer ne lui inspirait que de la haine, qui vivait au fond de ses entrailles depuis sa plus tendre enfance, et qui se ravivait chaque jour un peu plus. Comme si le mal qui l’entourait servait de charbon au feu de la violence qui se consumait dans un si petit cœur. Elle jetait parfois un œil froid en direction des quelques types qui se toisaient les uns les autres dans les coins reculés de l’endroit, bien consciente qu’elle n’avait pas grand-chose à craindre d’eux. Les serveuses étaient bien plus plantureuses qu’elle et ils ne semblaient pas très armés, alors ils la laissaient tranquille. Classique. Ils avaient peur de perdre leur petite vie minable, seule chose de valeur qu’il pouvait leur rester. Et encore. A les regarder, elle aurait pu juger quelques-uns vaguement dignes d’être explosés par l’un de ses bébés qu’elle transportait sur son dos, et leur vie elle-même n’était même plus digne d’être conservée. Ils la dégoûtaient profondément.

    Et puis cet alcool était immonde, et la seule raison pour laquelle elle cherchait à se souvenir du nom c’était pour ne jamais avoir besoin d’en boire de nouveau. De toutes façons, cet endroit n’était pas réputé pour sa chère ou sa boisson. La brune s’était aventurée en ce lieu dans le simple but de récolter quelques informations supplémentaires sur le sale type qu’elle cherchait depuis quelques jours, et elle savait qu’il ne se trouvait pas loin. Les gens du coin avaient sûrement entendu parler de lui, ou bien l’avaient croisé. A défaut, elle aurait juste perdu son temps. Quelques longues minutes, ponctuées par les rires gras de quelques hommes ou les papotages des serveuses, passèrent. Akane commanda un autre verre, pour le simple besoin de se réveiller et de ne pas se laisser s’affaiblir ses réflexes, dans l’ambiance feutrée et enfumée du bar. Le barman ne semblait pas l’apprécier, et elle le lui rendait bien. Si la clientèle de ce type n’était composée que de ces rebuts de la société plus ou moins recherchés, il était clair qu’une jeune fille aussi armée n’était pas la bienvenue. Elle pourrait causer du grabuge. Bah, qu’est-ce que ça pouvait bien faire, comme si c’était pas déjà assez miteux ici… L’homme lui tendit un autre verre et réclama son dû, avant d’aller allumer la radio, qui grésillait atrocement. Quelques mélodies vaseuses parvinrent aux oreilles de la brune, qui les ignora, mais qui se redressa d’emblée à la mention de ce gros tas de Kazuki. Il avait été repéré dans les environs du champ de ruines. Elle fronça les sourcils ; pourquoi cet abruti irait-il dans ce coin ? Ce n’était certes pas le meilleur endroit pour se cacher, il n’y avait pas d’abri, et il n’y avait certainement pas d’amis. Il n’y avait qu’une option. Il était suivi et il y avait été précipité contre son gré.

    Le vent lui fouettait le visage alors que la jeune fille courrait dans les rues, sans regarder où elle allait, connaissant par cœur le chemin pour aller jusqu’aux ruines ; une sensation autre que l’envie de réussir sa mission s’était emparée d’elle. Quelque chose de plus profond. De plus agréable encore. Parce qu’elle savait très bien qui l’avait poursuivi. Pourquoi elle le savait, elle n’en avait aucune idée. Elle pouvait se tromper. Mais dans ces temps difficiles, l’instinct est une qualité primaire, et ceux qui en sont dénués ne risquent pas de faire long feu. Elle le voyait déjà, avec son air triomphant. Sale petit con.

    Même à la lueur des étoiles, blafarde, douce, les lieux n’auraient jamais l’air agréables. L’obscurité ne les rendait que plus lugubres. Une odeur de soufre et de cendre froide s’échappait des décombres entassées là depuis des années qu’on ne comptait plus, et la seule silhouette dressée là n’était pas celle de Kazuki. Elle ne voyait au loin que des formes peu discernables, mais il ne lui en fallait pas plus pour savoir à qui elle avait affaire. Comme si une sorte de destin un peu emmerdant s’empressait de les jeter sur le chemin l’un de l’autre. Comme si des dieux vaniteux qui s’ennuyaient ressentaient le besoin de les regarder tenter de s’entretuer en vain à chaque fois qu’ils se rencontraient. Elle aurait du le tuer, l’autre fois en haut de l’immeuble. Il aurait pu la vaincre, cette fois là dans les égouts. Mais tout ne se passait pas toujours comme prévu.

    Un cadavre, au sol. Elle s’approchait. Par derrière. Elle savait qu’il savait qu’elle était là. Sinon il se serait retourné. Au pire, il se serait enfui. Il n’avait pas esquissé le moindre mouvement. C’était de la provocation pure et simple… pourtant, le tuer par derrière n’était pas une option. Elle avait horreur de finir ses proies de façon pressée. Ca détruisait tout son plaisir.

    Amaterasu : « Enfoiré. Ce type était à moi. Et j’ai comme l’impression que tu le savais… »

    Elle s’était emparée de ses uzis, sans encore les pointer en direction du blondinet qu’elle discernait beaucoup mieux de plus près, et se contentait de rester là, debout au milieu du néant.

    Amaterasu : « Mais bon, je me contenterai de ton cadavre, tant pis. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Osamu Horikuta

avatar

Nombre de messages : 12
Date d'inscription : 27/07/2009
Localisation : Phlégéton
Fonction RPG : Nettoyeur de tous ces microbes appelés humains.
Âge du personnage : 19 ans
Fiche de Présentation : Die

Registre de l'Etat
Message Perso: Life is a long Painful Game
Etat civil: Célibataire
Porte-monnaie: 10 000¥

MessageSujet: Re: World of the Shapeless } Pv Amaterasu   Sam 12 Sep - 21:15




    Il y avait comme des ondes. Des tas de petits filtres d’une lumière pâle et sordide. Il les ressentait à travers tous les pores de sa peau, comme s’il était un aimant attirant ses proies à lui, sa proie. Depuis le temps que la jeune fille aux couettes ébène le poursuivait il essayait de lire en elle. Il pouvait deviner pour beaucoup de gens le fond de leur être profond, c’était justement ces ondes qu’il ressentait, cet instinct de tueur, comme celui d’un loup ou d’un serpent, se fondant tellement dans son milieu qu’il y connaît le moindre changement à la minute où il se cause. Tout est relatif. Sans tomber dans le garysusisme, Osamu était intelligent. Très intelligent. Il était faible, petit, peut être trop sensible, sûrement un peu niaiseux mais intelligent. Le manque d’éducation à Tokyo II baptisait des être de moins en moins cultivés et donc de moins en moins intelligents. Et ceux-ci mourraient vite, mais continuant toujours à procréer tels d’abjects rongeurs. Pour le blondinet tout ceci n’était qu’un jeu version grand terrain, un jeu où à la fin il n’y aurait pas de gagnant mais auquel on jouerait quand même, par principe, par ennui. Et ça lui plaisait quand le jeu atteignant le summum de la stratégie et de l’adrénaline, en gros, titiller l’intelligence et les sens pour que la vie soit suffisamment attrayante. Et justement parce qu’il n’arrivait pas à vaincre Akane il s’acharnait. Il s’acharnait à trouver toutes les possibilités, les idées, les projets destinés à faire d’elle de la charpie, ou au moins l’attraper. Vivante si possible. Ou l’abattre sur son propre terrain. Bref, gagner au jeu. C’était encore plus indispensable de se faire parce qu’il avait du mal à la lire en entier, et donc il le voulait encore plus profondément. Elle n’était pas stupide, elle n’était pas une idiote de petite trainée n’ayant rien trouvé de mieux qu’utiliser son corps pour s’en sortir. …lui ? Lui il utilisait le corps des autres pour s’en sortir.

    En bref, dés que la gamine était là il n’en pouvait plus. Elle connaissait son passé, ou du moins le nombre de crimes qu’il avait commis, en gros son côté sombre et psychopathique. Et ça c’était gênant, elle en savait trop. Mais c’était également pour ça que c’était amusant. Ils savaient tout deux qu’une tierce personne n’interviendrait en aucun cas, c’était une histoire entre eux deux, comme un crime intime, un suicide collectif. Il n’y aurait pas de grand copain baraqué pour casser la gueule de l’un ou de l’autre, pas de recours à la Justice inefficace de cette ville, rien. Juste l’art de la chasse et de l’élimination à deux.

    Peut-être Osa-chan avait il une vision très poétique de la chose parce que dire qu’il y avait deux tarés qui cherchaient à se casser la gueule puis s’arracher les boyaux ça revenait au même. Sauf que là c’était de la barbarie. Eux ce n’était pas ça. Eux ils étaient des artistes de l’intelligence et de la stratégie. Dont l’œuvre se solderait par la mort d’un d’entre eux. Le jeune garçon ne rêvait que de ça, l’élimination. Avant c’était anéantir les vies des humains, sentir ce même filet de lumière quitter le corps pour le faire frissonner de plaisir, mais c’était presque devenu une nouvelle règle : tuer Amaterasu, elle seule.


    En prison on a le temps de réfléchir, de s’écouter mais aussi écouter l’extérieur. Il était comme un brouillard, une fumée, ici, assit sur les gravas, il entendait le moindre petit crissement, le moindre nuage de poussière dévalant les ruines, les moindres murmures de la nuit, la moindre goutte de sang continuer de couler du corps du cadavre qui n’en aurait d’ailleurs bientôt plus, et bien sûr les moindres pas. Aussi il ne se retourna pas de suite en entendant Akane arriver par derrière.

    « Enfoiré. Ce type était à moi. Et j’ai comme l’impression que tu le savais… »

    Sourire.

    « Mais bon, je me contenterai de ton cadavre, tant pis. »

    Sourire.

    L’idée était attrayante et bonne.

    « J’avais raison d'utiliser un gros appât pour te pêcher. »

    Quel dommage il y a un hameçon caché dedans. A cette dernière phrase il tapota de sa botte montante pour bien montrer à la jeune fille l’appât en question. Se foutant ouvertement d’elle par la même occasion. Il entendit des bruits de métal et d’engrenage, et la légère ondulation du frottement d’étoffes. Elle avait sortit ses chers Uzis.

    « Tu es vexée de t’être faite avoir sur ton propre terrain ? C’est drôle tu représentes la Justice et un criminel fait ton boulot à ta place. »

    Il disait tout ça d’un ton presque jovial, confiant, alors qu’il pouvait se faire trouer la tête à chaque instant. Pour certains ça passerait pour de la stupidité ou de l’inconscience, de l’imprudence sûrement. Pourtant c’était de l’anticipation, c’est tout. Il n’était pas aussi stupide pour se faire avoir dans son propre piège, même si le risque n’était pas loin.

    Des gouttes d’eau, non potable et probablement toxiques défilaient parfois des murs qui restaient encore, donnant à l’endroit une humidité désagréable, moitié sèche à cause de la poussière. Les pluies acides n’étaient pas rares. Osamu se pencha un peu sur le côté, au moment où une légère brise décoiffait sa rangée de mèches grisâtres et la regarda. La fixant avec un sourire provocant.

    « Tu rongeras mon cadavre ? Comme j’ai envie de le faire avec le tien ? »

    C’était pire que sinistre, c’était lugubre et funeste. De la brume blanchâtre et fantomatique stagnait au dessus du sol, limitant l’obscurité pour la transformer en brouillard où les formes étaient encore moins visibles. Elle aidait le blondinet à annoncer sa guerre froide et sans merci, attentif au moindre mouvement de la grande justicière, anticipant comme il savait si bien le faire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Amaterasu

avatar

Nombre de messages : 8
Date d'inscription : 27/08/2009
Localisation : Holding Hell's gates wide open for you.
Fonction RPG : Soldat de la Justice
Âge du personnage : 21 ans
Fiche de Présentation : Here~

Registre de l'Etat
Message Perso: Killing in the name of !
Etat civil: Célibataire
Porte-monnaie:

MessageSujet: Re: World of the Shapeless } Pv Amaterasu   Mar 5 Jan - 16:39


    Les doigts serrés sur ses bébés métalliques, elle les pointait sur la silhouette hautaine et moqueuse qui lui faisait face. Elle n’était pas surprise qu’il ne se retourne pas, qu’il ne manifeste pas le moindre frisson de terreur. S’il avait peur pour si peu, peur de deux malheureux petits uzis qui au pire pourraient lui faire exploser la cervelle, il ne serait pas aussi intéressant. Il ne serait jamais digne d’être ce qu’il était devenu vis-à-vis d’elle. Un rival. Un ennemi juré. La seule personne qu’elle pouvait regarder avec un sourire triomphant et carnassier tout en sachant pertinemment qu’il la regarderait de la même façon et qu’aucun des deux n’oserait tirer. Quelqu’un qu’elle suivait, qu’elle traquerait jusqu’à la fin, qu’elle ne laisserait aux mains de personne d’autre. C’était son futur cadavre, à elle toute seule. Elle n’attendait elle aussi que le moment où ce corps girait à ses pieds, ensanglanté, le visage déformé par la douleur qu’elle lui aurait infligé… Il serait sa plus belle réussite, sa poupée vaudou la plus attrayante, celle qui aura eu l’honneur de subir les pires horreurs qui gambadaient dans la tête folle de la justicière. Oh oui, il serait beau, quand le liquide rouge et funeste coulerait le long de sa peau blanche, retirant tout ce qu’il restait de vie en lui. Son sourire s’élargit à cette simple pensée. C’était ça, l’amour ? Le cliquetis de ses armes se fit un peu plus sonore dans le silence maladif de la plaine tandis qu’elle les tenait un peu plus fort, s’empêchant difficilement d’appuyer sur la détente.

    Osamu : « J’avais raison d'utiliser un gros appât pour te pêcher. » 

    La pêcher, hein. Elle souriait déjà trop, mais cette réplique ne fit rien pour atténuer sa bonne humeur. La journée qui était plutôt partie pour être ennuyeuse à mourir venait de prendre un tournant radical. Il était difficile de s’ennuyer en présence d’Osamu.

    Akane : « C’est d’un mauvais goût… »

    Certes, il lui avait volé sa victime, sa récompense, et la thune qui allait lui servir à se ravitailler en alcool et en nourriture pourrie pour la semaine, mais à cet instant précis, elle s’en fichait profondément. Ce petit salaud lui avait déjà fait subir pire que ça. De toutes façons, elle allait se venger. Ce crime ne resterait pas impuni. Il n’avait pas trouvé mieux qu’une métaphore dégoûtante sans la moindre élégance pour lui avouer qu’il avait fait exprès de tuer ce type pour l’attirer à lui, mais elle ne lui en tint pas rigueur. Il ne fallait pas trop lui en demander, ce n’était qu’un petit criminel au cerveau rongé par les vers qu’il avait chopé pendant son petit séjour en prison.

    Osamu : « Tu es vexée de t’être faite avoir sur ton propre terrain ? C’est drôle tu représentes la Justice et un criminel fait ton boulot à ta place. »

    Hm, il ne fallait quand même pas qu’il dépasse les limites. Il fallait qu’il reste à sa place. La brune redressa vivement ses uzis en direction du blond qui la toisait de son joli sourire plein de dents et qui la narguait avec une telle évidence qu’il aurait du remercier le ciel de ne pas encore être mort. Elle aurait pu tirer depuis longtemps. Elle aurait pu regarder les balles rapides fendre son crâne et sa cervelle, là, maintenant, devant elle, et le regarder s’effondrer dans les gravats et la poussière, allant rejoindre au fin fond de l’enfer le gros homme déjà à terre. Il aurait déjà pu être parmi ses confrères criminels que la brune se faisait un tel plaisir à éliminer. Et pourtant. Elle ne tirait pas. Parce que ça serait trop rapide, sans classe, sans les hurlements de douleurs qu’elle voulait entendre. Osamu pouvait être fier de se dire qu’Amaterasu ne le tuerait pas comme elle aurait tué Kazuki. Il méritait mieux que ça. Ce vulgaire petit con, ce prétentieux petit abruti, il méritait bien mieux qu’une balle perdue.
    Au-dessus d’eux, une tempête se préparait, lente, molle, et rendait le temps humide et lourd. Oh, que ce serait joli, une pluie acide sur leurs têtes, ajoutant à leur face à face mémorable une touche de douleur masochiste. L’idée lui plaisait. Elle en rougissait presque d’impatience. Mais pour l’instant, il ne fallait surtout pas qu’elle relâche son attention. Peut-être qu’à cet instant précis, elle était en position de supériorité, mais le blond n’était jamais en reste. Il profiterait de la moindre occasion, du moindre battement de paupière de la brune pour inverser les rôles. Et ça serait beaucoup moins amusant. Quoique…

    Akane : « Je ne vois pas pourquoi j’en serai vexée, mon chou. Tu as éliminé une raclure, et tu t’offres à moi sur un plateau. Deux pour le prix d’un, aujourd’hui est un jour faste. »

    Elle fit plusieurs pas en avant, gracieusement, évitant les restes de cadavres dévorés par les rats qui jonchaient le sol sombre, et ses talons claquaient contre les cailloux dans un son insolent qui ravissait ses oreilles. C’était le son de la domination. La pointe de ses uzis se posèrent, froides, sur la chair du cou d’Osamu, et elle respira doucement, ravie de son pouvoir, avant de murmurer, les lèvres bougeant lentement, comme si elle prononçait une prière :

    Akane : « Je te dévorerai jusqu’à la moelle. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Osamu Horikuta

avatar

Nombre de messages : 12
Date d'inscription : 27/07/2009
Localisation : Phlégéton
Fonction RPG : Nettoyeur de tous ces microbes appelés humains.
Âge du personnage : 19 ans
Fiche de Présentation : Die

Registre de l'Etat
Message Perso: Life is a long Painful Game
Etat civil: Célibataire
Porte-monnaie: 10 000¥

MessageSujet: Re: World of the Shapeless } Pv Amaterasu   Jeu 4 Fév - 22:01


    Bon, analysons la situation. A première vu l’insolent petit blond s’était fourré dans un sacré pétrin, quelqu’un serait arrivé il l’aurait toute de suite jugé suicidaire… ou complètement fou. Enfin, il était complètement fou ! Mais il y avait une différence entre être fou sans réfléchir, et le génie fou. Ce qui était sûr c’est qu’Osamu n’était pas assez crétin pour se jeter devant une Akane en furie, lui voler son gagne pain et se présenter devant elle à nu, lui offrant une parfaite cible. Elle lui avait un jour dit qu’à cause des éternels pulls à rayure qu’il portait il était né cible.

    Quel humour macabre dont ces deux là faisaient preuve quand même ! Mais bon, on dira « et alors ? Qu’est ce qu’il a prévu Osa-chan pour pas se faire trouer comme une passoire ? » et bien simplement … le champ de ruine. Et oui. C’était l’endroit parfait. S’il avait attiré la brunette sur un stade de foot ou n’importe quel large espace vide c’était courir à une mort sûr et certaine, de quoi devenir agoraphobe. Et non parce que mine de rien, ici c’était dur de bien tirer, oh, pas qu’Osamu ai des doutes sur les capacités d’Akane, non certainement pas, c’était juste … le brouillard, dense, comme des grumeaux qui leur tombait dessus, comme des fantômes qui venaient leur hurler aux oreilles. Ne parlons même pas de la tempête qui se préparait lentement au dessus d’eux. C’était les innombrables crevasses qui rendaient cet endroit difficile d’accès, c’était les bout de murs qui tenaient encore, il y avait cet immeuble dévasté encore debout, à moitié, gris et noir, comme si c’était vraiment un film d’horreur et dans lequel on pouvait facilement se cacher et … obliger son adversaire à ne pas tirer, forcément, qu’est ce qu’elle fera la petite avec ces bouts de pierre au dessus de sa fragile tête menaçant de rompre à la moindre secousse ?

    Non, malgré les apparences ce terrain n’avait rien de très positif pour la façon de se battre d’Amaterasu. Oh, la pauvre, au moins ils étaient à égalité comme ça. Et puis en dernier point il comptait bien sûr sur la chose la plus importante, elle n’oserait pas tirer. Pas s’il s’offrait ainsi, aussi facilement. Non, elle se sentirait si frustrée. Décidemment il la connaissait si bien. Vous savez ce qu’on dit ? Vous ne connaissez bien une personne qu’en vous battant avec elle. Forcément, quelle était la plus simple façon de rendre un Homme à l’état animal ? Représenter un danger de mort. Et Osamu ne connaissait pas de manière plus jouissive et cruelle d’apprécier quelqu’un. Si c’était ça, qu’est ce qu’il devait l’aimer Akane alors.

    Et d’ailleurs la peur. Le sentiment le plus excitant qu’il existe mis à part le désir sûrement, la peur donne des ailes comme on dit, ce n’est pas pour rien. Au moment où l’animal pressent un danger son pouls s’accélère, le sang afflue dans ses muscles, les préparant, qui sait, peut-être faudra-t-il s’enfuir, peut-être faudra-t-il se battre ? Inutile de décrire l’état d’un être humain prit en même temps de peur et de désir dans ce cas.

    Mais bon, malgré tout ça Osamu était quand même vachement dans la merde pour l’instant. Dominant les gravas il vit la japonaise pointer ses canons droit dans sa direction. Il suffisait d’un petit doigt résistant à l’envie de le tuer et hop, finit pour lui. Pour qui elle le prenait ? Elle savait très bien qu’il ne se laisserait pas si facilement faire.

    « Je ne vois pas pourquoi j’en serai vexée, mon chou. Tu as éliminé une raclure, et tu t’offres à moi sur un plateau. Deux pour le prix d’un, aujourd’hui est un jour faste. »

    « Je suis outré que tu me mettes dans le même panier que ce gros lard… »

    fit-il d’un air vraiment outré d’ailleurs. Comme s’il plaisantait avec une bonne camarade de classe. Camarade de classe qui avança vers lui d’un air meurtrier, et il ne bougeait même pas, peut-être fit-il juste un léger mouvement de recul, nerveux, pendant une seconde quand il put sentir son odeur tellement elle se trouvait à présent près de lui. Mais rien ne le fit céder à la panique, quelle confiance en soi ! C’en était presque révoltant. Il sentit le bout froid du métal se poser dans son cou, elle pouvait sûrement ressentir le pouls accéléré du blond à travers son uzi.

    « Je te dévorerai jusqu’à la moelle. »

    Il leva les yeux vers elle, puis descendit son regard vers l’arme pointée sur lui, alternativement, la dévisageant de la tête au pied en passant, lent, langoureusement.

    « Hm…tu crois vraiment que ton mignon petit ventre arrivera à me diriger ? »

    Il avait beau faire le malin, la situation dans laquelle il se trouvait n’était pas très glorieuse, jambe un peu écartées, assit sur cailloux froid, paumes dans la poussière, un révolver sur la gorge …

    « Je pensais que ça te ferait plaisir de voir que je pense à toi et que je t’aide dans ton boulot, me voilà gracieusement remercié… Ma chérie, c’est dangereux, c’est pas pour les enfants ce genre d’engin, allons retire ça. »

    Visiblement il se foutait complètement de sa gueule. Et en plus il aimait bien ça. Très drôle, elle avait deux ans de plus que lui.

    Non, il le savait, elle ne pourrait pas tirer, elle ne voudrait pas tirer, tant que celui-ci était ainsi désarmé, ça serait du travail bâclé. N’empêche que ça le faisait chier là d’être dans cette position inférieure. Ils perdaient du temps pour rien.

    Quand soudainement il y eu un éclair au loin, brisant la noirceur des nuages pour les teinter de blanc pendant cette demi seconde. Demi-seconde où Osamu en profita pour attraper les deux uzis, les maintenant tant qu’il le pouvait, et se jetant sur Akane ils étaient bons pour dévaler la pente de gravas ensemble, violemment. Mais pas d’où la brune venait, non, de l’autre côté. Et de l’autre côté la pente était atrocement raide, donnant sur le début des gravas de l’immeuble. Là où il y avait encore plus de cadavres, plus de recoins, plus de tout. Ce n’était rien, là bas c’était le côté effrayant des ruines.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: World of the Shapeless } Pv Amaterasu   

Revenir en haut Aller en bas
 
World of the Shapeless } Pv Amaterasu
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» CNN: Food prices rising across the world
» Vente Elysien Forge World (GI)
» Rock My World
» Forge World
» Nouveauté Forge World

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
~ { Autopsied } ~ :: ~ { Honogurai 仄暗い [RP] } ~ :: Champ de ruines-
Sauter vers: