~ { Autopsied } ~

You • Couldn't • Ever • Fall • Lower


 
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 Terribles devoirs.

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MessageSujet: Terribles devoirs.   Dim 13 Jan - 20:58

HJ: Stp ô grande môman, attend que j'aie fini les trois posts pour lire ;)

L'adolescent, assis sur sa chaise, poussa un grognement. Il était toujours en train d'écrire, alors que le soleil se levait peu à peu, et la lumière que filtraient timidement les rideaux le dérangeait. Cela faisait depuis la veille, près de 6 heures qu'il travaillait ainsi, et près de 6 heures maintenant que son poignet le faisait souffrir le martyr, à tel point qu'il lui semblait qu'il allait se rompre au moindre coup de vent. Au moins, se dit-il, il n'y avait pas de courant d'air pour briser le dernier membre de son corps auquel il s'accrochait encore, difficilement par ailleurs.

Soudain, il bailla de façon phénoménale, posa le stylo noir dont l'encre était presque totalement épuisée, ferma les deux copies étalées sur la table, et, dans un dernier effort possible à son épuisement, il se leva et se jeta sur son lit, les yeux tournés vers l'astre du jour qui grandissait derrière sa fenêtre, les paupières si lourdes qu'elles semblèrent tomber d'un coup. Kurogane, exsangue, s'endormit.


L'adolescent poussa encore un grognement. Cela faisait au moins la cinquième fois que le réveil sonnait, et il n'avait pas la force de tendre son bras pour appuyer sur le bouton qui mettrait fin à son calvaire. Énervé comme jamais, il leva son buste d'un coup, encore plus décoiffé que d'habitude, bailla encore, s'étira avec difficulté (il n'y avait pas que son poignet, tous les membres de son corps le faisaient souffrir) et frappa si fort de son poing le réveil qu'on put croire qu'il l'avait cassé. Enfin, lorsqu'il eût retrouvé ses esprits, il détourna son regard vide et fatigué vers l'appareil, et à ce moment là, ses yeux s'écarquillèrent. Il eut une sueur froide. Son réveil indiquait 12h30.

Alerté, comme pris soudainement d'une peur panique, il s'élança hors des draps, enleva fébrilement les habits froissés qu'il n'avait pas eu la force de retirer la veille, se fourra un petit pain dans la bouche tandis qu'il essayait désespérément en même temps d'enfiler son boxer puis son pantalon, et cette "foutue chemise" dont les boutons récalcitrants refusaient de se fermer. Il attrapa sa veste, noua sa cravate comme il put, enfila ses chaussures de cuir sans en faire les lacets, se saisit des précieuses copies posées sur le bureau et fila comme un dératé, oubliant presque de fermer la porte de son appartement.

Heureusement, la limousine l'attendait toujours en bas, et lorsque le jeune homme s'approcha de la vitre du conducteur, celui-ci, tandis que l'objet se baissait et laissait apparaître son visage, affichait un air sévère et exaspéré.


" Kurogane-sama, cela fait plus de 3 heures que vous devriez être là-bas et que je vous attends. "

L'adolescent, honteux, -car d'habitude toujours ponctuel- mais trop fier pour le laisser paraître, monta dans la limousine et ne dit plus mot jusqu'à ce qu'ils fussent arrivés. Lorsque cela fut fait, et que le chauffeur fit signe au jeune homme de descendre, celui-ci, qui avait posé sa tête sur la vitre, les yeux clos, les rouvrit et sortit, avec ce même air de dédain total qu'il avait eu depuis qu'il était monté.

Il traversa nonchalamment la rue, devant laquelle on l'avait déposé, au premier abord un alignement d'immeubles insalubres, presque délabrés, et qui pourtant contenaient la plus grande richesse de tout Tokyo II, et ne s'arrêta que devant le dernier, celui qui était tout au bout de l'allée et le plus imposant par sa grandeur. Les portes automatiques de verre du luxueux immeuble dans lequel se trouvait le noyau dur de la Mafia, les appartements des quatre grands et de leurs successeurs s'ouvrirent sur son passage, comme si elles cédaient à son imposante présence, et lorsqu'il pénétra dans le hall, une rangée de serviteurs et de servantes en kimono s'inclina devant lui.


" Soyez le bienvenu, Kurogane-sama. Nous sommes heureux de vous revoir. " firent-ils d'une seule voix.

L'adolescent, les gratifiant d'un regard hautain, répondit un bref "merci", et poursuivit son chemin, en pensant, les méprisant plus que tout:

* C'est ça, moi aussi je suis heureux de vous voir me lécher les bottes avec toujours autant d'aplomb. *

Il grimpa deux étages en escalier, trop pressé pour prendre l'ascenseur, traversa encore un long couloir, et à sa grande surprise, alors qu'il se dirigeait vers la fameuse porte de la pièce où il devait se trouver depuis 9h30, il s'arrêta: devant le bureau de Satsuki se trouvait Daikirai. A bout de nerfs, Kurogane le salua brièvement, et lui demanda de le laisser passer, ce que le parrain ne fit pas. L'adolescent, contenant sa colère, insista, tout en se disant, désespéré, que c'était véritablement un jour néfaste.
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MessageSujet: Re: Terribles devoirs.   Dim 13 Jan - 22:46

Daikirai, lui non plus, n'avait presque pas dormi de la nuit. Il avait passé tout le temps où les gens normaux se reposaient, c'est à dire ceux qui n'étaient pas de profonds insomniaques tels que lui, accroupi sur son fauteuil en cuir, absorbé par le cours de la bourse, les yeux rivés sur son écran d'ordinateur portable blanc, griffé d'une pomme croquée, et qui était posé sur le bureau devant lui, tout comme un sachets de bonbons que sa main ne semblait jamais quitter.

Enfin, lorsque le soleil commença à se lever, il fit tourner son fauteuil en direction de la fenêtre, et, après avoir éteint son ordinateur, il ferma ses yeux entourés d'immenses cernes noires, et, tout comme l'adolescent l'avait fait, il s'endormit devant le soleil naissant.

Lorsqu'il rouvrit les yeux, la première chose qu'il vit fut sa sœur cadette qui le secouait depuis deux bonnes minutes dans l'espoir de le réveiller, ce qui n'avait pas été une tâche facile, lui qui avait toujours eu le sommeil lourd. Il ouvrit doucement les yeux, gratifia celle-ci d'un baiser sur la joue, et, en un maigre sourire, salua sa sœur, descendit de son fauteuil et, la prenant par la main, se dirigea vers les cuisines, en se grattant la tête.

Saluant Hitsugi qui était sur son passage, il lâcha la main de Jun, à laquelle il dit de s'asseoir, et ni vu ni connu, chipa une part de fraisier de la veille dans l'immense frigo qui se trouvait devant lui, et, après en avoir proposé une à Jun qui refusa, exaspérée de la voir sans cesse manger du sucre, il mordit dedans, et, en regardant celle-ci, balbutia:


" Ne sois pas fâchée petite sœur, mais j'ai trop faim pour manger autre chose. "

Lorsqu'il eut fini, en signe de repentir, il l'embrassa encore mais cette fois-ci sur le front, et, lui rappelant qu'elle avait rendez vous ce jour là à l'hôpital, il lui souhaita de faire attention à elle, la serra dans ses bras un instant, lui lança un petit "à plus tard, Jun", et il sortit de la pièce en chantonnant. Sa sœur n'avait pas remarqué qu'il avait caché une sucette dans sa poche, qu'il avait directement mise à sa bouche.

* Je vais avoir des caries si je ne me brosse pas les dents... * Se dit-il, se rappelant l'une des leçons qu'essayait vainement de lui inculquer sa petite sœur, alors que c'était lui l'adulte.

Il se dirigea vers la salle de bains, prit une douche rapide, gardant sa sucette en bouche, se brossa les dents avant de la reprendre, (Oui, pourtant, Daikirai est logique, parfois) il enfila un autre jogging et un autre tee shits noirs propres, jeta au linge sale ceux qu'il portait la veille, et alors qu'il sortait tout propre de là, la buée s'échappant de la porte entrouverte, et qu'il se dirigeait vers l'appartement de Gin, soudain, sucette en bouche, il s'arrêta, et fit un gigantesque sourire sadique comme on en voyait parfois chez lui. Et quand justement il affichait ce fameux sourire, il valait mieux prendre ses jambes à son cou. Il venait de se rappeler que ce matin, Kurogane devait venir rendre son travail.

Sans même aller retirer à Suzaku sa couverture comme il le faisait chaque matin pour qu'il se levât, il courut à l'appartement de Satsuki, mais n'en ouvrît pas la porte; voyant 9h30 à sa montre, il s'assit, adossé contre la porte, et, un lot de sucreries dans les poches, attendit.
Ce ne fut que 3 heures plus tard environ que le jeune homme arriva. Dai, qui était de nature patiente, ne s'en était pourtant pas préoccupé; il avait pris son ordinateur avec lui et tandis qu'il s'occupait de quelques petits détails concernant le trafic d'armes; (car oui, Dai ne fait pas que regarder la bourse et se gaver de sucreries malheureusement pour lui, c'est celui qui bosse sûrement le plus de la Mafia) il vit soudainement le jeune homme arriver. Il ferma calmement son ordinateur, se leva, et, en désignant le jeune homme de sa sucette, il dit, d'un ton placide:


" Tu es en retard. "

L'adolescent, comme il s'y attendait, le prit mal, et lui demanda de le laisser passer, semblant contenir son agacement, comme à chaque fois qu'un des quatre grands le contrariait. Dai jubila. Comme il était amusant et facile de le faire sortir de ses gonds! Il décida de pousser la plaisanterie encore plus loin. Faisant comme si il n'avait rien entendu, il s'approcha de très près du visage du garçon qui l'égalait presque en taille, de 5 centimètres exactement, et il dit, d'un ton encore plus agaçant:

" Tu sens le tabac froid, tu as de grandes cernes et tu es mal coiffé, comme toujours. Et je le répète, tu es en RE-TARD, mon petit Kuro. Satsuki ne va pas être contente de voir son fiston aussi négligent. Et enlève moi ces chaussures, tu n'es pas en Europe mais au Japon."

Le visage de l'adolescent passa de l'indifférence placide à la colère noire. Apparemment, il était déjà prêt à exploser de colère, ayant du passer une mauvaise nuit avec tout le travail que les deux grands lui avaient donné; cependant, la mafia était la mafia, et il devrait comme toujours faire avec. Daikirai se dit alors que pour cette fois-ci, il s'arrêterait là, et lui dit:

" Calme toi. Je te laisse passer si tu me donnes ce que je t'avais demandé de faire. "

Avec Daikirai, on n'avait rien sans rien, toujours une condition, et le jeune homme, l'air un peu plus calme, lui tendit la copie que le parrain feuilleta. Il hocha de la tête, comme pour dire que c'était bien, et, avant de se retirer, il ouvrit la porte du bureau, et dit, comme un enfant qui commettait son ultime bêtise:

" Satsuki, dis à ton fils d'arrêter de fumer. Il doit nous durer encore longtemps si il veut te succéder. "

Et sur ce, il s'enfuit avec la copie, sous le regard furieux du jeune homme. Daikirai entendit claquer la porte derrière lui, et puis il s'en alla, en se disant qu'il pourrait toujours embêter Suzaku, même si décidément, il était beaucoup moins amusant à embêter qu'un Kurogane mal réveillé.
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MessageSujet: Re: Terribles devoirs.   Dim 13 Jan - 23:48

Kurogane était furieux. Furieux comme à chaque fois que Daikirai lui faisait des réflexions désobligeantes. Il le savait pertinemment que s'il faisait cela, c'était juste pour le plaisir de le voir s'énerver, et il ne le supportait pas. Le parrain le traitait comme une chose divertissante, comme si c'était un jeu de le faire sortir de ses gonds. Et tout aussi furieux qu'il était, l'adolescent ne pouvait dire mot. Car il savait que Daikirai restait un parrain surpuissant de la Mafia, et même s'il en avait plus qu'envie, il ne pouvait pas se permettre de le provoquer: dieu soit loué, il tenait encore à sa vie.

Au lieu de répondre à chaque remarque perfide que celui-ci lui lançait, il l'assiégeait intérieurement, et se répétait, comme pour se réconforter:


* C'est bon... Lorsqu'il verra que je suis vexé il me laissera en paix... Aah! L'impuissance m'énerve. Dire que je ne peux même pas lui retourner ses sarcasmes... Il peut parler, lui, avec ses cernes de 5 cm autour des yeux, de ses cheveux en broussaille et se ses pieds constamment nus... *

Pourtant, l'adolescent retira ses chaussures comme celui-ci lui avait demandé. C'était vrai que c'était impoli de sa part, et, après avoir balbutié une excuse, demanda encore qu'il le lassât passer. Car décidément, il était maintenant plus qu'en retard, et il ne voulait pas perdre la face devant sa mère adoptive.

Enfin, il comprit. La vraie raison pour laquelle Daikirai l'attendait était son travail. Car même s'il se permettait parfois de l'embêter un peu, et ce n'était jamais bien méchant, avant tout le parrain avait toujours été très professionnel, et l'adolescent, machinalement, lui tendit l'analyse d'économie que celui-ci lui avait demandé. Son hochement de tête le rassura un peu: il pardonnait ainsi son retard puisque le travail était fait.

Kurogane se crut débarrassé du chef de la famille Hiroki; il se trompa. Alors qu'il tentait d'ouvrir la porte du bureau de sa mère adoptive, il se fit doubler par Daikirai qui rappela à Satsuki que Kurogane fumait encore et toujours. L'adolescent, furieux, lança un dernier regard noir à l'intéressé qui s'enfuit, et il rentra dans le bureau de sa mère en claquant la porte.

Le simple fait de voir Satsuki le calma instantanément. Elle avait toujours eu sur lui un effet apaisant, même lorsqu'elle tombait dans ses interminables délires, le jeune homme soupirait un peu, exaspéré, mais jamais ne s'énervait contre elle. Il posa ses chaussures devant l'entrée, où étaient posés les merveilleuses chaussures vermillon à talons hauts de la puissante femme, et, se tournant vers elle, il dit:


" ...Salut M'man. "

Il retira sa veste, qu'il accrocha soigneusement sur le porte manteau, et s'assit en face d'elle à son bureau, comme s'il était à un rendez vous. Calmement, il lui tendit sa copie, et dit tout de même, avec ce dédain qui lui était habituel:

" Sache que je te hais profondément pour tout ce travail que tu m'a donné à la dernière minute, sans me prévenir. Je n'ai pas dormi de la nuit, et j'étais si épuisé que je me suis effondré et maintenant je suis en retard. J'espère que tu te rends compte de l'ampleur des conséquences de tes actes. "

* A cause de ça, je n'ai pas pu non plus prendre le numéro de cette fille si intéressante... *

C'était la seule chose dont il ne parlait jamais à Satsuki: sa vie amoureuse (et sexuelle, bien entendu xD). Lui qui n'était jamais tombé amoureux, il n'avait jusqu'à maintenant jamais eu de problème avec ça, mais là, il devrait faire attention. Car Satsuki restait Satsuki. Elle trouverait toujours le moyen de lui faire cracher le morceau, si jamais elle se doutait de quoi que ce soit.

Faisant mine d'être vexé, les bras croisés, il explorait la pièce des yeux, comme il l'avait fait tant de fois dans sa vie. A part un affreux poster d'un groupe de rock étrange affiché sur le mur, rien n'avait changé. La bouteille de Saké miniature était toujours là, posé devant sa mère adoptive, pareil pour l'ordinateur dont elle ne se servait pratiquement jamais, et pareil pour le majestueux fauteuil louis XVI rose fushia qu'elle avait fait mettre dans la pièce. Enfin, il détourna encore ses yeux vers le bureau, et vit alors une chose qui le surprit: Satsuki avait posé un cadre photo qu'il n'avait pas remarqué. Tout de suite, il s'en empara, et regarda l'image.


Spoiler:
 

" Quoi? Ne me dis pas que tu as gardé cette photo?! "

Cette photo avait été prise par Gin il y avait deux ans de cela, pour ses 15 ans, le jour où l'excentrique parrain lui avait fait mettre une tenue étrange de sa création, (celle de Sasuke dans Nrt shippuden xD) composée entre autres d'un kimono blanc, d'un nœud cordé à la ceinture dans lequel était accroché son sabre et d'un pantalon noir; et il l'avait trouvé si "mignon" dedans qu'il n'avait pas pu s'empêcher de le prendre en photo, pour le plus grand bonheur de Satsuki qui avait enfin une image de son toutou préféré dont elle n'avait jamais pu capturer l'image.

Il avait un air encore plus dédaigneux qu'à l'accoutumée dessus, mais cette photo ravissait le parrain et la marraine qui; à chaque fois; la collaient au visage de toute âme qui passait sur leur chemin. L'adolescent, exaspéré, soupira, décroisa les bras, et, en reposant la photo sur le bureau, face contre le meuble pour qu'on ne pût plus la voir, il balbutia finalement:


" Désolé pour le retard. "

Car oui, même si à chaque fois il râlait, même si à chaque fois il mettait sur le dos de Satsuki tous les malheurs qu'il avait, il finissait toujours par céder à cette partie tendre de son âme qu'il ne montrait qu'à elle seule. L'air presque penaud, il n'osa plus la regarder en face, et en attendant qu'elle lui répondit, il posa encore ses yeux sur le large bureau jonché de babioles en tous genres colorés, qui lui étaient si familiers.

* C'est bon de la revoir de temps en temps, tout de même * Pensa-t-il.

Cela non plus, il n'aurait jamais le courage de le lui dire en la regardant en face, comme il avait l'habitude de le faire.
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MessageSujet: Re: Terribles devoirs.   Lun 14 Jan - 17:53

" Satsuki, dis à ton fils d'arrêter de fumer. Il doit nous durer encore longtemps si il veut te succéder. "

De la porte entrouverte, on perçut une réponse vive et implacable :
"Grmblmrble agrmble hrmble daokirmb !"

Le ton était formel : il était évident pour toute personne connaissant un peu Satsuki qu'elle avait bien entendu voulu dire qu'elle avait autre chose à faire que de discuter avec un va-nu-pieds de la pire espèce comme Daikirai. Par exemple, elle se devait de regarder au ralenti des épisodes de contrebande des Pokemons à la recherche des images subliminales cachées dans les scènes de baisers et destinées à accroître la vente de plantes en pots. Elle ajoutait aussi naturellement qu'elle ne les avait pas encore trouvées car elle cherchait toujours lesdites scènes de baisers et qu'elle n'allait pas tarder à envoyer quelqu'un défoncer la tête de l'abruti d'informateur qui la prenait pour une idiote. Enfin, Kuku-chan allait devoir s’accrocher pour lui succéder car elle, au contraire visiblement d’individus de moindre stature comme son interlocuteur actuel, n’avait aucune intention de mourir avant longtemps (et qu’il allait falloir la supporter encore un bon moment). Plus confus, suivait une exclamation marquant l’énervement de la femme à l’encontre de celui qui s’entêtait à manger des bananes sur le pas de sa porte, mais ça, je n’en jurerais pas.

Lorsque Kurogane entra dans le bureau (avec trois bonnes heures de retard sur l’horaire prévu, rappelons le, ne serait-ce que pour faire enrager l’intéressé), Satsuki se refusa à réagir immédiatement : elle était assise dans son fauteuil en cuir sur pivot (elle aimait en effet s’amuser à le faire tourner lorsqu’elle était assise dedans) et lui tournait le dos. Le reste de la pièce était bel et bien à peu près identique à ce dont l’adolescent pouvait se souvenir. Exception faite, bien sûr, de quelques détails comme le poster dédicacé d’un groupe de musique allemand à la mode des années plus tôt chez les préadolescentes européennes de tout poil et dont Satsuki se servait comme cible pour ses lancers de fléchettes, vaisselle et autres objets divers et variés. La chose avait dû coûter une petite fortune. Entendez par là que la personne qui l’avait achetée et s’était ensuite faite arnaquer par Satsuki devait maintenant l’avoir mauvaise. Autre curiosité que Kurogane aurait pu remarquer, le fauteuil Louis XVI avait été fraîchement repeint en vert pomme pour être plus en accord avec le rembourrage fuchsia qu’elle affectionnait tant. Le jeune homme devait se douter de quelque chose, vu qu’il esquiva habilement la chose pour venir poser ses fesses sur un siège qui ne repeindrait pas de façon durable sa garde robe.

Ce n’est que quand son fils adoptif s’adressa directement à elle en utilisant pour une fois le terme consacré qu’elle se retourna en faisant pivoter son siège avec un tel élan qu’elle fit un tour sur elle-même avant de s’immobiliser face au jeune homme. Elle était vêtue d’un T-shirt sans manches et d’une paire de jeans, tenue que complétaient horriblement une casquette sans visière et un énorme pendentif clinquant en forme de dollar américain. Cependant, le pire était qu’elle portait un tablier de cuisine rose à fleurs par-dessus son accoutrement déjà tendancieux. Elle tenta d’articuler une réponse mais le gigantesque sandwich qu’elle essayait d’ingurgiter d’une seule bouchée à la façon de ces énormes serpents l’en empêcha provisoirement et elle se résigna à mâcher avant de discuter. Ce qui lui prit une bonne minute et demi où elle ne pipa mot mais se sentait visiblement particulièrement à l’aise.
Il est difficile de dire si elle avait porté une quelconque attention aux propos de Kurogane au vu de sa réponse.
« Moi aussi, je t’aime mon poussin, je suis très fière de toi, même si ce devoir est pitoyablement court et ne doit même pas commencer à s’approcher des 24691 mots que je t’avais demandés. »
Sur ce elle posa d’un geste assuré son sandwich en plein sur la copie à peine rendue et voulu se servir un verre de saké. Ne trouvant pas de verre à proximité, elle empoigna la bouteille et s’en enfila une bonne gorgée. Puis, avec un coup d’œil coupable à Kuro, elle s’excusa :
« L’alcool est mauvais à la santé, tu comprends ? C’est pour ça que je ne t’en propose pas. D’ailleurs je vais la finir pour que tu ne sois pas tenté, d’accord ? »
Sans attendre de réponse, elle joignit le geste à la parole, devant un Kurogane blasé qui ne semblait plus faire particulièrement à ce genre de choses. Il avait d’ailleurs repéré un objet incongru sur le bureau de sa mère adoptive et s’en empara derechef.

" Quoi? Ne me dis pas que tu as gardé cette photo?! "

Magnanime, Satsuki obtempéra et se tint coite, respectant ainsi le vœu de Kuro. Cependant, au bout de trois minutes de silence et devant le regard consterné de son fils, elle répondit enfin.
« Si, si, je l’ai gardée avec moi. C’est la seule, vois-tu… » Sa voix aux tonalités pensives, mourut peu à peu.

" Désolé pour le retard. "

Pourtant Satsuki continua sur sa lancée.
« A chaque fois que je me sens m’adoucir, je regarde cette photo et je redeviens moi-même. Comment a-t-il pu te prendre en photo dans un tel accoutrement ?! C’est horrible ! Il y avait tellement de possibilités si merveilleuses… Cet idiot n’a aucun goût. Je lui pardonne, faute de mieux mais tout de même. Je lui avais bien dit d’utiliser la robe rose avec les rubans dans les cheveux ! Il n’a aucune parole, le pendard ! »

Elle s’écroula sur le bureau dans un soupir à fendre l’âme et se prit la tête entre les mains en gémissant.
« J’aurais tellement voulu une fille ! »
Celle qui était pour beaucoup la femme la plus puissante de Tokyo II tapa des pieds par terre et se prépara à faire un caprice.

Soudain, elle se redressa comme un diable qui sort de sa boite et, jetant un œil au visage de Kurogane, elle ajouta alors en soupirant :
« Mais tu n’es pas responsable, je suppose. Et je ne vais pas t’en tenir rigueur. Tiens ! Pour te récompenser de ton travail, j’ai trois cadeaux pour toi. Le premier est pour me faire pardonner de te prendre autant de temps libre.»

Sautant du coq à l’âne, elle lui tendit une feuille de papier A0 pliée en 512, où, à première vue, devaient être inscrites des séries de chiffres avant de poursuivre d’un ton enjoué, un grand sourire aux lèvres.

« J’ai compilé ici un certain nombre de coordonnées de petites amies potentielles pour toi qui semblent convenables. Ne t’inquiète pas, je les ai déjà prévenues, elles sont toutes d’accord. Ce sont des employées à nous pour la plupart alors il n’y a pas de souci.»
Satsuki observa le jeune homme un moment, inscrutable et pensive, faillit à plusieurs reprise prendre la parole avant de se reprendre. C’est alors que, finalement, n’y tenant plus, elle cracha le morceau, sentencieusement, lentement et impitoyablement. Et le monde fut plongé dans les ténèbres…
Le pire étant sans doute qu’elle donnait bel et bien l’impression de penser ce qu’elle disait...

« Tu sais, si il y a des choses dont tu veux parler, à propos des femmes, il vaut mieux s’adresser à la source. Il ne faut pas être timide avec ta maman, si tu as des problèmes. Tu es à un âge où il est normal de se poser des questions et je peux y répondre quand tu en auras envie ! Je peux même te donner des conseils. Tu sais, j’ai été mariée plusieurs fois ! »

Comme s’il y avait de quoi s’en vanter. D’ailleurs ce n’était pas non plus comme si Kuro avait été en position d’ignorer ce fait. La moitié de la mafia se posait des questions sur le sujet. Et l’autre moitié tenait trop à la vie…

Edit de Tsuki : Et dans ce post à mourir de rire (j'aime tes posts Sat'-chan, le nom de Chie/Tsuki est bien évidemment interdit =) Bref je m'en va flooder ailleurs...
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MessageSujet: Re: Terribles devoirs.   Dim 20 Jan - 1:12



HJ: 1390 mots! Hahaaaaa (s'écroule, cela lui a pris la soirée)

Kurogane était à peine rentré dans le bureau que ça y est, on partait déjà dans un de ces délires loufoques sont seule sur cette terre sa mère adoptive, l'excentrique et impérieuse Satsuki Kirasagi avait le secret. On pouvait commencer par exemple par la garde robe. Lorsque Satsuki s'était tournée vers lui, parée de façon inhabituelle, elle qui portait toujours de grandes et luxueuses tenues comme de longs kimonos de soie, ou des robes à froufrous dont on ne savait où elle pouvait les trouver, celui-ci ouvrit des yeux ronds comme des billes, rendant ses pupilles écarlates sur fond blanc semblables à deux oeufs au plat rouges que la marraine aurait facilement gobé.

Cette tenue n'avait tout simplement aucune cohérence. Mais tout ce qui n'avait aucune cohérence n'était pas forcément Satsuki, non, il fallait pour cela passer au surréalisme, à l'extravaguant et au non sens, pour que l'on puisse se dire: "Ca c'est du Satsuki" comme on reconnaissait si bien les tableaux d'un peinte espagnol d'une époque perdue à la longue moustache et au regard fou. Ou, pour Kurogane, Satsuki était parfois un peu dans ce genre là. Au moins, même si Satsuki restait toujours aussi étrange, le fait qu'elle n'eût pas relevé la remarque du parrain soulagea l'adolescent.


* Elle n'a rien dit pour la clope, c'est toujours ça de gagné... * Pensa-t-il en soupirant.

Il détourna, avant de s'évanouir à la vue des canards sur fond rose, ses yeux de la tenue quelque peu extraordinaire de sa mère adoptive, et à l'énorme sandwich que celle-ci tentait vainement d'ingurgiter pour se concentrer sur l'affreux poster de l'affreux groupe à groupies qu'il avait remarqué quelques instants plus tôt. Cela valait toujours mieux que le dollar, la casquette et la tomate récalcitrante qui sortait du sandwich. Lorsque celle-ci daigna enfin lui répondre, l'adolescent la gratifia d'un regard sceptique, et marmonna:

" Ne m'appelle pas mon poussin. Et si tu voulais que je fasse quelque chose de plus long, toi et Daikirai n'aviez qu'à ne pas me donner tout cela à la dernière minute. "

Mais le mieux fut le coup de la bouteille de saké devant elle. Celui-ci la regarda vider au goulot, en gardant ce même air sceptique mais cette fois-ci amusé, et, en la regardant cette fois-ci droit dans els yeux, fit, moqueur:

" Oui, l'alcool est un vice, tu as raison, c'est pour cela que tu en bois à longueur de journées... "

S'il lui arrivait d'être insolent, ce n'était jamais bien méchant, cependant il prenait un malin plaisir à lui faire des remarques que celle-ci ne pouvait pas supporter, comme tant de personnes le lui faisaient.
C'était un vrai jeu; le concours de celui qui, d'entre eux deux, ferait s'énerver l'autre en premier. Et c'était toujours Satsuki qui gagnait.

La preuve, alors que l'adolescent avait daigné formuler une excuse, bien que peu audible, celle-ci, depuis qu'il lui avait parlé de la photo, était parti dans un délire sur les robes à froufrous qu'elle aurait tant voulu faire porter à son pauvre fils. Soudain, le pauvre ado en question, traumatisé rien qu'à l'idée d'être travesti de force en fille par sa mère (qui avouez le serait bien capable de le faire) se mettait soudain à apprécier les goûts vestimentaires de Gin, par rapports aux effrayants goûts froufroutés de Satsuki. Vexé, reposant ses yeux rouges sur sa copie où reposait le sandwich, il songeait:


* Je me décide à lui faire des excuses, et elle, que fait-elle? Elle part dans son délire de robes... Ahh... Elle ne changera jamais celle là... *

" Tu me vois désolé pour toi que le dernier des Uchiwa soit un garçon. "

Car Kurogane n'ignorait pas la vraie raison pour laquelle Satsuki l'avait adopté. Loin du caprice soudain qu'elle avait eu de satisfaire son instinct maternel inexistant, la seule raison pour laquelle elle était allée chercher le bambin dans la rue était pour son appartenance au Clan massacré dont l'histoire avait tant retenti. Oui, si Satsuki l'avait adopté, c'était juste parce que les quatre grands s'étaient dit, que pour l'argent et le pouvoir, il valait mieux l'avoir avec eux, cela, le garçon l'avait vite compris. Mais pourtant, il pouvait rien dire. La mafia l'avait adopté, nourri, logé, éduqué, et même si ceux-ci en avaient profité pour faire main basse sur la fortune de l'ancienne famille, le garçon était trop fidèle et avait un trop grand sens de l'honneur pour se montrer ingrat envers eux.

Dès qu'elle lui parla de cadeaux, Kurogane prit un air encore plus méfiant que celui qu'il avait depuis le début de leur (loufoque) entrevue. Croyez moi, si Satsuki vous affirme qu'elle va vous faire un cadeau, surtout pour se faire pardonner, il vaut mieux vous précipiter sous votre lit pour qu'elle ne vous trouve pas. C'est ce qu'eût envie de faire Kurogane lorsqu'il entendit cette phrase fatidique. Avant même qu'elle ne puisse sortir la feuille de papier, il l'interrompit, et, en lui lançant un regard noir, il déclara, nerveux:


" Je t'arrête tout de suite, commença-t-il. Si tes prétendus "cadeaux" ont le moindre rapport avec Suzaku, comme un entraînement avec lui ou je ne sais trop quoi pour "renforcer" nos rapports "amicaux" comme tu m'as déjà fait le coup, ne nie pas, je ne t'adresse plus jamais la parole, et si c'est justement un entraînement avec Hitsugi-sama, dans l'état exsangue dans lequel je suis actuellement, je me harakiri devant toi. "

Mais, lorsqu'il vit la véritable liste de numéros sur l'énorme feuille, ses yeux parurent lancer des éclairs. Ca, il ne s'y attendait pas, et c'était pire que tout. C'était ce qu'il redoutait: Satsuki, et il ne savait comment elle avait procédé, avait deviné qu'il y avait quelque chose de nouveau dans sa vie amoureuse, et, furieux, il se saisit du "cadeau" et le déchira en mille morceaux, avant de répondre, affichant un sourire énervé qui traduisait à quel point il la détestait d'avoir fait cela.

" Tu vois Satsuki, fit-il, en veillant bien à ce que le moindre morceau de papier soit correctement déchiré, ça, c'est la seule partie de mon existence qui ne te regarde en rien. Et sache aussi que tu es la dernière personne à qui l'on viendrait demander des conseils en matière de sentiments. "

Sachant à quoi avait abouti tous les mariages de Satsuki, celle ci était en effet sur le sujet peu recommandable, et ce n'était pas le meilleur argument qu'elle pût trouver pour qu'il lui parlât de ses amours, mais la vraie raison était que celle ci ignorât totalement quelle seconde profession exerçait le jeune homme comme passe-temps; et lui qui couchait aussi fréquemment que Daikirai ouvrait un paquet de bonbons, l'adolescent n'était pas prêt de lui déballer sa vie sexuelle et amoureuse.

" BON, fit-il, toujours aussi énervé, scrutant le bureau des yeux à la recherche de la moindre chose qu'il put détruire entre ses mains pour se calmer les nerfs, (et ce fut un affreux porte clef en forme de ce stupide pokémon rose qui était aussi ramolli du cerveau que son nom) quelles sont les deux autres stupidités que tu me réserves?! "

Car on le savait, de valeur sûre, il ne fallait jamais, au grand jamais énerver un Kurogane. Comme le signe du scorpion était si bien décrit, celui-ci explosait littéralement comme un volcan lorsqu'on poussait la plaisanterie jusqu'à le faire sortir de ses gonds; (c'est à dire en peu de temps) et croyez moi, il valait mieux, comme lorsque Satsuki est en manque d'alcool, retourner vous cacher sous votre lit en attendant que l'orage passe. L'adolescent parvint tout de même, au bout d'un certain temps, à se calmer un peu, la disparition du pokémon de la surface de la terre ayant un peu aidé. Il poussa un long soupir, se cala dans le fauteuil noir qui n'avait pas été encore repeint, et renchérit, désespéré:

" Et pourquoi a-t-il fallu que tu me donnes Roméo Et Juliette à lire en Anglais?! "

Et oui, malheureusement, c'était le sujet de la dissertation qu'elle lui avait donné: "Pensez vous que Roméo est un héros romanesque?", à rédiger, bien entendu, dans la langue de Shakespeare que l'adolescent détestait comme il fallait à présent, et qui lui avait pris toute la nuit. Même si à côté de l'analyse faite pour Daikirai, la difficulté du devoir de Satsuki ressemblait à s'y méprendre à celle d'un coloriage pour enfant.


Dernière édition par le Sam 26 Jan - 20:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Terribles devoirs.   Mer 23 Jan - 18:38

[Désolée, ceci est un post "alimentaire" destiné à éviter une trop longue attente. Il est peu travaillé, contient une teneur réduite en humour et n'est pourtant pas plus digeste que ça... Mais ayant du boulot et peu de temps, je considère qu'il s'agit d'un texte représentatif d'un passage à vide. N'abusez pas des poulpes.]


La réaction de Kurogane ne surprit pas Sastuki outre mesure. Elle savait à quoi s’attendre, elle connaissait le personnage, et elle ne fut donc pas déçue. Une explosion à la simple mention de son ingérence dans la vie privée jalousement gardée du jeune homme. Après tout, c’était bien pour ça qu’elle avait lancé le sujet. Elle ne se faisait pas d’illusions.
Même si il aurait pu jeter un œil à sa liste : ça ne l’aurait pas tué, après tout ! Il y avait en plus des petites réellement délicieuses dans le lot. En plus des quelques… erreurs de casting, évidemment ; il fallait bien rigoler un peu de temps en temps. En plus, la liste avait pris un certain temps à compiler.
Tout ce temps qu’elle avait perdu !
D’accord, qu’un sous-fifre quelconque avait perdu à sa place…
Quoi qu’il en soit, s’investir auprès de quelqu’un (quelqu’un d’aisément contrôlable, de préférence) de façon durable aurait fait le plus grand bien à Kuro, au lieu de se balader on ne savait où, et de traîner avec des gens peu recommandables. Satsuki ignora les restes malmenés de sa conscience qui tentaient de lui crier qu’elle était la moins recommandable des individus ici présents et usa de son maillet mental pour la réduire à nouveau au silence, un sourire sournois flottant sur ses lèvres.
Le plus frustrant était que son fils adoptif semait les employés chargés de le surveiller et qu’elle n’avait pas le temps de s’occuper elle-même de le suivre pendant ses escapades nocturnes.
Pour l’heure, il lui fallait donner le change. Kuro se sentirait perdu si elle ne réagissait pas en conséquence. Ignorant pour l’heure la récrimination maladroite de l’adolescent rétif et hostile à toute intervention de l’anglais dans sa vie, elle sortit un mouchoir en dentelle rose de son corsage, ce qui n’est pas si pratique quand on porte un T-shirt sans décolleté, et se lança dans son activité favorite. Tourmenter Kurogane. Mais gentiment, hein. Sans le frapper avec une pelle ou ce genre de choses.
« Je m’étais donné tant de mal pour te faire plaisir. Sniff. J’étais sûre que tous les garçons de ton âge étaient intéressés par les filles… Je voulais juste t’aider, mon lapin. Je sais que tu es parfois timide et qu’aborder une inconnue est parfois difficile. Ca c’est ton côté sensible et romantique. Tu dois tenir ça de moi. Sniff. Tu sais laisser parler tes sentiments et écouter. Tu vois, je te connais bien, je suis ta mère. Tout ce qui t’intéresse ou que tu fais me concerne, tu sais. Je veux être présente pour toi et te permettre de goûter au meilleur de ce que la vie a à offrir. Sniff. Et voila que tu me rejettes froidement et sans raison. Et tu me lances au visage toutes ces insinuations perfides. Mes mariages se sont très bien passés, tu sais. J’ai toujours été très contente de la façon dont ça s’est déroulé. A chaque fois. Et je suis très heureuse. Sniff… »
Habilement, elle s’arrangea pour fondre en larmes à cet instant précis. Pfiou. Ce qu’on ne devait pas faire pour ses enfants. Faites des gosses. Bah tiens. Elle, même sans en faire, elle avait tiré le gros lot. Cela aurait été tellement plus simple si ils avaient pu régler ça tranquillement par un pugilat ou un concours de création de bouquet traditionnel… Evidemment, dans T-II, trouver des fleurs qui ne soient pas en plastique était au moins aussi dur que d’amener Kuro à se lancer dans le point de croix.
« Maintenant il ne me reste plus qu’à réimprimer la liste.
Et appelle moi Maman. »


Satsuki s’épongea ostensiblement le coin des yeux d’une main, puis, habilement, tordit le mouchoir pour l’essorer, ce qui provoqua une véritable inondation sur le parquet à mesure qu’elle serrait l’étoffe. Elle était particulièrement fière de ce coup là, qu’elle avait appris d’un ancien mari (il avait fallu le séquestrer trois jours pour qu’il accepte de parler). Ensuite, alors que le litre d’eau se répandait sur le sol, elle fit mine de se moucher et se débarrassa du mouchoir en le jetant vers la poubelle, qu’elle manqua de plusieurs mètres malgré le temps conséquent qu’elle avait pris pour viser.

« Les larmes me brouillent encore la vue » ajouta-t-elle, avec beaucoup de finesse, à l’intention de Kurogane, au cas où il n’aurait pas suivi…

Elle prit alors quelque chose dans un tiroir et le posa sur le bureau, à l’exact emplacement de l’hideuse figurine de pokemon massacrée par Kuro. A présent son double parfait se dressait fièrement (façon de parler, quand on voit la bête) là où son prédécesseur avait rencontré une fin sinistre et, à n’en point douter, douloureuse. Satsuki s’accorda une minute de silence symbolique à la mémoire de la créature en plastique.
Cependant, une autre idée se fraya un chemin dans son esprit pour s’imposer.

« Tiens, tant que j’y pense, il faudra que tu me fasses une copie de ce que Daikirai t’a fait faire. Il sait très bien qu’il n’a pas le droit de t’utiliser pour ses motifs égoïstes et malsains. La prochaine fois, tu feras comme je t’ai appris, d’accord ? Tu as bien toujours sur toi le paquet de caramels pour lui lancer, hein ? Il faut que tu lui apprennes que ce n’est pas un troglodyte insomniaque comme lui qui peut régenter ta vie. En attendant, rien de ce qu’il te fait faire ne doit être privé. D’ailleurs, ces choses là n’ont pas priorité sur le travail que je te donne. Ses devoirs sont là pour lui éviter de travailler et pour te pourrir la vie. Ceux que je te donne feront de toi un homme accompli et un peu moins étroit d’esprit. Dans le meilleur des cas, ça te servira peut-être un jour. Dans le pire, tu pourras en tirer un peu d’autosatisfaction, ce qui n’est déjà pas mal. En plus tu pourras poser des colles aux gens et détourner leur attention. »

Et oui, parfois Satsuki semblait même presque sérieuse pour quelques minutes d’affilée.
Le sourire ravageur qui s’installa alors sur les lèvres de la mafieuse annonça que cet instant d’égarement était terminé. Elle prit donc sa voix la plus joyeuse pour continuer sur sa lancée.
« Mais tu dois en avoir assez. Tu attends avec impatience ton second cadeau, hein ! Ne t’inquiète pas, je suis sûre qu’il te fera plaisir celui-là. Contrairement au précédent que tu as détruit et refusé même de prendre en considération sans le moindre égard pour ma sensibilité à fleur de peau. Mais ce n’est pas grave, les jeunes sont comme ça, ne t’inquiète pas pour moi, je survivrai. Sans doute. »
Elle lança un faux sourire tellement forcé à Kuro qu’un aveugle n’aurait pas été dupe et qui aurait sans doute mis en fuite un régiment de yakuzas. Même morts.
« Pas de crainte, je sais très bien que Suzaku et toi avez un peu de mal à communiquer et je ne te forcerai pas à aller jouer avec lui. Cependant, tu sais bien qu’il est hors de question qu’il rencontre un destin funeste aussi imprévu que fâcheux, donc tu vas devoir le supporter encore un peu. En attendant, je ne te demande pas de devenir son meilleur ami… Mais si tu pouvais… Je ne sais pas, moi… Au moins donner l’impression de ne pas avoir envie de le dépecer dès que son nom est mentionné, ça pourrait aider. »
« Mais revenons à ton cadeau. »
Satsuki sortit une jolie boite rouge de derrière son bureau, la posa devant Kuro et retira le couvercle brusquement, révélant un énorme gâteau au chocolat aux contours irréguliers et au nappage épais de trois bons centimètres au moins.
« Tadaaaaa ! Comme tu es arrivé en retard, j'ai eu tout le temps de le cuisiner ce matin. C'est pour ça, la tenue, hein. »
Mieux valait ne pas se demander si elle parlait du tablier ou du collier au pendentif si vulgaire...
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MessageSujet: Re: Terribles devoirs.   Sam 26 Jan - 22:00

Il y avait un art que Satsuki maîtrisait à la perfection : celui de jouer la comédie, et elle pouvait facilement compter dans la liste des meilleurs acteurs que le pays du soleil levant ait jamais connus. Kurogane leva les yeux au ciel. Il était habitué à ce que sa mère adoptive lui reproche de la maltraiter, de se tourner en victime, de se donner le rôle du pauvre monde et à l’adolescent celui de la misère ; et comme à chaque fois, le garçon, désespéré, poussait un long soupir, avant de répondre:

« Arrête de jouer la comédie, tu sais que ça ne prend pas avec moi, et de plus tu es ridicule. Et ne m’appelle pas mon Lapin. »

Enfin, lorsque celle-ci vida le pseudo contenu de son mouchoir sur le sol (le jeune homme n’étant pas dupe, s’était bien douté qu’elle l’avait imbibé d’un bon litre d’eau en prévision de leur entrevue) Kurogane ajouta, les bras croisés:

« Je t’ai déjà dit plusieurs fois que ma vie amoureuse ne te regardait pas, Satsuki. C’est gentil de ta part de t’inquiéter pour moi, mais je m’en sors très bien tout seul, SANS TON AIDE, merci. »

Bon sang, si par malheur celle-ci commençait à se mêler de sa vie amoureuse, il ne s’en sortirait pas. Il sombrerait dans la folie la plus totale, de peur qu’elle ne choisisse pour son fils adoré une fille du même caractère qu’elle, (s’il en existait jamais) ce qui reviendrait, littéralement, à l’apocalypse pour lui.

« Ouuuiiii, Ouuuuiiii, bien sûr que tes mariages se sont passés à merveille, MAMAN, fit-il, d’un ton perfide. La preuve, c’est qu’aujourd’hui tu es toujours célibataire et que chacun d’eux n’a pas duré plus de trois mois... Et si tu réimprimes cette satanée liste, je ne manquerai pas de la déchirer à nouveau. »

Le rappel de sa pseudo explosion en larmes ne fit qu’exaspérer plus le jeune homme, qui, à bout de nerfs, se laissa tomber dans le fauteuil, en se massant les paupières du bout des doigts. Satsuki avait gagné: c’était le signe qu’il commençait à craquer. Qu’il allait probablement, comme il l’avait prévu, devenir complètement fou, à cause de la pauvre Satsuki qui pourtant ne voulait que lui faire plaisir. Il lui faudrait probablement finir un paquet entier de cigarettes pour regagner son calme. Il se redressa, en lançant un second regard noir à la puissante femme, se saisit du congénère de la pauvre figurine qui avait succombé à une mort violente, sortit un cutter de sa poche, et, tandis qu’il commençait à le couper en morceaux, pour tenter de se calmer encore une fois, (beaucoup de Ramoloss en plastique disparaîtraient ce jour là), il pensa, en poussant un soupir:

* A force, je commence à vraiment me demander qui de nous deux est le plus adulte… *

Voilà qu’elle s’attaquait au chef de la famille Hiroki maintenant, professeur de sciences du garçon. Celui-ci jeta un regard sceptique à sa mère, lorsqu’elle fit allusion au coup du paquet de caramels dont elle lu avait souvent parlé comme d’une idée de génie, mais trop exaspéré pour pouvoir répondre, il la laissa divaguer sur Daikirai autant qu’elle le souhaitait, et finit par dire, alors qu’il commençait à élimer la deuxième moitié de la figurine:

« Non, je crois que tu ne saisis pas. Ce n’est pas l’anglais qui me pose problème ; ça, avec le bourrage de crâne que tu me fais avec cette langue depuis que je suis gosse, je me suis habitué, à force; non, le problème, c’est le bouquin. Ah ça, non, tu ne pouvais pas me donner Hamlet, par exemple! Non, il fallait que ce soit Roméo et Juliette, comme par le plus grand des hasards! »

A ces mots, ses yeux parurent lancer des éclairs, et il jeta les restes du cadavre du pauvre pokémon sur le poster de l’affreux groupe de rock, comme s’il les rangeait dans la même catégorie médiocre, et lorsqu’elle passa au cas « Suzaku », dans les yeux rouges du jeune homme parurent s’allumer d’ardents feux : jamais il n’avait pu supporter le surdoué, et il n’était pas près de le faire. La perspective à laquelle Satsuki avait fait allusion, celle qui consistait à provoquer la mort prématurée de l’adolescent l’aurait enchanté. Oui, les deux garçons se détestaient au point de souhaiter la mort de l’autre, du moins, dans le cas de Kurogane, pour des raisons dont nous vous ferons part un peu plus tard.

« Ce n’est pas de le dépecer que j’ai envie, c’est de le faire disparaître de la surface de la terre, siffla-t-il, les dents serrées, comme animé d’une colère noire. Il est d’une prétention ! Ce n’est pas parce que ce sale type a plus de 200 de QI qu’il peut se vanter d’être supérieur au reste du monde !! Le seul fait que je n’appartienne pas directement à la Mafia le met hors de lui… Qu’il ose seulement m’adresser la parole, et je lui montrerai de quel bois je me chauffe. »

Il n’était pas rare de le voir hors de lui dès que l’on parlait de son rival. D’ailleurs, il arrivait souvent que les deux jeunes hommes se lançassent des défis en tous genres, allant du sabre aux échecs, et qui se soldaient toujours de la même façon : lorsque Suzaku remportait une franche victoire au célèbre jeu, le second lui rendait la monnaie de sa pièce au dojo. Mais à chaque fois, ils ne pouvaient s’empêcher de recommencer, et encore, et encore, jusqu’à l’épuisement où que l’on ne les séparât.

Sur ce, il tendit la main à sa mère adoptive, afin qu’elle lui donne une autre figurine, histoire d’expier sa colère à nouveau, mais la venue de l’étrange boîte sur le bureau attira son attention. Qu’avait-elle bien pu lui préparer encore ? Lorsqu’elle en retira le couvercle, l’adolescent devint blême : non, ce n’était pas possible, non, elle n’avait pas pu ! Elle n’avait pas pu lui préparer un gâteau au chocolat !! En lançant un regard sceptique à la pâtisserie, puis à la puissante femme, l’adolescent pensa, furieux:


* C’est bien ce que je pensais. Elle se fout de ma gueule.*

Car le fait de se vanter de connaître l’adolescent par cœur et, après cela, d’affirmer devant dieu qu’il serait ravi à la vue de ce mets riche en sucre, c’était ou tout simplement se moquer de lui, ou bien il y avait quelque chose qui n’allait pas chez la personne en question. Kurogane, en un ultime effort de sang-froid, dit, avec un rire nerveux:

« Non, non, ce n’est pas vrai. Satsuki, je t’en supplie, rassure moi. Tu le fais exprès, hein ? Tu fais ça dans l’unique et perfide but de me rendre chèvre, n’est-ce pas ?! Dis moi. Depuis quand est-ce que tu sais, toi qui me connais siii biiennn, QUE JE NE PEUX PAS VOIR LE SUCRE EN PEINTURE ?! »

Furieux, il se saisit d’un morceau de papier rose bonbon qui traînait par là, d’un stylo d’un vert aussi excentrique que celui du pauvre fauteuil dont nous avions parlé tout à l’heure, griffonna dessus : « Pour Daikirai-sama », et, en guise de vengeance (car la vengeance était tout ce qui caractérisait le personnage) il posa la boite et le message devant la porte du bureau, sachant que, si on connaissait bien le destinataire, qu’elle ne resterait pas longtemps dans le couloir. Enfin, il revint s’asseoir en face de la pauvre mafieuse dépitée, et, désespéré, dit:

« Bon, dépêche toi de me montrer l’ultime erreur de la nature que tu m’as réservée, que je puisse sortir d’ici, histoire d’aller m’enfermer dans une chambre capitonnée… Tu pourras venir me rendre visite à l’asile, là où tous ceux que tu as rendus malades se trouvent, à l’occasion, en commençant par mes ex-beaux-pères, du moins si il en reste qui sont encore en vie… »

Il valait mieux pour l’avenir de notre pauvre monde que l’on ne sache jamais ce qu’il était advenu d’eux…
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MessageSujet: Re: Terribles devoirs.   Ven 1 Fév - 18:31

[Un post express, un... Après 2 semaines de retard... huhuhu. Désolée pour la faible densité de la chose.]



Décidément Kurogane le faisait exprès ! Elle passait du temps à préparer un gâteau, à penser à sa vie affective, à fomenter en secret des plans machiavéliques pour lui prouver à quel point elle tenait à lui (qui aime bien, châtie bien, à ce qu’on dit. Satsuki s’était mis dans la tête de tenter de prouver empiriquement cette affirmation. Le malheureux ayant commis la faute de lui avoir soufflé cette idée attend encore dans une cellule la vérification ou non de sa proposition ; son destin final, qu’il soit aux mains de Satsuki ou celles de Kurogane ne semble donc pas des plus reluisants…).
Mais ce jeune délinquant se complaisait à utiliser tous les prétextes les plus incohérents pour la rejeter. Quelle mauvaise foi ! Il était «évident qu’il n’avait d’autre but que de la tourmenter.
La mère adoptive du jeune homme se laissa aller en arrière dans son fauteuil et se laissa bercer par son basculement une minute. Elle aurait bien fait mumuse en tournant sur elle-même mais le cœur n’y était plus. C’était très frustrant. Tant pis. Elle prit une grande inspiration et se jeta à l’eau.
« Prenons tout ça dans l’ordre, mon perroquet en sucre. Tout d’abord, je peux t’assurer que j’ai été très heureuse dans mes mariages. Ce n’est pas la durée qui compte mais la qualité. D’ailleurs j’ai été très contente que ça ne dure que peu de temps, en général, après, on s’ennuie, la routine s’installe, la rancœur, on cherche à s’assassiner sournoisement, il faut nettoyer des taches de sang et c’est très douloureux. Oui, pour les sentiments aussi. Sache par contre, que tous tes beaux-pères t’ont aimé jusqu’à la fin. Sauf Akimitsu, bien sûr mais tu le sais bien, c’est celui qui avait essayé de t’étrangler dans ton sommeil… Mais je ne veux pas te raconter ma vie, je la connais bien. C’est la tienne ici qui m’intéresse… »

Elle fit une pause, agita la main pour signifier que tout cela n’avait que peu d’importance dans le grand ordre des choses et se figea soudain. D’un geste vif, l’air sérieux, elle remplaça la nouvelle victime par une incarnation supplémentaire de l’affreuse bestiole, poussant le vice jusqu’à le remettre à la verticale lorsqu’il menaça de s’affaisser sur le côté. Une courte pose solennelle à la mémoire de son défunt prédécesseur marqua l’importance du moment. Jetant un coup d’œil à Kurogane, Satsuki se demanda brièvement s’il serait de bon ton de lever un verre (plein, évidemment, voire même une bouteille, qui sait ?) en l’honneur des disparus. Elle avisa l’air maussade et renfrogné de l’adolescent et se rendit compte qu’elle s’engageait sur une mauvaise pente : Qui se souciait des caprices des gamins quand une bonne bouteille était en jeu ? Elle ouvrit donc son tiroir blindé, sortit une boisson alcoolisée de sa réserve conséquente, referma les trois cadenas de sécurité et s’en servit une généreuse rasade. Satsuki considérait en effet que son principal défaut était la générosité mais qu’il ne fallait pas se renier.
Ayant reposé son verre sur le bureau, elle prit soudain un air sérieux, grave, même. Toute trace d’humour avait disparu de son visage et sa voix avait pris un accent pressant ; une lueur froide dansait dans son regard et son calme cachait une volonté acérée... Peu d’individus, même employés de la mafia, avaient déjà eu l’occasion de voir cette facette de la maîtresse de la famille Kirasagi. En revanche, tous savaient ce que cela signifiait…

« Tu es vraiment sûr de vouloir laisser le gâteau dans le couloir pour Daikirai ? Vraiment vraiment ? »
Satsuki éclata alors de rire, se tenant les côtes.
« Il va être très content, vraiment très content….pffffff ! »
N’y tenant plus elle s’affaissa sur le bureau, martelant du poing la surface de bois poli et laqué, hilare.
Elle venait en effet de réaliser que sur le nappage de chocolat, un cœur était tracé en sucre rose, avec l’inscription suivante :
Pour mon chéri Kurogane.

Qui pouvait aussi aisément se lire :
Pour mon chéri,

Kurogane.


A présent, elle luttait pour ne pas se rouler par terre en pensant au visage de Daikirai en découvrant l’objet. Oh oui, il serait content. Et Kuro en entendrait parler bien longtemps…
Il lui fallu un temps certain pour retrouver son sérieux. D’aucuns trouveraient qu’elle en faisait trop. Kuro, en tout cas, était sans aucun doute de cet avis. Cependant, on oubliait trop souvent une chose à propos de Satsuki : elle s’en tamponnait l’oreille avec une babouche.

Une fois écoulé son quart d’heure de fou rire quotidien (recommandé par tous les bons médecins dans le cadre d’une activité physique équilibrée, manger-bouger.fr), elle reprit comme si de rien n’était son discours.

«J’aimerais beaucoup te voir sourire aujourd’hui, tu sais… Tu n’as pas l’air particulièrement heureux et cela m’attriste. C’est pour cela que j’avais pensé à te trouver une petite amie. Je veux te voir plein de vie, comme quand tu étais plus jeune. Ces temps-ci, il me semble que nos relations sont tendues, que tu n’es plus aussi proche de moi qu’avant. Tu sais, comme quand tu venais prendre ton bain avec moi, par exemple, ou quand tu courrais tout nu dans le jardin, ou que tu me donnais ton avis sur le type de sous-vêtements qui m’iraient le mieux… Tu es sûr que tu ne veux pas au moins essayer ? »

En effet, ces derniers temps, Kurogane avait refusé ce genre d’activité. Mais Satsuki se souvenait avec tendresse de ces moments où elle lui faisait porter ses habits pour pouvoir juger de l’effet produit (officiellement) et pour rigoler un bon coup (en cachette).

« Enfin bref, passons. C’était pour cela que je voulais t’offrir quelque chose. Et je vais me rattraper avec ma dernière idée. Elle te sera utile en plus. C’est pour t’aider dans tes relations avec Suzaku. Ou n’importe qui d’autre d’ailleurs. Comme je sais que tu as en général du mal à l’égaler dans vos divers concours. Sisi, je le sais, il t’a battu plusieurs fois, aux échecs par exemple. Et comme tu t’entêtes à recommencer sans changer de tactique, j’ai la solution ! Ton problème est essentiellement son QI… Voila donc l’astuce qui te permettra de le réduire. »

Elle lui tendit alors sans attendre une chaussette (une de celles qu’elle avait essayé d’offrir à Daikirai, d’ailleurs) dans laquelle avait été amoureusement (mais en dépit du bon sens et avec une compétence plus que douteuse) cousue une brique bien lourde.
Evidemment, Satsuki attendait la réaction de l’adolescent, un grand sourire plein d’espoir aux lèvres et l’œil pétillant d’anticipation. Si elle avait eu une queue, elle l’aurait aussi remuée pour parfaire l’image, mais n’étant pas un canidé, elle devait se contenter des démonstrations d’émotion humaines.

« Tu me remercieras plus tard, je sens bien que tu es pressé d’aller tester ton cadeau. En attendant, avant que tu ne partes, il faudrait juste que nous parlions un peu de tes prochains devoirs. Je vais bien sûr lire ton texte au plus tôt… »
Elle tapota d’une main sur la feuille tachée de gras qui reposait sur le bureau.
« Mais j’aimerais que tu me dises tout de suite exactement quel est le problème avec Roméo et Juliette. C’est une jolie histoire d’amour, non ? D’accord, ils sont pas fut-fut, les deux gugus, mais bon, si ils avaient eu un cerveau, l’histoire aurait sans doute été plus compliquée et moins tragique. Shakespeare ne pouvait pas se permettre la happy-end, tu t’en rends bien compte ? Ça fait moins vendre. »
Elle sortit une autre feuille de nulle part.
« En tout cas, voila ton devoir pour la prochaine fois, comme d’habitude, tu connais la règle. Cette fois, tu peux écrire dans la langue que tu veux, mais je veux une vraie réflexion sur le sujet : ne t’y prends pas la veille. »

Sur la feuille, on pouvait lire le sujet suivant : Seul l’acte est héroïque et le héros n’est rien s’il n’agit et n’est rien hors de la clarté de l’acte qui éclaire et qui l’éclaire. En effet, l’imaginé n’a pas la consistance ontologique de l’objet perçu ni celle de l’essence idéale : pour l’homme qui veut exercer la pleine étendue des pouvoirs humains, l’imagination est un passage, une opération transitoire. En conséquence, l’humanité a-t-elle comme fondement la reconnaissance de l’homme comme individu, c’est-à-dire comme «valeur» ?

Satsuki la tendit à Kurogane, un grand sourire affectueux illuminant ses traits. Avec un peu de chance, le jeune homme ne se rendrait pas compte avant d’être parti qu’au dos du sujet, on reconnaissait la liste de numéros qu’il avait refusée plus tôt. Personne n’arrête Satsuki, Satsuki est éternelle, Satsuki vous enterrera tous.

Elle passa d’ailleurs à deux pas de l’overdose d’autosatisfaction et ne fut sauvée que par la prise de conscience que quelqu’un se trouvait devant sa porte.
Un quelqu’un qui avait tout l’air d’écouter la conversation. Il s’agissait à n’en point douter de la petite dinde… Elle tournait autour de Kuro, évidemment. Mais elle ne l’aurait pas. Surtout pas… Pourtant il fallait bien faire bonne figure… En effet, une personne qui ne se méfiait pas était plus facile à élim…


« Oops… Je pensais à haute voix, c’est ça ? Bah, tant pis, après tout. Va donc ouvrir à notre invitée, Kuro-chéri… Avant qu’elle n’use ma porte à force de s’appuyer dessus…»
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MessageSujet: Re: Terribles devoirs.   Dim 10 Fév - 0:33

HJ: Bwaaahhh... Même avec mon état proche de l'agonie niveau respiration, j'ai réusssiiiiiiiii ! Dernier post avant que je parte en Espagne... Ce en sera pas aussi drôle que les tiens, mais j'espère que ça te plaira...


Kurogane, amusé, regardait sa mère adoptive d'un air moqueur. Elle avait une conception du mariage un peu étrange à son goût. Son histoire faisait de Satsuki une mante religieuse plus qu'une femme émancipée et heureuse dans son étrange vie affective. Mais après tout, Satsuki était Satsuki, et il n'y avait qu'elle pour dire de telles choses.

Il repensa avec effroi au fait qu'elle puisse lui refiler pour épouse une femme comme elle. C'était clair, il se pendrait, même sans avoir tué son frère si cela devait arriver, ou pire encore, il se pacserait avec Suzaku s'il le fallait, plutôt que d'endurer cela. Heu... Non, peut être pas en fait. Mais la question n'était pas là, et, chassant ces horribles pensées frivoles dignes de celles de Satsuki de son esprit, avant d'avoir le malheur d'imaginer son rival en robe de mariée, de ce même ton perfide qu'il se délectait d'utiliser avec elle, il ajouta encore, les bras croisés, juste pour s'imposer dans son rôle de l'adolescent insupportable:


" Il n'y a vraiment qu'avec toi que cela existe, de courser -ou d'être coursée par- son mari, une lame de rasoir à la main, pour lui trancher la gorge. Dans le cas contraire, il faut rester célibataire, et c'est tout! Le saké te suffit bien pour te tenir compagnie... Franchement, je ne vous comprendrai jamais, toi et ton obstination stupide. Et ne m'appelle pas mon perroquet en sucre. Tu m'as appelé Kurogane, alors tiens toi y. Enfin bref, conclut-il, tu as raison pour une fois, dans mon intérêt je laisse tomber. Si jamais j'avais le malheur de chercher à te comprendre... "

Il ne finit pas sa phrase, laissant planer le doute de ce qu'il aurait pu ajouter, allant du fait qu'il deviendrait probablement fou, vu l'ampleur du loufoque chez Satsuki, -mais cela il l'avait déjà dit- au simple fait que cette discussion ne prendrait jamais fin, et que, là encore, il deviendrait fou. Car seule une discussion avec Satsuki pourrait finir en un délire aussi chaotique que ceux des fans yaoistes, ou de l'horrible groupe de rock dont le poster était affiché dans la pièce, cela marche aussi.

Reprenant ce sourire mesquin qui lui était si cher, il approcha doucement sa main de la nouvelle figurine qui rendait hommage à ses congénères, et, tandis que Satsuki en profitait pour boire un coup, celui-ci se saisit de la pauvre chose, et, faisant tourner son cutter dans sa main d'un geste de maître, il se remit à découper en morceaux le plastique rose. Aucun d'eux n'aurait droit à la miséricorde du cruel adolescent, aucun d'eux ne méritait de vivre, et tout cela parce qu'il l'avait décidé. A croire qu'il commençait à prendre les bonnes habitudes de sa mère adoptive. Bientôt, il débarquerait à moitié nu dans la salle de conseil des quatre grands, et, en montant sur la table, crierait: " Je fais ce que je veux, quand je veux, et je me fous royalement de ce que vous en pensez! ", chose qui réduirait grandement son espérance de vie. Tiens, il commençait à prendre les délires loufoques de la marraine.

Kurogane, à ce moment là, releva les yeux, rappelé à la réalité par le fou rire de la puissante femme. Celui-ci déglutit difficilement. Car quand Satsuki se mourait de rire, c'était mauvais signe. Quel sale tour lui avait-elle encore joué? Car à force, il pouvait les énumérer: en passant du steak sucré à l'obligation d'essayer ses affaires, ça, on pouvait le dire, il en avait vu des vertes et des pas mûres. Apparemment, quelque chose clochait avec le gâteau. Quelque chose, si on prenait en considération l'ampleur du fou rire lui mettrait la honte à vie. Il ouvrit, effrayé, des yeux ronds, lâcha la figurine pas tout à fait décapitée, bondit de sa chaise, se précipita dans le couloir, et ouvrit la boite laquée qui contenait la funeste pâtisserie. Il eût des envies de meurtre maternel.


Il avait vu l'inscription en sucre rose, à laquelle il n'avait pas fait attention. Maintenant, il comprenait. En effet, si jamais Daikirai mettait la main dessus, il pourrait jeter sa fierté à la poubelle, et deviendrait la risée de la Mafia toute entière. Pire encore: Gin pourrait voir là un signe d'homosexualité chez lui et tenter de le mettre dans son lit. Pris de panique, avant que Daikirai n'approche, il commença à découper comme il pouvait avec son cher cutter, qui lui aussi, en avait vu des vertes et des pas mûres -correction, beaucoup de rouge- le funeste cœur en sucre rose. Il était tellement pris dans son opération qu'il n'avait même pas remarqué, avant que celui-ci ne sifflât, la présence du parrain. L'adolescent, avec effroi, releva la tête, et, les mains engluées de chocolat fondu, il entendit dire le parrain, qui se léchait les babines:

" ...Kuro-pon, je te conseille de retourner dans le bureau de ta môman chérie et de me laisser m'occuper de ce gâteau, ou je vais me lettre à lécher tes mimines. "

Kurogane, les yeux exorbités, ne se fit pas prier, croyez moi. Il arracha à la pâtisserie le cœur en sucre, et, parce que c'était sa seule chance de survie, il se le fourra dans la bouche, et se précipita dans le bureau.

* L'honneur est sauf * Pensa-t-il, soulagé.

Seulement, il y avait juste un petit détail qu'il avait omis: la quantité de sucre qu'il avait en bouche. Sa peau passa d'un teint légèrement mat au pâle d'un mort, et, sous les yeux de la marraine qui n'avait pas fini de se tordre de rire, il recracha le tout dans un mouchoir qu'il mit dans sa poche. Car Satsuki serait capable de le récupérer pour le refiler au parrain. Oui, même gluant, tant que cela pourrait l'amuser.

Tentant de se remettre de ses émotions, et, avec un regard désolé pour son cher cutter couvert de chocolat qu'il essuya dans le tablier aux petits canards jaunes -et si Satsuki n'était pas contente, tant pis pour elle- l'adolescent revint s'asseoir. Grossière erreur, puisqu'il se releva directement lorsqu'il entendit la suite. Il devint si furieux, à l'allusion de ses fesses d'enfant qu'il s'égosilla:


" Je te somme d'arrêter tout de suite ce délire! Je n'ai jamais pris un bain avec toi de ma vie ou couru à moitié nu dans l'inexistant jardin dont tu parles!! Et ça, crois moi, je ne suis pas prêt d'accepter! ET SI TU VEUX QUE JE SOIS HEUREUX NE TE MELE PAS DE MA VIE AMOUREUSE, NON, DE MA VIE TOUT COURT! "

Sur ce, il se saisit de la bouteille de saké de Satsuki, et, en regardant celle-ci droit dans les yeux, il s'apprêtait à la vider sur le sol, quand soudain apparut un objet tombé du ciel, la chose qui produisit enfin chez lui la réaction que Satsuki attendait: Kurogane esquissa un sourire de psychopathe, et, échangeant la bouteille contre la chaussette, il fit, déjà satisfait rien qu'en pensant aux dégâts causés à son rival:

" Et bien voilà, dit-il, avec un air démoniaque. Tu vois quand tu veux, que tu es capable de me faire plaisir... "

Cependant, il se renfrogna tout de suite. Il n'avait pas du tout aimé le fait que Satsuki même se mette du côté de son rival, et ajouta, avec un regard noir:

" Il me bat peut être aux échecs, mais je le met au tapis aux arts martiaux. Ce type se prétend parfait alors qu'il ne sait même pas se servir correctement d'un sabre. Vraiment, il est pathétique... "

Tandis qu'il parlait, il avait les yeux rivés sur la brique avec laquelle il jouait lascivement en la lançant et la rattrapant, souriant, ô combien pressé d'aller l'utiliser, comme disait Satsuki. S'il était impossible à Kurogane de trancher la gorge de son cher rival, il avait toujours un nombre incalculable de façons pour le faire passer de vie à trépas, et cette brique serait l'instrument de son salut. Oh oui. Il en jouissait sadiquement rien que d'y penser.

Il jeta un bref regard au nouveau travail qui l'attendait, et rangea le sujet sans le lire. Car s'il le lisait maintenant, il s'énerverait, c'était sûr, et fatigué comme il était, il n'était pas en état de péter un câble toutes les deux minutes. Il laissait donc passer pour cette fois. Et les numéros, qu'il n'avait pas vus, avec. Il eut pitié pour sa chère copie imbibée de mayonnaise, mais laissa passer également. Il poursuivit ensuite, d'un air las, lorsque celle-ci revint sur l'œuvre romantique de Shakespeare:


" ...Parce qu'il n'y a pas plus tarte à la crème que Roméo et Juliette, voilà pourquoi je t'en veux. Tu crois vraiment que c'est le genre de livre qui va plaire à un adolescent comme moi? Je n'aime pas les Happy End, mais lire le récit des amours malheureux de deux abrutis pareils, c'est au-dessus de mes forces. Tu vois, si tu me connaissais vraiment, tu saurais qu'Hamlet m'aurait déjà plus p... "

Soudain, le garçon s'arrêta de parler, et se tourna vers la porte, à laquelle il lançait un regard sceptique. Il avait senti une présence. Pas celle de Daikirai, non, mais celle d'une jeune fille qui ne lui était pas étrangère. Il soupira, et, concluant qu'elle écoutait à la porte, suivant l'ordre de la puissante femme, il se leva, et alla ouvrir. Il regarda la blonde de haut (car il était de 1 an plus jeune mais aussi de 25 cm plus grand qu'elle) et dit, d'un ton plat, faussement surpris, et en barrant l'entrée:

" Tiens, Jun-san...Quelle bonne surprise.Qu'est-ce que vous voulez? "

Sous la pression du regard de sa mère adoptive, le jeune homme, en soupirant, se décala pour la laisser passer, avec un bref: "entrez" exaspéré.

* Non seulement elle interrompt notre conversation, mais en plus, je ne peux pas la supporter, cette fille. *

Car Kurogane n'appréciait pas Jun. Il la détestait d'ailleurs, parce que ses airs de gamine enjouée et son apparente absence de matière grise lui rappelait tant les groupies qu'il avait toujours connues, mais aussi pour la bonne et simple raison qu'elle était, malheureusement pour elle, la copine de Suzaku. Et même si Jun avait été une fille tout à fait honorable, il ne lui aurait pas adressé la parole, juste même pour tout l'or du monde, juste pour ça. Il retourna s'affaler dans le fauteuil en face de sa mère, laissant avec la galanterie qui lui était particulière le rose bariolé de vert à la pauvre jeune fille.


Dernière édition par Kurogane le Mer 27 Fév - 23:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Terribles devoirs.   Lun 18 Fév - 2:35

Le doux soleil se leva sur la pleine fleurit. Rayonnant de toute sa splendeur sur le petit peuple de Minimoys. Les anges descendirent sur terre en compagnie de poneys rose bonbon pour aller rendre visite à leurs amis les fées des pâquerettes. Barbie fini son petit déjeuner de céréale au chocolat parsemé de sucre glace pour sortir dans son cabriolé rose en compagnie de Ken. Il eu soudain une pluie de bonbon et de sucette et les fleurs fleurir de dragées tandis que les arbres donnèrent des tartes et des pommes… Et Daikirai sautillait dans cette plaine pour attraper le plus de sucrerie possible.

Jun se réveilla en sursaut : elle venait de faire un horrible cauchemar. Il n’y avait rien de pire que de voir pleuvoir des bonbons… Jun, dans son lit, jeta un rapide coup d’œil par la fenêtre et vit le soleil qui commençait à se lever.


- Hum… Encore tôt… Re-dodo…

Et elle se rendormit dans son lit en compagnie de son doudou Colgate Wasabi. Vers 7h30, son réveil « Saw » sonna avant de se retrouver en mille morceaux et de traverser la fenêtre…

- Hum… Faut changer la vitre…

Jun bailla longuement avant de se lever… Pour écraser son jolie minois par terre. Complètement emmêlé dans ses draps, elle se traîna avec flemme jusqu’à la salle de bain telle un vers de terre. Pourquoi se traîner sur le sol froid et sale ? Hum… Bonne question ! Allez lui demander cela lorsqu’elle aura les idées plus claires ! Arrivé dans la salle de bain, Jun se hissa avec difficulté sur le lavabo et tâtonna à la recherche de sa fameuse brosse à dent Casper… Rien ? Où était donc passée la magnifique brosse à dent bleue fluorescente ? Elle s’écroula sur le sol et se traîna vers les cabinets pour sortir sa brosse à dent de derrière un W.C (me demander pas ce que ça faisait là…). Ensuite elle retourna près du lavabo où elle sortie un tube de Colgate parfum wasabi d’un tuyau de canalisation.

*Ah… C’est ça qui bouchait…*

Après son brossage de dent, Jun s’habilla avec une étrange robe à froufrou noire possédant mille et une poches et plis de tout les côtés, se coiffa d’un chignon à l’aide de sa brosse Casper et prit sa peluche à l’effigie de Suzaku. Puis elle alla réveiller son grand frère chéri pour le petit déjeuner. Comme à son habitude, elle retrouva celui-ci endormi sur son fauteuil…

*Il ne changera jamais… Il va finir par attraper la crève si il continue comme ça !*

- Niii… Réveille-toi ! C’est l’heure de se lever ! Nii-chan ! Il faut prendre ton petit déjeuné –sans sucre !


La pauvre Jun dû secouer son frère pendant deux bonnes minutes avant qu’il ne daigne ouvrir les yeux et se lever. Ensuite, le frère et la sœur allèrent aux cuisines pour leur petit déjeuner. Bien entendu, Daikirai ne se gêna pas pour prendre une part de fraisier bourré de sucre et autre produit chimique juste sous le nez de sa sœur qui déteste le sucre.

- Bon… Une petite portion de sucre pour le petit déjeuner, mais ensuite, tu suis ton régime donc pas un gramme de sucre ! Ok nii-chan, sinon tu risque de tomber malade.

Après le petit déjeuner, Daikirai rappela à sa très chère petite sœur qu’elle devait aller voir son docteur… Encore. La fanatique du wasabi retourna se brosser les dents puis alla voir son charlatan… Euh, je voulais dire son très compétant docteur. Jun rentra vers 11 heures, juste assez de temps pour cuisiner une petite friandise pour son grand frère chéri ! Jun alla dans la cuisine pour en sortir deux heures plus tard avec… Euh… Avec… Ce qui pourrait être des cookies vert à la farine de pistache mais… En forme de boule, dure comme de la pierre et lourde comme des pétanques… Très appétissant !

(ATTENTION : La compagnie Jun’s cake ne sera pas responsable en cas d’indigestion, de blessure, de fracture ou de mort subite après consommation du produit. Lire la notice de sécurité avant tout contact avec le produit, risque de radiation nucléaire. Ne pas consommer près de quelconque source de chaleur. A consommer de préférence avant l’explosion de la cuisine. Déconseillés lors des bataille de nourriture)

*Hum… Où peut-être onii-chan… ? Euh… Je crois qu’il devait chercher un devoir à Su-kun… Alors allons y ! ^^*

Jun alla en sautillant vers les appartements de Suzaku avec ses… Euh… Ses… Avec ses pâtisserie. Elle trouva heureusement le chef de la famille Hiroki dans un couloir… En train de manger un gâteau au chocolat…

- Onii-chaaaaannn…. C’est quoi çaaaaa ??!! (<= mode effrayante medium)

Jun saisi le reste du gâteau au chocolat telle une mère qui interdirait une sucrerie à son fils et elle donna à son frère une petite boite en forme de cœur avec un emballage vert.

- Tu es au régime sans sucre ! Alors pas de gâteau au chocolat, c’est bourré de sucre et de produit chimique! Tiens ! Prends plutôt ça ! Comme aujourd’hui c’est la St Valentin, je t’ai préparé mon habituel cadeau : des boules de chocolat à la pistache. Mais… Comme l’année dernière, j’ai pensé que le chocolat serrait mauvais pour toi alors je l’ai remplacé par du wasabi, tu sais, le wasabi est très bon pour la santé ! Et aussi, on était encore en manque de pistache avec je l’ai remplacé par une autre dose de wasabi… Quant au sucre, comme tu es au régime, je l’ai aussi remplacé par du wasabi ! Donc voilà mon chocolat à la pistache sans sucre sans cacao et sans pistache ! Régale toi et si tu en veux encore, n’hésite pas à m’en demander, j’en ai fait tout plein ! Je vais même en offrir aux domestiques et aux autres chefs de famille, je suis sûr qu’ils seront ravis !

Maintenant, restait à savoir où Daikirai avait pu dénicher cette chose bourrée de sucre et de colorant rose… Jun trouva par terre un petit billet rose avec écrit en vert… Cette écriture ! Jun la reconnaîtrait entre mille. Elle fonça vers le bureau du chef de la famille Kirasagi. Biens évidemment, elle trouva la porte fermée et bien élevée comme elle était, elle se devait de frapper… A coup de pied la porte après avoir écouter un peu de la conversation, quelque information recueillit plairont sûrement à Daikirai ou à Suzaku.

- …merais que tu me dises ….. quel est le problème avec….… une jolie histoire d’amour, non ? D’accord…… pas fut-fut……gugus, mais bon…… eu un cerveau…plus compliquée et moins tragique….rends bien compte ? Ça fait moins vendre……En tout cas, voila ton devoir….d’habitude, tu connais la règle. Cette fois, tu peux…. dans la…. tu veux, mais je veux une vraie…..ne t’y prends pas la veille….

- ...Parce qu'il n'y a pas plus….voilà pourquoi je…veux. Tu crois vraiment que c'est le genre de…. qui va plaire à un adolescent comme moi? Je n'aime pas les Happy…amours malheureux de deux abrutis pareils, c'est au-dessus de mes forces. Tu vois….connaissais vraiment….

*Mais de quoi ils parlent ? Une histoire d’amour ? Des gugus ? Et ça veut dire quoi déjà Happy ? J’ai jamais vraiment bien écouté pendant les cours de coréen… Bon, assez écouter, maintenant…*

Jun se prépara à donner un violent coup de pied dans la porte… Quand quelqu’un l’ouvrit… Le résultat était facile à imaginer vu que la porte était à présent ouverte et que dans son encadrement se trouvait Kurogane, l’héritier de la famille Kirasagi… Et que Jun n’avait pas pu retenir son coup de pied à temps… Pauvre bijoux de la famille Uchiwa…

- Bonjour Inu-kun ! Je suis venu vous apporter…

Mais le jeune homme était déjà retourner s’asseoir avant qu’elle n’ai pu terminer sa phrase. Jun marcha à grande enjambé vers le fauteuil et… Lança le gâteau au chocolat sur le visage de Kurogane… Et avec un grand sourire, Jun dit avec sa voix de petite gamine :

- C’est vous qui a donné un gâteau au chocolat à Dai-oniichan ? Je reconnaîtrais votre écriture entre mille, à force de lire les lettres de menace que vous envoyé à Suzaku-kun… Sachez qu-onii-chan est au régime sans sucre et donc je ne veux pas le voir manger quoi que ce soit qui contienne une seule molécule de sucre…

Jun se tourna vers Satsuki et fit une petite courbette (un peu de respect comme même ^^).

- Bien le bonjour Sat-chama ! Aujourd’hui c’est la St Valentin et j’ai fait du chocolat pour tout le monde, tenez, des chocolats à la pistache pour vous !

Elle posa une boîte en forme de cœur vert sur le bureau puis se tourna vers Kurogane.

- Il y en a aussi pour vous Inu-kun… Tient, pourquoi vous avez du chocolat sur le visage, Inu-kun ? Je croyais qu’Inu-kun n’aimait pas le sucre… Mes chocolats à la pistache sont sans sucre et délicieux, alors régalez vous et si vous en voulez encore, n’hésitez pas ! J’en ai encore tout plein !

L’héritière de la famille Hiroki s’assit ensuite sur le fauteuil vert et rose avec un sourire d’ange sur le visage comme si de rien n’était. Tripotant les bras de sa peluche à l’efigie de Suzaku.

- Sat-chama, votre fauteuil est ravisant ! Dommage qu’il y ait ce rose qui gâche un peu le doux vert… Au faite, je voudrais vous demander des conseils, vous qui vous êtes marié tant de fois, c’est au sujet de mon cadeau pour Suzaku-kun, je ne sais pas si il va aimer…

Sur ses mots, elle mit sa peluche de Suzaku sous le nez de Satsuki. On pouvait parfaitement voir la peluche avec une peau pâle de zombie et des yeux violets. La peluche était habillée d’une sorte de costume vert et il portait un cœur de la même couleur entre ses mains de tissue.
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MessageSujet: Re: Terribles devoirs.   Jeu 24 Avr - 23:42

Kurogane avait, par chance, évité l'assaut de justesse. Heureusement qu'il ne relâchait jamais son attention, dans le cas de situations comme celles-ci pouvant dégénérer facilement quand on était avec les bonnes personnes (c'est à dire Jun ou Daikirai); car si le coup de pied lancé par la Wasabi Girl l'avait touché à cet endroit précis, il n'était pas sûr qu'il pourrait encore jamais faire des petits enfants à Satsuki. Soulagé, mais surtout dans une colère noire, il était retourné s'asseoir près de sa mère adoptive, et le stock de pokémon en plastique étant écoulé, celui-ci, pour se calmer, s'amusa à faire dangereusement tourner son cutter entre ses doigts, en jetant des regards furieux à la jeune Hiroki.

* Je ne sais pas lequel est le pire entre Suzaku et sa petite amie... Ca on peut le dire, ils vont bien ensemble! Aussi désespérants de connerie l'un que l'autre, c'est pitoyable. *

Serrant la lame entre ses doigts au point de faire couler son sang, le volcan Kurogane semblait à chaque instant être prêt à entrer à nouveau en éruption. Il méditait déjà à la prochaine éradication de la surface de la Terre de Suzaku et de sa frivole de petite amie, et sur la sanglante façon dont il allait s'y prendre, et de laquelle nous ne vous ferons pas part, mais, pour vous donner un petit aperçu, étant digne d'une compilation de tous les films de Saw et d'un remake de massacre à la tronçonneuse. Bref, tout un funèbre programme. Mais malheureusement pour lui, l'Uchiwa n'eut pas le luxe de pouvoir poursuivre tranquillement sa rêverie. A une vitesse effarante, Kurogane eut à peine le temps de voir le gâteau amoureusement préparé par son excentrique mère (et dont les talents culinaires faisaient concurrence à ceux de Jun, dans la catégorie intoxication alimentaire) se diriger dangereusement vers lui qu'il s'explosa amoureusement contre son visage de brun ténébreux.

Un silence de mort régna alors dans la salle, puisqu'on ne pouvait absolument pas, derrière la crème et les morceaux de génoise, deviner l'expression de l'assassin (et le taux de chance de survie que l'on avait à présent), jusqu'à ce que celui-ci ne fut brisé par Jun, qui prétexta que son frère n'avait pas le droit au sucre (et par les rires étouffés de Satsuki qui avait du mal à se retenir, vu l'étendue de la situation dans laquelle était son fils). D'un étonnante placidité, Kurogane essuya son visage de sa main,(à présent couverte d'une substance collante et chocolatée étant ce que contenait le gâteau qu'il avait eu le bonheur de ne pas goûter), se leva, se dirigea rapidement vers la porte du bureau qu'il ouvrit, et se précipita dans la salle de bains la plus proche. Derrière la crème, il n'était pas seulement dans une colère si froide qu'il n'émettait plus le moindre son, non, détestant le sucre comme il le détestait, il était, en réalité, en apnée.

Il remplit à le faire déborder le premier évier présent et plongea sa tête dedans. L'eau était glacée? Il s'en fichait. Son costume était dans un état déplorable? Il s'en fichait. Il commençait à manquer d'oxygène? C'était déjà plus embêtant, cependant, il s'en fichait tout autant. En cet instant, il avait plus que jamais besoin de l'eau glacée, parce que sinon, il ne jurait de rien sur ce qu'il aurait pu faire à Jun. Lorsqu'il arriva à l'extrême limite de la noyade, (ce serait en effet bête de mourir noyé dans un évier) il sortit la tête de l'eau, et, en tentant de reprendre son souffle, se regarda dans la glace. Ses cheveux ébènes et son costume étaient pleins de crème. Évitant de repenser à sa colère, il s'occupa de se débarrasser des restes de pâtisserie; obsédé par cette forte odeur de sucre, il se lava complètement les cheveux, jusqu'à ce qu'ils ne soient plus imprégnés que par celle du savon, puis, il retira sa chemise, et, en la frottant énergiquement avec une serviette qu'il avait imbibée d'eau savonneuse, regardant son reflet dans le miroir avec autant de colère dans les yeux que si Jun s'était trouvée devant lui, le jeune homme recommença à énumérer les différentes façons qui existaient pour faire regretter à tout être vivant d'être né.

A présent propre, mais trempé, (car il n'avait séché ni ses cheveux, ni sa chemise) et fou d'envie de meurtre envers le monde entier, il sortit dans le couloir, et, ouvrant la porte du bureau, la main serrant au maximum la poignée pour contenir sa haine, il lança à l'intention de sa mère, la coupant sans la moindre politesse dans sa discussion avec celle qu'il l'avait contraint à se quasi-noyer pour échapper au sucre, et en évitant de poser ses yeux sur l'affreuse peluche à l'effigie de son rival que celle-ci tenait:

" Je me casse. J'en ai assez. A chaque fois que je viens te voir, il faut que vous trouviez un moyen de me pourrir la vie, tous autant que vous êtes. Dis moi juste où tu as rangé mon sabre, -si jamais tu te rappelles que je te l'avais confié avant la dernière mission- que je le récupère et m'en aille le plus loin possible de vous, avant que je... "

Il n'eut pas le temps de finir, qu'avec effroi, il entendit la voix enjouée et les pas de Daikirai qui revenait à l'attaque. L'assassin allait-il sortir vivant de toutes ces épreuves? La main encastrée sur la poignée, voyant avec scepticisme venir le parrain, il commençait étrangement à en douter.

* Là c'est clair, je suis définitivement maudit *
Se dit-il, sa main libre sur ses yeux, désespéré.


Dernière édition par Kurogane le Ven 25 Avr - 12:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Terribles devoirs.   Ven 25 Avr - 12:55

- Onii-chaaaaannn…. C’est quoi çaaaaa ??!!

" Ben heu... Un gâteau au chocolat, ô ma petite sœur adorée. "
avait-il dit, de l'air le plus innocent qu'il put afficher.

Depuis que cette même petite sœur adorée lui avait confisqué son gâteau, Daikirai affichait un air penaud. Ce n'était pas juste, d'abord. Pour une fois qu'il trouvait une pâtisserie appétissante dans les couloirs de la Mafia comme il en rêvait! Ils ne pleuvaient pas encore du ciel, mais bon, c'était déjà ça. Et dire qu'elle, elle le privait de la seule chose qu'il acceptait de manger. Alors il commença à bouder. Car oui, Daikirai n'était pas seulement un parrain de la Mafia de 34 ans craint et respecté, c'était aussi au fond un grand gamin qui devenait fou quand on lui arrachait sa sucette. Et sa petite sœur lui avait arraché sa pâtisserie avant même qu'il n'aie eu le temps d'y goûter.

" Mais petite sœur...
gémit-il. Je n'ai pas besoin d'un régime, moi.. D'abord, c'est moi l'adulte ici, je sais ce qui est bon pour moi. Sois raisonnable, et rends moi ce gâteau... Sinon j'oblige Suzaku à porter un tutu rose cousu par Gin-sama et à danser la valse avec Kuro-toutou devant toute la Mafia."

Mais la menace qu'il avait employée n'eut aucun effet sur sa sévère petite sœur. Il voulut l'implorer encore un peu, (peut être s'il lui faisait ses plus beaux yeux de chien battu, elle cèderait?) malheureusement celle-ci ne voulut rien entendre et le gratifia d'une de ses (dangereuses) créations pâtissières. Une boule de wasabi pur. Comme si c'était étonnant, connaissant celle qui l'avait préparé. Il attendit que celle-ci lui tournât de dos pour ni plus ni moins balancer par la fenêtre l'affreuse pâtisserie verte, dégoûté, et sortir une sucette de sa poche qu'il fourra dans sa bouche. Après avoir enlevé le papier, bien entendu. C'était Gin-sama qui la lui avait glissée dans le tiroir de son bureau, et il n'était pas prêt de se la laisser prendre par sa Jun chérie.

Planté derrière elle, il l'observait écouter à la porte du bureau de sa collègue. Un sourire amusé se dessina sur son visage. Que mijotait-elle, à aller voir Satsuki, pile le jour de visite de son toutou de fils? Quoi que celle-ci préparât, du moment que Kurogane était là pour s'énerver, cela promettait d'être amusant. Alors, lorsque celui-ci vint ouvrir la porte (d'un air très enjoué) à Jun, Daikirai se dissimula dans un coin du couloir, et observa. Il eut du mal à ne pas exploser de rire lorsqu'il vit le jeune homme éviter avec effroi le coup de pied meurtrier de sa petite sœur. Jun aurait été la première fille sur terre à l'avoir étalé par terre. Dommage, ça aurait été amusant à voir. Mais bon. Les deux adolescents s'engouffrèrent dans le bureau, et la porte se referma.



Le parrain, déçu, voulut s'approcher pour écouter à la porte, lorsqu'il entendit un énorme et retentissant "SPLASH" provenant de la pièce. Oh non, faites qu'il ne c'était pas passé ce à quoi il pensait. Il se pencha un peu et jeta un coup d'œil plus attentif. Et lorsqu'il vit sortir Kurogane du bureau, le visage et le costume pleins de crème chocolatée, il hésita un instant entre se tordre de rire à la vue de l'adolescent qui détestait le sucre (et il se doutait que Jun avait voulu le punir ainsi, dommage, dire qu'elle aurait pu venir lui en parler et à la place le forcer à mettre lui le tutu et danser avec Suzaku, mais bon, ce n'était pas grave) ...et à pleurer de désespoir en l'honneur du pauvre gâteau au chocolat de Satsuki qui avait connu une fin terrible. S'exploser sur le visage de Kurogane, c'était certes digne d'un cartoon, mais pour l'estomac de Daikirai, c'était beaucoup moins cocasse. Ce n'était pas grave, se dit-il, abattu, pour se rassurer. Il lui érigerait une tombe digne de son appétissante aparence, (et du glaçage rose que Kurogane s'était dépêché de retirer et qui aurait permis à Dakirai de lui mettre la honte à vie) près de toutes celles des gâteaux et autres sucreries délicieuses que Jun avait détruit ou confisqué pour le bien de ses dents.

Mais la rigolade n'était pas terminée, car après un bon quart d'heure de nettoyage, il vit revenir l'adolescent trempé aux cheveux redevenus noirs (dire que la crème lui donnait un joli dégradé couleur chocolat), l'air hors de lui. Super! Il n'avait qu'à trouver un bon sarcasme, et celui-ci allait devenir fou. Daikirai, dans un excès d'euphorie, faillit pousser un rire démoniaque en plein milieu du couloir, mais, tentant de le contenir comme il pouvait, il lança simplement:

" Tiens, ça sent le chien mouillé par ici... Kurogane, va te sécher, je n'ai pas envie de t'emmener chez le vétérinaire si tu attrapes froid. "

Il suffit de ces quelques mots pour que le visage de l'adolescent se déchire de rage et de colère. Daikirai sourit. C'était trop bon, trop facile de l'énerver. Reprenant un air plus sérieux, et après avoir fait un petit clin d'œil affectueux à sa sœur, (même s'il était toujours fâché pour le gâteau) il lança à Satsuki, qui dans son fauteuil avait du bien s'amuser elle aussi ce jour là:

" Satsuki, je suis navré de t'arracher à ton fils adoré, mais il va falloir qu'il revienne plus tard, et c'est également le cas pour Jun chérie, car il faut que je te parle d'une affaire importante. Et non, on ne peut pas remettre ça à plus tard, c'est urgent. "

Car Daikirai, lorsqu'il reprenait un visage plein de sérieux ne tolérait plus aucune plaisanterie, ni que l'on ne se mit pas au travail dans l'instant. Il regardait Satsuki avec cet air sévère et froid qui était l'expression constante qu'il avait lorsqu'il parlait d'affaires graves. La marraine pouvait donc se douter, elle qui travaillait avec lui depuis tant d'années qu'il n'était pas là pour plaisanter. Cependant, lorsque les deux adolescents sortirent, il lança à Kurogane, parce qu'il ne voulait pas repayer les tatamis du couloir:

" Les chaussures, tu les remets dans les escaliers! Les tatamis, ça coûter cher! Et si tu veux ton sabre, il est chez Hitsugi-sama! "

A la bouche de Daikirai, tout coûtait cher, jusqu'à une malheureuse petite cuiller, et au fond, il n'avait pas tort, vu le coût de la vie dans Tokyo II... Mais le parrain se retourna vers Satsuki, et attendit que celle-ci lui donnât la permission d'entrer.
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Terribles devoirs.
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