~ { Autopsied } ~

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 La course des tortues (with kurogane)

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MessageSujet: La course des tortues (with kurogane)   Mer 26 Nov - 20:54

    Ayame se trouvait sur le toit d'un grand immeuble. La sécurité de ces résidences, plus ou moins à l'abandon, laissait réellement à désirer et monter en au du toit fut un jeu d'enfant. Cette mission était bien trop facile. Ayame allait toucher une somme confortable pour simplement appuyer sur la gâchette d'un snipper. S'en était presque pathétique. Certaines missions demandaient plusieurs mois de préparation. Il fallait se renseigner, tout planifier. Les plus infimes détails devaient être pris en compte, les traces effacées avec rigueur et minutie. Rapidité, efficacité, discrétion, voilà les valeurs qui faisaient le succès de la jeune tueuse et qui la rendait de plus en plus connue dans son milieu. Les firmes se l'arrachaient, multipliant les contrats. Cependant, la mort de sasori avait donné une leçon à Ayame : elle se trouvait dans un milieu où mieux valait ne pas trop briller. Travailler efficacement, plaire aux employeurs, certes, mais toujours rester en arrière, éloigné du feu des projecteurs. Elle n'aspirait à nulle gloire et préférait l'anonymat. C'était une fille de l'ombre et c'était cette discrétion marquée qui lui valait son succès.
    Mais aujourd'hui, la cible s'avérait plus que banale. Comme d'habitude, Ayame n' en savait que très peu sur lui.  Cadre, plutôt haut placé et qui gagnait grassement sa vie sur le dos de plus malheureux que lui. Une petite pourriture, comme il en pullulait dans cette ville rongée jusqu'à la moelle par la corruption. Tout en lui transpirait la malhonnêteté. C'était un être vil, sournois. Une cible comme les autres. Ayame aimait ce qu'elle faisait. Elle était pourtant bien loin de se prendre pour une héroïne, débarrassant la ville de toutes les ordures qu'elle abritait. Elle travaillait pour des mecs aussi pourris que ces cibles, et il s'avérait parfois même que certains de ses employeurs se trouvent dans sa ligne de mire. Il n'y avait de justice nulle part. Certains en étaient réduits à vendre leur corps pour essayer d'avoir quelque chose dans le ventre. Elle, elle ôtait les vies de ceux abusant de leur pouvoir. Un moyen comme un autre de gagner sa vie, et Ayame ne s'en été jamais plainte. Loin d'établir une forme de justice, elle méritait de mourir tout autant qu'eux et elle savait qu'un jour son tour viendrait. Elle l'attendait avec impatience, ce moment où enfin, elle pourrait regarder sa mort en face, et où elle pourrait enfin quitter cette vie de misère, de douleur et de solitude. En, attendant, fallait bien survivre...

    Ayame sourit. Décidément, ce pauvre mec était réglé comme une horloge. 15H05. Comme tous les jours, il venait de sortir de son bureau et partait vers le quartier des prostitués. Pourquoi ne pas s'offrir un peu de bon temps puisqu'on en avait les moyens ? C'était bien trop beau. Mentalement, Ayame se récita le reste de son programme. Cela faisait une semaine qu'elle l'observait et pas une fois il ne s'était permis un écart. Pourquoi cela serait-il différent aujourd'hui? 15H45, il sortait du bordel, une clope allumée au bord des lèvres. Il remontait dans sa voiture. Autour de 16 heures il rentrait chez lui, où il retrouvait sa femme et sa fille de 8 ans. Il y restait environs jusqu'aux alentours de 21h30, où il repartait vers les sombres quartiers de la ville, pour les affaires. A part les observations directes qu'Ayame avait pu noter au bout d'une semaine, elle ne savait pas grand-chose sur lui. La mission était bien trop facile. Une cible réglée comme un métronome, sans méfiance... Un petit contrat ? Habituellement, les sommes proposées n'étaient pas si élevées. Mais visiblement, cet homme en savait beaucoup trop. Sur quoi, Ayame n'en avait strictement aucune idée, et de toute manière elle ne voulait pas le savoir. Ce qu'elle savait en revanche, c'est que l'homme qui l'employait tenait à se protéger et voulait faire taire cet homme au plus vite. Ayame lui donnerait satisfaction avec grand plaisir ; La somme rondouillarde qu'elle avait trouvé dans l'enveloppe en papier kraft qui lui était destinée agissait en puissant motivateur, cela ajouté au fait qu'il lui restait encore le double à gagner une fois la mission terminée. Elle n'avait reçu qu'une seule consigne : elle devait à tout pris éliminer l'homme avant qu'il ne parle à qui que ce soit. Pour le moment, elle était certaine du silence de l'homme. Elle avait mené son enquête, et il avait visiblement gardé ses secrets pour lui. Ayame préférait en savoir un minimum. Elle savait pertinemment où se placer dans ce genre de mission et savait où et à quel moment arrêter sa curiosité, pour qu'elle ne serve que la réussite de sa mission. D'après ses déductions, la mafia s'intéressait visiblement à l'homme. Si la cible ne représentait rien, l'homme qui l'employait, lui , était un bien plus gros poisson. Quoique la mafia veuille apprendre sur lui, Ayame devait s'en charger avant.

    Du bout des doigts, elle caressa doucement le canon de snipper ; Ce que cela pouvait être grisant de décider d'une simple pression de la vie ou la mort d'un homme. On se sentait au-dessus de tout. Mais bon, assez perdu de temps. Mieux valait finir rapidement, effacer les traces le plus vite possible et toucher l'argent qui l'attendait. La mafia ne semblait pas s'être manifestée, elle avait manifestement gagné la partie. Elle se pencha légèrement visant l'homme en pleine tête. Son index effleura la gâchette.
    Brusquement elle sursauta. Au moment où elle s'apprêtait à tirer, un individu était entré dans sa ligne de mire. Elle poussa un juron, mais se pencha de nouveau sur l'arme. Tant pis pour cet insouciant. Pour une fois, il y aurait des dommages collatéraux. Ce n'était pas vraiment sa philosophie, et tant qu'elle le pouvait, elle préférait éviter ce genre d'incident, cela faisait plus de traces à effacer. Mais ici elle ne pouvait se permettre d'attendre d'avantage. L'homme allait bientôt quitter son angle de vue et alors, il serait trop tard. Elle avait encore le temps d' éliminer le gêneur et de tuer sa cible sans problème. Elle s'apprêtait à tirer lorsqu'elle reconnut le jeune homme qui lui faisait face .

    _putain, le con... il va quand même pas....
    Celui-ci se tourna vers elle. Pouvait-il la voir ? Elle en doutait. Il aurait vraiment fallu savoir qu'elle se trouvait là haut pour détecter sa présence. Pourtant, il semblait réellement regarder dans sa direction. L'observant d'avantage, elle crut même déceler un léger sourire de défi au coin de ses lèvres . Impossible. Cela était purement un effet d'optique.
    Mais lorsqu'elle voulut se reconcentrer sur la cible, il était déjà trop tard. Monté dans sa voiture,l'homme avait disparu.

    _MERDE !
    Elle sentit une bouffée de colère monter en elle.
    _Kurogane... attend un peu que je descende de la, je vais te trouer la peau ! Marmonna -t-elle entre ses dents. Son contrat venait de partir en fumée. Certes elle pourrait se rattraper un autre jour. Mais si ils avaient mis kurogane sur le coup, alors cela devenait très compliqué. Mais qu'est-ce que cet
    homme pouvait bien savoir pour qu'ils envoient kurogane ? Ayame avait déjà travaillé avec lui une ou deux fois. Kurogane avait du talent s'était indéniable. Un des quatre héritiers de la mafia, il était connu de tous. Ayame s'était bien entendu avec lui. Ils partageaient plus ou moins les mêmes valeurs, ou tout du moins, c'était ce qui était ressorti des quelques heures qu'ils avaient passées ensemble. Cependant, elle était loin de le connaître et ne le considérait pas encore comme un réel ami. Ayame n'avait pas d'amis, que cela soit clair. Disons qu'elle entretenait de bonnes relations avec lui... jusqu'à aujourd'hui. Toute la sympathie qu'elle avait pu éprouver pour lui s'était envolée et la seule chose qu'elle désirait pour l'instant, c'était lui faire bouffer ses tripes. Quoique, cela ne faisait que rendre le défi plus intelligent. Deux des meilleurs tueurs à gages en service, l'un contre l'autre, dans une course à la montre.... cela pouvait s'avérer réellement intéressant. Et même si Ayame avait un très fort sens du professionnalisme, elle ne dénigrait pas non plus les défis, surtout lorsqu'il s'agissait de quelqu'un comme Kurogane.
    Elle sourit et murmura.



    _Que la course commence...


hj : désolé pour la dernière phrase, j’ai pas pu m’ empêcher.... speeder tortue pwaaaaaaa!!!!


Dernière édition par Ayame le Mer 3 Déc - 21:02, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La course des tortues (with kurogane)   Sam 29 Nov - 17:51

    HJ: Et voilà, prend ça ma p'tite tortue XD

    Plic Ploc, faisaient les gouttes glissant le long de l’acier et s’écrasant au sol. Plic, plic, ploc, mélodie céleste du sang qui coulait de l’Acier Noir. L’Assassin, affichant un sourire carnassier porta la lame à ses lèvres sur laquelle il passa lentement sa langue, faisant disparaître le liquide aussi rubis que ses prunelles, et lui arrachant une grimace de dégoût. Lécher les armes blanches, c’était bon pour le style, mais moins au goût. Il ne s’habituerait jamais au goût du sang humain. Il était donc peu probable qu’il devint un jour un vampire. Tant mieux pour la population, car le personnage était déjà assez chaotique comme il était. Kurogane, avec un air triomphal, rangea lentement sa lame noire dans son fourreau et repartit aussi vite qu’il était venu, laissant le corps sans vie sanguinolent en plein milieu du bureau. Lui non plus n’en était pas à son premier petit cadre qui se prenait pour le Roi du Monde.
    En passant par les conduits d’aération dont la largeur lui permettait à peine de se glisser à l’intérieur et de ramper à plat ventre (son mètre soixante quinze n’étant pas toujours un avantage), ce qui lui déplaisait grandement, l’adolescent remonta sur le toit de l’immeuble où il s’était infiltré sans un bruit, et leva ses yeux vers ce ciel gris perle qui pleurait de colère. Kurogane pesta. Pourquoi la pluie tombait elle toujours au mauvais moment, non, au moment où il sortait de mission? Question stupide. C’était sa chance légendaire encore en action. Comme toujours. Alors, essayant d’oublier son sentiment de haine envers le monde entier, et cette pluie qui le trempait, il se précipita au bord du toit et sauta.

    L’Assassin n’avait nullement décidé de mettre fin à ses jours (bien qu’il l’eût désiré par maintes fois au cours de sa vie) mais de rentrer chez lui par les toits, et se réceptionna sans dommage sur le toit suivant avant de courir vers un autre. Il avait l’habitude. Il n’y avait rien de plus agréable, après une mission, que de courir sur les toits, de surcroît lorsque l’Astre de la nuit surplombait la ville. Il dut se contenter de l’averse qui menaçait de le faire glisser à chaque instant où il poussait le béton de ses jambes et s’élevait dans les airs. Qu’il était bon, ce sentiment de danger, cette poussée fulgurante d’adrénaline lorsqu’on se précipitait dans le vide, ce sentiment qu’on ressentait lorsque l’on s’approchait d’un peu trop près de la mort! Une des rares illusions de la vie dans un tel monde…
    Après un long vagabondage sur les toits, l’Assassin s’arrêta sur une trappe qu’il ouvrit et s’engouffra dans l’immeuble, dégoulinant et grelottant de froid. S’ensuivit un jet de longues protestations en anglais tandis qu’il marchait vers la porte de son appartement.


    * Mon Royaume pour un bain brûlant *pensa-t-il, la clé tremblant dans ses doigts alors qu’il ouvrait la porte de chez lui.

    Kurogane retira ses chaussures et se précipita comme un dératé dans la salle de bains, et tourna à son maximum le bouton d’eau chaude de la baignoire. Ah! Saleté de mission à neuf heures du mat! « Pour réussir à t’extirper du lit le matin » avait lancé son maître, furieuse, qui se demandait à quoi il pouvait bien passer ses nuits. Enfin, sachant que c’était elle qui lui donnait toutes ses missions, elle savait très bien ce à quoi il passait la plupart de son temps. Parfois c’était trois, quatre, voire cinq personnes qu’il devait éliminer avant le lever du soleil. Et lorsqu’il n’était pas en mission, il était généralement en bonne compagnie (toutes connues de sa chère Phoebé qui était sa Marquise de Merteuil) ou rattrapait précipitamment un devoir donné par l’un des quatre grands qui attendait depuis trop longtemps sur son bureau. L’adolescent ne vivait presque plus que la nuit désormais. Et à cela ajoutée sa haine envers le soleil matinal, on comprenait pourquoi il n’émergeait pas de sous sa couette.
    Alors qu’il se débarrassait de ses habits trempés, quelque chose tomba de son jean noir qu’il avait envoyé valser, fou de colère. Il se rapprocha et ramassa l’objet sur le carrelage. Son portable, vibrant avec autant de rage qu’il n’en avait. Il l’ouvrit. Cinq messages. Quatre de quelques unes de ses éternelles groupies dont il ne se rappelait même plus du nom, lui demandant avec empressement de venir leur rendre visite, et un autre, de son maître. Et lorsque celui-ci le lut, contre toute attente, un large sourire se dessina sur son visage d’incube. Il posa le téléphone et se jeta dans l’eau, allègre. L’ordre qu’il venait de recevoir lui avait plu, pour une fois. A tel point qu’il se mit à rire de façon aussi perfide qu’un célèbre psychopathe passant son temps à écrire des noms dans un cahier noir. Bon, non, peut être pas de façon aussi machiavélique, mais Kurogane était tellement épuisé, aussi physiquement que nerveusement qu’il ne put se retenir. La nouvelle mission que venait de lui attribuer son maître était beaucoup trop amusante. D’ailleurs, elle avait précisé avec complicité que cela allait probablement lui plaire.

    Il se souvenait d’une petite tueuse à gages, à peine plus jeune que lui, avec qui il avait travaillé au cours d’une mission pour Daikirai, talentueuse et assez mignonne dans son genre, nommée Ayame. Et cette fois-ci, l’adolescent avait pour but, non pas de surveiller si elle faisait correctement son travail, comme une sorte de baby-sitter envoyé par la Mafia, mais de lui mettre des bâtons dans les roues et lui voler la victoire de l’opération. Apparemment, il devaient tous deux liquider un homme d’affaires un peu trop gourmand qui avait joué avec le feu avec la Mafia, et avait ainsi gagné sa place en Enfer. Une course contre la montre pour savoir qui serait le meilleur des tueurs à gages de la ville. Ce n’était donc plus un travail qu’on lui envoyait, mais un défi en bonne et due forme, et son maître le savait très bien. Et lui donnant un ordre pareil, c’était son orgueil, sa fierté qu’elle exultait et insultait à la fois. La meilleure façon de motiver l’Assassin, car il raffolait des défis, elle le savait bien.
    Et ce dont l‘adolescent se doutait fortement à présent, avec une sorte d’outrage mêlé à de l‘orgueil, c’était que tout cela avait été manigancé par elle pour le tester. Encore une fois. Décidemment, elle devait vraiment manquer de passe temps dans sa vie. Ou alors veiller tout simplement à ce qu’il devienne le meilleur assassin possible, en tant que futur Parrain. Kurogane soupira.
    Comme s’il ne l’était pas déjà.

    Disposant de pas mal de temps, sans se presser, après s’être relaxé à souhait dans l’eau chaude, le jeune homme s’habilla, nettoya minutieusement sa lame (la salive n’étant pas non plus très bénéfique pour l’acier) et se dirigea vers l’endroit qu’on lui avait indiqué, où sa rivale de l’après-midi se trouvait. Empruntant les trottoirs cette fois-ci, l’adolescent jubilait. Pauvre petite Ayame. Il avait fallu qu’Htsugi-sama la choisisse comme la victime de ce test. Il avait presque pitié d’elle rien qu’à l’idée de ce qu’il allait lui faire subir; non seulement la honte d’avoir échoué en tant qu’excellente assassin, mais aussi le coup qu’en prendrait sa fierté. Et d’après ce dont il se souvenait, elle était presque aussi fière que lui. Et il pesait ses mots. La connaissant, ce serait une arme de tir qu‘elle choisirait; peut être de longue distance, comme un fusil de sniper. Elle serait donc probablement nichée au-dessus d’un immeuble, ce pourquoi il n’était pas venu par les toits. S’il devait lui faire rater son coup, autant que cela provoque chez elle une surprise outrée. Il en jouissait sadiquement rien que d’y penser. Il trouva bien vite l’homme recherché, sortant de la maison close indiquée, à l’heure précise indiquée. Un jeu d’enfant. Il ne restait plus qu’à se planter dans sa ligne de mire. L’adolescent leva ses yeux entraînés vers le ciel. Trois immeubles. Celui du milieu, en haut à gauche. Une forme noire à peine perceptible nichée là haut. Ignorant la victime dont il s’occuperait plus tard, il n’eut qu’à faire un pas. L’adolescent afficha un sourire perfide.


    * Elle n‘osera jamais tirer. *

    En effet, il n’avait jamais été très recommandé parmi les tueurs à gages de la ville de se frotter à Kurogane. On y était sûr d’y laisser sa peau, et dans des conditions peu enviables. L’adolescent, lâchant un rire mauvais de satisfaction sortit son portable et composa le numéro de la jeune fille.

    « …Désolé ma chère, feignit-il lorsqu‘elle décrocha, il semblerait que je sois malencontreusement arrivé au mauvais moment… Si tu descendais voir ton sempai? Il semblerait qu’on ait omis certains détails concernant ta mission… A commencer par le fait que JE suis ton adversaire, mignonne. »

    Sur ce, il raccrocha, en continuant de fixer le haut de l’immeuble. Un après midi mémorable en perspective. Oh oui, ils allaient bien s’amuser, tous les deux.
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MessageSujet: Re: La course des tortues (with kurogane)   Mer 3 Déc - 19:29

    Ayame savait qu’il était inutile de chercher à pourchasser la cible. Tant que Kurogane était là, la mission était temporairement interrompue. Elle espérait simplement que l’homme n’aurait rien remarqué de la scène s’étant déroulé juste sous son nez. A priori, il n’y avait aucune raison qu’il aie pu s’apercevoir de quoi que ce soit. Après tout, il n’avait fait que croiser le chemin de Kurogane. Ayame soupira tentant vainement d’appliquer des méthodes de relaxation, soit disant utiles en moment de stress important. Pffff. Du vent, elle en avait bien la preuve. Et de toute manière, elle n’était absolument pas stressée. Le stress ne la prenait que lorsque la situation échappait totalement à son contrôle et qu’elle se retrouvait totalement désarmée aux mains de ses ennemis. Ce n’était certainement pas le cas ici. Elle était loin d’avoir perdu et possédait autant de cartes en main que Kurogane. Simplement, le fait que Kurogane aie pu la devancer blessait son orgueil au plus haut point. Elle savait qu’il prenait un malin plaisir à lui voler son travail, et cela, elle l’acceptait encore moins. Outre son ego altéré, elle devait également faire face à des problèmes matériels. Elle n’était pas spécialement matérialiste mais elle avait absolument besoin de l’argent que représentait ce contrat. En outre, il fallait également voir la situation à une plus grande échelle. Son employeur avait placé sa confiance en elle. Échouer sa mission revenait à reconnaître ses faiblesses. De plus , la mission était importante . Si son employeur le désirait, il pouvait lui faire mener une vie d’enfer.Si sa réputation était ruinée, les contrats diminueraient et elle se retrouverait sans un sous.Connaissant les influences de son patron, il pouvait très bien imposer aux autres employeurs potentiels de lui refuser des contrats. c’était la fin assurée, le retour à la rue et à la misère. Et ça, c’était tout bonnement impossible. Ayame dépendait beaucoup de son image. Jamais encore elle n’avait échoué. Elle ne comptait pas commencer aujourd’hui.

    Sur ces sombres réflexions, elle sentit son portable vibrer dans la poche de sa veste. Jetant un bref coup d’ œil en bas, elle s’aperçut que Kurogane était au téléphone. Le numéro s’ affichant sur l’écran du mobile lui confirma l’identité de son interlocuteur. Après un soupir l’ exaspération, elle décrocha. Non seulement il lui ruinait ses contrats, mais en plus, il ne pouvait s’ empêcher de la snober en direct. Ce garçon avait un orgueil aussi démesuré que celui d’ Ayame et aucun des deux n’était décidément près à lâcher le morceau.Elle s’ apprêtait à le couvrir des pires insultes qu’elle connaissait mais il fut plus rapide qu’elle.
    …Désolé ma chère, il semblerait que je sois malencontreusement arrivé au mauvais moment… Si tu descendais voir ton sempai? Il semblerait qu’on ait omis certains détails concernant ta mission… A commencer par le fait que JE suis ton adversaire, mignonne.

    Sur ce, elle n’eut même pas le temps de répondre qu’il avait déjà raccroché. Elle le maudit intérieurement une nouvelle fois. Elle rangea méthodiquement et rapidement le snipper avant de redescendre rapidement dans la rue. Fille des ombres et de la nuit, les escapades sur les toits faisaient désormais partie de ses passes temps. Qu'y avait-il de plus beau que de filer en équilibre sur une corniche à plus de 20 mètres de hauteur, à la lumière pale du clair de lune. Cette impression de liberté, que la vie n’était rien, que l’on était finalement au dessus de toute contrainte matérielle; faire le vide dans son esprit, pour se concentrer uniquement sur ces quelques centimètres carrés qui vous retenaient au dessus du vide. C’était tout simplement magique. Ayame avait acquis une certaine agilité lors de ces exercices et elle n’avait d’ailleurs trouvé qu’un égal à ce genre d’entrainement. Avec un pincement au cœur, elle dû reconnaître qu’il s’agissait de kurogane. En y repensant, les deux tueurs avaient pas mal de points communs. Si elle avait eu le temps, elle se serait peut être intéressée à lui d’avantage. Ayame avait beau avoir de l’ orgueil et de la fierté, elle en restait néanmoins ouverte et était à la recherche d’un progrès continuel. C’était en rencontrant des gens qui nous surpassaient que l’ont pouvait dépasser ses propres limites. Kurogane faisait partie des rares personnes en qui Ayame avait un peu d’estime.Elle n’en était pas à le traiter d’ange, loin de la. Ce n’était qu’un sale gosse de riche, qui avait toujours eu ce qu’il désirait, dans le milieu opulent de la mafia. Certes, ayame ne savait rien de son histoire, mais un des successeurs de la mafia ne pouvait avoir été malheureux. C’était tout ce qu’elle se figurait.En attendant, points communs ou non, cela ne changeait pas ce qu’il lui avait fait. Tout autre en serait probablement mort sur le champ. Mais son rang social empêchait Ayame de commettre un tel acte, et c’était probablement ça qui lafaisait le plus enrager .

    Filant à travers les toits, elle avait entrepris de descendre.Elle jeta un bref coup d’ œil au dessus du vide pour constater que Kurogane était toujours en bas et semblait l’attendre. Il pensait surement qu’elle viendrait pas le chemin le plus direct , et semblait regarder dans cette direction. Au lieu de descendre directement vers lui, Ayame changea brusquement de direction et sombra dans les ténèbres de la villes. Bientôt, elle retomba souplement sur le sol. Elle se trouvait dans une direction totalement opposée de celle ou se trouvait Kurogane. Elle rebroussa tranquillement son chemin, en direction de l’ intéressé. Cependant, son petit détour lui avait permis d’arriver dans la direction opposée à celle surveillée par Kurogane .

    _KUROGANE!!!!!!
    Tapie dans l’obscurité, elle s’était brusquement jetée contre lui. L’ayant attaqué par derrière, il eut à peine le temps de se retourner. Un violent coup dans le plexus le projeta à terre, Ayame toujours sur lui.Ils s’effondrèrent tous deux deux le sol, Ayame serrant la gorge de Kurogane. Elle savait très bien que s’il l’avait vraiment voulu, il aurait pu éviter son coup sans aucun problème. Ayame avait beau être forte et agile, elle n’avait aucune technique. Les seules bases du corps à corps qu’elle connaissait, elle les avaient apprises sur le terrain en situation réelle. N’ayant jamais eut le temps et l’argent de se procurer des cours dignes de ce nom, elle avait du improviser et apprendre au fur et à mesure. Elle savait frapper où cela faisait mal et jouait le plus souvent sur un effet de surprise. Cependant, cette technique était très dangereuse. Si une cible facile se laisser facilement piéger , il suffisait qu’elle tombe sur un adversaire un tant soit peu initié aux arts martiaux pour se mettre immédiatement en position de faiblesse. Voilà pourquoi elle évitait les combats au maximum et préférait les armes de tir à longue portée. Kurogane faisait partie de ce genre de personnes auxquelles il aurait suffit de lever un petit doigt pour foutre Ayame au tapis. Pourtant, il n’avait pas cherché à bloquer son attaque. Là encore, la main d’Ayame serrée contre sa gorge, on pouvait lire , au coins de ses lèvres un petit sourire victorieux.

    Il avait gagné , et il le savait tout autant qu’Ayame. Celle ci connaissait les règles du jeu, et elle savait vers quoi elle allait avant même de l’avoir attaqué. Elle ne pouvait pas le toucher. Et même si elle l’avait réellement souhaité, elle aurait été incapable de serrer d’ avantage la gorge de l’héritier. Cela aurait signé sa perte. Cependant, même si elle avait fait cela en pure perte, qu’est-ce que ça faisait du bien de pouvoir mettre la pâté à ce petit c***!pfiou. Restons zen, comportons nous en adultes responsables et cessons ces enfantillages... Oh et puis non, c’était trop tentant! Tout n’était qu’un jeu. L’enfance d’ Ayame était partie en fumée et les jeux avait été bannis de son existence il y a bien longtemps. Comme beaucoup de gens de cette ville, Ayame faisait partie de ceux ayant trop grandi d’un coup , et que le poids du passé et des responsabilités avait vieilli d’un coup. Elle n’avait que 20 ans , mais pouvait aisément en paraître 5 de plus.Toute son enfance perdue, elle la rattrapait maintenant, alors qu’elle était devenue adulte. Car le jeu, même s’il s’agissait de luttes puériles était encore le meilleur moyen de s’en sortir, si l’on ne voulait pas devenir fou dans cette ville de ténèbres et de désespoir. Elle se sentait à la fois complètement ridicule et pourtant elle savourait sa victoire avec un plaisir inavouable. Elle savait pertinemment que à ce moment la, Kurogane devait bien rigoler de ses faiblesses et de ces jeux ridicules bon pour des enfants dans une cours de récrée. L’un comme l’autre, ils devaient passer au niveau supérieur. Cependant, la course qui s’annonçait entre les deux n’allait pas être facile. Alors après tout, pourquoi pas se détendre un peu avant de commencer?

    Elle se pencha vers lui , les mains toujours serrées autours de sa gorge, l’ immobilisant ( inutilement d’ailleurs car s’il l’avait voulu , il aurait pu se dégager depuis bien longtemps déjà).

    _Tu m’as volé ma proie...Je ne te le pardonnerais pas...
    Elle s’approcha d’avantage. Elle était près... si près... elle l’ effleurait presque
    _Tu me le paieras... Plus qu’un murmure, il s’agissait d’un souffle. Autour de son cou, ses mains s’étaient desserrées et leur contact devenait presque une caresse. Sa bouche effleura l'oreille du jeune homme, sa joue mais d’un coup, Ayame resserra la pression de ses mains , le plaquant violemment au sol , puis elle se releva aussi précipitement qu'elle était arrivée. Le dominant de tout son long , il était par terre, chose qui arriverait probablement que peu souvent, Ayame savourait les dernières minutes de sa victoire.
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MessageSujet: Re: La course des tortues (with kurogane)   Lun 8 Déc - 0:13

    Faisant mine de regarder les toits, pensif, il la suivait du regard. Evidemment, elle ne le prendrait pas de face, comme lui non plus ne l’avait pas fait lorsqu’il s’était planté en plein devant la victime pour la gêner. Elle prendrait un autre chemin, afin de le prendre par surprise, lui aussi. Elle jouait à ce même petit jeu avec lequel il l’avait piégée. C’était relatif aux assassins. Toujours avoir un coup d’avance sur l’autre, toujours penser à la survie avant tout… même avec le plus proche comme le plus détestable des collègues. Et Kurogane était très fier d’être détestable. Il le méritait bien après tout. Il ne restait plus qu’à attendre qu’elle montre le bout de son nez maintenant. Alors, par où allait-elle arriver ? Ce petit suspense qu’elle lui faisait subir le fit sourire. Comme si elle croyait qu’elle allait le surprendre. Lui aussi était fort à ce petit jeu… Il suffisait juste de calculer tous les endroits par lesquels elle était susceptible d’arriver, et ensuite…

    Cependant, alors qu’il était perdu dans ses pensées, quelque chose le percuta, le plaquant au sol. Encore une fois, il l’avait sous estimée car contre toute attente, elle l’avait surpris. Elle l’avait pris par derrière et il ne l’avait même pas senti venir, ce qui faillit lui arracher une expression de stupeur, mais par fierté, celui-ci tenta de ne point le montrer. Il n’avait même pas eu le temps de se tourner vers elle, à peine d’entendre son nom résonnant encore dans l’air. Kurogane, à terre, sourit à la jeune fille qui le maintenait captif, serrant sa gorge entre ses doigts fins. Celui-ci ne semblait pas se rendre compte de la position dans laquelle il se trouvait : elle le menaçait de mort, et pourtant, fixant la jeune fille dont les prunelles brillaient autant que les siennes, il n’était pas inquiet le moins du monde. Ayame, comme précédemment, était trop intelligente pour pouvoir essayer véritablement de le tuer. Quoi qu’un combat contre elle aurait pu être intéressant. Il était vrai, comme il s’en souvenait, qu’elle ne se débrouillait plutôt pas mal, même si ses techniques étranges laissaient un peu à désirer. La seule chose qui lui manquait, à cette fille, c’était des méthodes pour exprimer son talent. Qui sait, il pourrait peut être s’improviser son professeur, un de ces jours…

    Mais il n’eut pas le loisir d’y songer plus longtemps que les doigts de la jeune fille se resserrèrent sur sa gorge halée. Le sourire du jeune homme ne s’en étira que plus. Il lui faisait perdre patience et il adorait ça. Lui qu’on adorait rendre furieux, il aimait lui-même s’adonner à ce passe temps avec les autres, parfois… Alors c’était jouer, ce qu’elle voulait ? Et bien ils allaient jouer… se laissant faire, histoire de lui témoigner sa sympathie (et cette situation l’amusait beaucoup, lui qui faisait la fausse victime, alors qu’il pouvait aisément retourner le présent rapport de force), et surtout qu’elle se calme. Ainsi elle le supporterait un peu plus longtemps, car le jeune homme sentait, maintenant que la cible était partie, qu’ils n’étaient pas prêts d’en avoir fini avec cette histoire ; et il avait beau être le soit disant plus dangereux des deux, il n’en redoutait pas moins la colère de la jeune fille… Après tout elle avait réussi à le plaquer au sol sans qu’il n’ait rien vu venir, et peu de gens dans cette ville pouvaient (ou avaient pu) s’en vanter. Avec le temps, elle était devenue encore plus intéressante qu’elle ne l’était déjà… Il faudrait vraiment qu’il l’affronte, il se le promit.

    Puis suivit la provocation. L’adolescent lâcha un petit rire. Il n’y avait rien qu’il n’adorait plus que ce genre de défis. Elle acceptait donc de le prendre pour adversaire sur le coup… Ah, elle voulait se venger de ce qu’il lui avait fait ? Ils risquaient donc vraiment de bien s’amuser. Les gestes de la jeune fille, devenus alors plus sensuels, le firent frissonner, et lui arrachèrent un soupir de déception quand celle-ci se releva. Il ne faisait pas trop dans le sado-mazo ni dans l’exhibitionnisme de toute façon. Lui souriant encore, avec un regard de défi comparable à celui qu’elle lui avait lancé, il se releva doucement, épousseta ses habits de grande marque choisis avec soin par Gin-sama, et lança, relevant son regard écarlate vers elle avec un mauvais sourire :


    « …Moi aussi je suis heureux de te revoir, depuis le temps. Alors, le boulot ? Tu procèdes toujours comme ça pour neutraliser tes ennemis ? »

    Lâchant un petit rire, il reprit, détournant son regard vers la rue, mais toujours avec cet air amusé :

    « Enfin, pas la peine de me regarder comme ça, calme toi. N’importe qui aurait pu se mettre dans ta ligne de mire… le hasard a fait que c’était moi. Mais ce n’est pas grave, je suis sûr que tu trouveras bien vite une autre occasion de lui faire la peau… »

    Puis, il s’approcha d’elle, et effleurant son cou de ses lèvres, il dit doucement :

    «… J’avoue que tu m’as pris par surprise, je ne m’y attendais pas. On dirait bien que cette compétition va être assez serrée… Tu as progressé depuis la dernière fois. Je suis pressé de voir comment tu te débrouilles en combat, maintenant… Mais aussi de voir comment tu comptes te venger. »

    Avant de se faire étriper, il tourna les talons, et lança, se tournant vers elle, même s’il ne lui faisait pas face, avec un sourire des plus provocateurs :

    « Rendez vous donc à la ligne d’arrivée, ma chère. Que le meilleur gagne. »

    Il semblait s’en aller, quand soudain, il s’arrêta, et lança pour finir, mais cette fois-ci sans se retourner :

    « …Demain soir au Kabuki. C’est là qu’il sera et qu’il faudra agir. J’ai une amie qui s’occupera de le distraire pour nous… histoire de voir qui trouvera en premier le meilleur moment pour agir. A demain soir, donc… »

    Et puis il s’en alla en riant doucement, laissant la jeune fille seule en plein milieu de la rue. Ce garçon était aussi insupportable qu’irrésistible. Les nerfs de la pauvre Ayame allaient-ils craquer avant le lendemain ? Affaire à suivre…
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MessageSujet: Re: La course des tortues (with kurogane)   Mer 10 Déc - 19:16

    Ils étaient jeunes, ils étaient beaux, ils étaient redoutables, et leur plus gros défaut, c’est qu’ils en étaient pertinemment conscients. Entre eux deux, c’était je jeu du chat et de souris , mais chacun passait tantôt du statut du chat, tantôt à celui de la souris. Si chacun gardait plus ou moins la main mise sur la situation et qu’ils pouvaient la contrôler, il y aurait toujours une part qui leur échapperait et que l’autre dominerait entièrement. Et c’était la qu’était tout le défi.

    Ayame avait toujours fait preuve d’une rigueur exemplaire dans son travail. Jamais elle ne négligeait un détail, elle passait son temps à tout prévoir, à tout planifier pour que lorsque venait le jour décisif, la situation soit totalement sous contrôle. Sa vie , c’était son travail. C’était la seule chose qui lui permettait de survivre dans ce bas monde, et elle s’y attelait avec soin. Car qu’y avait -il de plus satisfaisant que le travail bien fait ? Il n’existait rien de meilleur que l’ auto-glorification et la fierté que l’on pouvait tirer de ce genre de situation. Pourtant, comme partout ailleurs, cette rigueur avait ses inconvénients. Car lorsque l’on maitrisait tout, il n’y avait plus le plaisir lié à la traque. Cette montée d’ adrénaline que l’on éprouvait d’un coup, la peur de manquer son coup, le stress montant brusquement... Toutes émotions, Ayame avait préféré les bannir de ses habitudes. Et même si elle détestait Kurogane, elle le remerciait finalement de remettre ces émotions au goût du jour. Et, dans le fond, Kurogane était quelqu’un qu’elle appréciait tout particulièrement. Il avait du talent, et elle le reconnaissait. Peu de gens sur terre méritaient la reconnaissance de la jeune femme. Non, ce défi entre eux serait en quelque sorte une nouvelle collaboration et elle s’en réjouissait d’avance.

    Durant tout son enfance, jamais on ne lui avait laissé le choix. Elle avait été humiliée tout le long de sa vie et elle avait dû se battre pour regagner sa dignité. Elle était sortie de cette expérience complètement transformée et surtout, avec un amour propre surdimensionné et honneur qui ne pouvait plus en aucune manière subir la moindre tâche. Kurogane menaçait ce fragile équilibre et avait piqué la fierté d’Ayame. Il était temps qu’elle la regagne.
    Ignorant les provocations successives du jeune homme, elle se contentait de le regarder fixement. Ce regard pénétrant dérangeait et n’importe qui autre que Kurogane aurait déjà détourné les yeux. Pas lui... et c’est justement cela qu’elle appréciait chez lui. Elle le laissait parler sachant que quoique qu’il dise, cela ne l’atteindrait pas. Ayame jugeait les gens sur leurs actes, et non sur leurs paroles.
    Avec un léger sourire, elle répondit :
    _N’importe qui d’autre que toi s’étant trouvé dans ma ligne de mire finissait sur la chaussé avec deux balles dans la tête, aux cotés de l’homme que tu as laissé filé qui serait à peu près dans le même état, quant à moi, j’aurais déjà été loin, avec mon argent dans les poches.

    Elle s’approcha un peu plus près, lui murmurant.
    _Tu sais très bien que je ne pourrais pas te faire la peau, sinon, ce serait déjà fait. Mais ce que tu sais aussi, c’est que je peux rendre ta vie infernale.

    Elle s’écarta légèrement, mais ce fut lui qui s’avança vers elle. Dans son cou, Ayame sentit les lèvres du garçon, et malgré tous ses efforts, elle ne put retenir un léger frémissement. Il la complimenta sur ses progrès. Tiens , peut être qu’il n’était pas si stupide que ça après tout.... Non honnêtement, Ayame se senti réellement touchée par ce que venait de lui dire le garçon. D’après ce qu’elle savait de lui, ce n’était pas le genre de phrase qu’il sortait tous les jours et cela révélait ce qu’il pensait d’elle. Quoique, cela pouvait aussi très bien s’agir d’un piège. Règle numéro un des tueurs, ne jamais se fier aux apparences, toujours se méfier, même de son meilleur ami. Quiconque trahissait cette règle ne faisait pas long feu. Votre ami le plus proche, que vous avez sauvé un jour, n’hésiterait pas à vous coller une balle dans la tête le lendemain. Devancez le et faites le travail en premier. Cette règle ne faisait pas défaut ici.
    Elle hocha le tête, signe qu’elle acceptait le défi.

    Après une ultime provocation et une adresse balancée sans autre info, il s’en alla, fier de son jeu. Ayame resta seule un moment. Peu de gens avaient le mérite de pouvoir lui faire perdre ses nerfs. Et devinez qui une foi encore arrivait en tête de liste? Je vous donne dans le mille! Ce garçon l’exaspérait. Mais maintenant qu’elle en était la, impossible pour elle de reculer. Il n’y avait plus qu’à foncer.... et gagner.





    Le lendemain soir au kabuki.

    Dire que Ayame était prête aurait été faux. Elle avait beau avoir une très rapide capacité d’adaptation, jamais elle ne considérait son plan assez parfait et il lui fallait généralement bien plus de 24 h pour établir quelque chose qui lui convenait vraiment. Mais bon, faute de mieux , elle devrait faire avec. Le plan était simple : prise de contact avec la cible et mort de la cible. Rapide et efficace. Un plan comme on les aimait. Ce n’était pas la première fois qu’elle utilisait ce genre de technique et il avait déjà porté ses fruits. Certes Kurogane entrait en jeu, mais il suffisait juste d’ être plus attentif et le plan devrait marcher. Le matin même, Ayame était venue dans le bar en repérage. Ce que Kurogane ignorait, c’était qu’elle avait déjà travaillé là-bas et qu’elle connaissait toutes les entrées et les points stratégiques. Elle avait donc un avantage. Cependant, elle ne se faisait pas d’illusions. Kurogane avait choisit le lieu, et ce n’était pas en pur hasard qu’il avait choisit ce bar la. Certes, la cible y venait souvent; mais il était également un habitué de plein d’autres bars que Kurogane aurait pu choisir.Elle préférait donc rester très vigilante de ce coté là et ne considérait pas la situation comme sous contrôle.


    En arrivant, elle n’attendit pas Kurogane. Peut être était-il déjà en position. Elle ne voulait pas le savoir. Elle se maintiendrait à son plan initial, ignorant la présence de Kurogane et elle agirait en fonction. Cela était certainement une erreur mais elle manquait de temps. Tenter le prévenir les attaques de Kurogane aurait été trop long... elle préférait aviser. Et de toute manière, si elle manquait de temps, lui aussi.
    Elle avait également un autre avantage. Elle avait pour but de tuer l’homme sans qu’il délivre des informations. Kurogane, lui, devait le capturer et lui soutirer les informations avant de le tuer. Ayame avait donc simplement à éviter que Kurogane se retrouve seule avec lui. Un nouvel avantage pour elle.

    Elle s’était habillée , dans le cadre de sa mission, en conséquence. Pour l’instant, son charme était sa seule arme, et elle savait l’utiliser. Pour une foi, son passé allait lui être utile. Un short ultra court dévoilant le haut de ses longues jambes, un débardeur moulant avantageusement ses formes, une veste en cuir posée sur le tout et des talons d’une hauteur assez impressionnante : voilà les armes desquelles elle disposait. Cela devrait être largement suffisant. Si l’on ajoutait cela au couteau dans ses bottes, le revolver et un fil particulièrement tranchant dans sa veste ainsi qu’un snipper préalablement installé dehors, elle s’en sortait pas trop mal. Ah! j’oubliais de préciser, la veste était en kevlar.

    Ayame fit donc son entrée triomphante dans le bar, et toutes les têtes se tournèrent vers elle.
    Le patron s’approcha d’elle et l’ apostrophant avec son rire gras.

    _Eh! Mais c’est notre petite Ayame qui revient parmi nous! Tu reprends le boulot ma jolie ? C’est vrai que tu faisais bien tourner la boite!

    Ayame lui envoya un regard méprisant. L’homme s' avança vers elle et tenta poser sa main sur ses fesses. La réaction fut immédiate. Ayame se retourna brusquement, bloqua son adversaire et coinça son bras derrière son dos. Les autres clients, ayant repris leur discussion, n’avaient rien remarqué.

    _essaie encore un truc de ce genre la siffla-t-elle, et je te tue.C’ est pas pour toi que je viens aujourd’hui.

    Sérieuse ou pas, le ton sur lequel elle avait parlé et la situation dans lequel se trouvait l’homme ne lui permettait pas de répondre. Il hocha de la tête , penaud et Ayame le relâcha. Après un léger cri plaintif de l’homme, elle tourna les talons, suivant la direction qu’il lui avait indiqué pour retrouver la cible.
    Il se trouvait à une table , en compagnie d’une fille qu’ Ayame ne connaissait pas. Elle ne bossait certainement pas ici, il s’agissait donc du contact de Kurogane. Celle ci semblait assez collée à la cible et était dans une tenue à peu près semblable à celle d’Ayame. Quoique, Ayame était bien plus jolie.
    cette dernière sourit. Elle se tourna vers le fond du bar , sans voir personne. Nul doute qu’elle se trouvait pile en face de l’homme. Si Kurogane se trouvait la, il ne pouvait pas la manquer. Les places s’étaient inversées on dirait. Sur son visage, on pouvait largement voir un sourire de satisfaction et de fierté. Tiens prend ça Kurogane. Et que le jeu commence vraiment.

    Elle s’ approcha de l’homme, comme elle l’avait durant toute son enfance. Machinalement, les gestes revenaient comme par automatisme. Une bombe. Voilà ce qu’elle était. Personne sur terre n’aurait pu lui résister à cet instant. Et que je te mets les seins en avant, et un petit coup de cheveux, léger déhanché, attention pas trop, encore un petit coup de cheveux et hop le tour et joué. L’homme l’avait remarquée et la fixait avec un sourire bêta. Mon dieu que les mâles pouvaient avoir l’air stupides lorsque leurs désirs prenaient le dessus. Ils descendaient définitivement du primate, sur ce , aucun doute. La fille essayait désespérément de reparler à l’homme mais celui ne l’écoutait pas. Ayame s’ approcha d’avantage et vint s’assoir sur ses genoux.Elle se mis à l’embrasser sensuellement, comme elle l’avait toujours fait. Un geste de répulsion, qu’il fallait à tout pris robotiser. Le croire sincère, faire du mieux possible pour le rendre vrai et faire abstraction du dégout qu’il nous inspirait. Cela ne posait pas trop de problèmes, Ayame avait fait ça toute sa vie. Elle tourna légèrement la tête vers la fille et un léger coup d’ œil insistant lui signala qu’elle pouvait disposer; elle avait fait sa part du boulot, Ayame prenait la relève. C’était entre elle et Kurogane que tout se jouait désormais.

    L’homme ne cherchait même pas comprendre ce qui se passait mais se laissait emporter. C’était trop facile. Ayame passa le bras autour de son cou, l’embrassant sensuellement. Ses jambes allaient et venaient, dans un geste doux et maîtrisé . L’homme posa sa main sur la poitrine d’ayame. Elle ne réagit même pas. Elle avait simplement l'impression de se retrouver comme une gamine. De toute manière peu importe, elle ne prendrait que plus de plaisir à le tuer. Ce n’était pas la première fois qu’elle se débarrassait d’une cible de cette manière.
    Et puis, ce jeu de séduction n’était-il pas destiné à Kurogane après tout. N’avait-il pas pour but de lui faire miroiter ce qu’il pourrait posséder, mais qu’il n’aurait jamais. Que cela marche ou non, Ayame s’en fichait. Mais elle prenait un malin plaisir à le provoquer de la sorte, et elle aurait bien voulu voir sa tête.Tuer l’homme devant tout le monde aurait été tentant mais très peu professionnel. Mieux valait partir dehors avec lui. C’était à ce moment qu’elle attendait le plus Kurogane et où elle devrait se méfier le plus. Mais peu importe, la situation risquait d’ être pour le moins amusante. Pour le moment elle ne lâchait pas son homme, et lui non plus ne semblait pas vouloir la quitter, se collant de plus en plus à elle et ayant glissé une main dans son short. Parfait. Au moins Ayame pouvait le surveiller et prévenir les attaques de Kurogane. Parfait. Son plan se déroulait comme prévu et Kurogane ne s’était toujours pas manifesté. Elle restait prudente, mais savourait déjà sa victoire.

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MessageSujet: Re: La course des tortues (with kurogane)   Dim 14 Déc - 17:35

    La fumée bleutée s’échappait de ses lèvres pulpeuses, comme si elle fuyait le garçon, et s’évadait vers le ciel sombre, dessinant des arabesques dans l’air. Assis sur le toit du Kabuki qu’il connaissait bien, Kurogane profitait d’une dernière cigarette avant que le petit jeu prévu avec sa rivale du moment ne commence. Il était arrivé dès la tombée de la nuit, de sorte que lorsque la cible franchirait la porte de la boîte, il le verrait tout de suite, et ainsi aurait une longueur d’avance sur la jeune fille. Ou du moins plus de temps pour observer le comportement de son petit cadre et d’évaluer le moyen le plus rapide, discret et efficace de lui faire la peau. Après tout, elle était plus renseignée que lui sur l’homme. Il n’avait donc pas un instant à perdre. La découverte moindre détail sur la victime pourrait lui donner un avantage et des indications sur la façon d’en finir avec lui. Mais cela ne serait pas un problème. Kurogane connaissait tout le monde au Kabuki ; les filles, qui se ravissaient de le voir, les garçons, qui le regardaient d’un air jaloux, et le patron qu’il avait déjà mis dans sa poche. Non seulement personne ne lui demanderait de comptes s’il se posait dans un coin pour espionner les clients, mais on l’aiderait probablement dans son petit projet. Il n’avait donc aucun besoin de se presser, tout était déjà calculé dans son esprit. Lorsque l’adolescent, lâchant hautainement une dernière bouffée de fumée, vit avec dédain la victime arrivée, celui-ci écrasa sa cigarette sur les tuiles et sauta dans la cour intérieure. Il était temps pour lui d’entrer en jeu.

    Il savait déjà comment il allait procéder pour l’observer sans se faire remarquer. Sasuke, une fois qu’il fût retombé sur ses pieds, passa par la fenêtre d’une chambre laissée ouverte par mégarde, dont les rideaux de soie fine voletaient légèrement au gré du vent, qu’il referma derrière lui. Puis, il ouvrit la porte du placard, et passa en revue les différentes tenues suspendues. Alors qu’il semblait avoir trouvé ce qu’il cherchait, car sur son visage d’incube se dessinait un mauvais sourire satisfait, la porte de la chambre s’ouvrit, vers laquelle l’adolescent se tourna. A sa déception, il ne vit pas Phoebé dans l’encadrement de la porte (elle devait être occupée avec un client, probablement) mais Kara, une des filles de la boîte dont il avait parlé à Ayame . La rousse sourit au jeune homme, et refermant la porte, demanda d’une voix mielleuse :


    « Alors, monsieur a fait son choix, ou veut-il j’aille demander à un des garçons de lui passer quelque chose qui fasse plus… Comment tu dis, déjà ? Emocore? »

    L’adolescent rendit son sourire à la jeune fille, et répondit, avec un regard complice :

    « Non, merci Kara, j’ai trouvé ce qu’il me fallait. Tu es sûre que ça ne te dérange pas, de me distraire un peu le type, avant que je passe à l’action ? Il me faut un peu de temps pour réfléchir à la façon dont je vais procéder. Disons que je n’ai pas le droit de me reposer sur mes lauriers, cette fois-ci. J’ai un rival plutôt intéressant et qu’il ne faudrait pas sous estimer…»

    La fille aux cheveux flamboyants sourit plus encore, s’approcha gracieusement tel un félin, et caressant du bout des doigts sa joue halée, elle dit, à quelques centimètres de son visage, ses yeux à demi clos plongés dans les prunelles écarlates du garçon :

    « Mais tout ce que tu voudras, mon chéri. Tu sais très bien que personne ne peut refuser quoi que ce soit à ce joli minois, ici… Mais ça a un prix, tu le sais. <3 »dit-elle d’une voix suave.

    « Demain soir, dix heures ? »fit l’adolescent, avec le même sourire narquois qu’il affichait précédemment.

    « Demain soir ce sera parfait. Attention, si jamais tu me poses un lapin, tu auras des soucis. Mais tu seras là de toute façon, tu ne raterais jamais une occasion de t’amuser, pas vrai ? Allez, j’y vais, je te laisse te changer, l’oiseau est probablement déjà là. Bonne chance, mon petit Kuro-kun. »

    Sur ce, elle l’embrassa sur la joue et se précipita hors de la chambre, rieuse. Kurogane soupira. Ah, les femmes… Il ne saurait jamais s’en passer.

    Après avoir revêtu la tenue règlementaire des serveurs du Kabuki, composée d’un pantalon de cuir assez taille basse, une chemise blanche au col ouvert et une jaquette noire, sur laquelle son cadenas argenté qu’il portait autour du cou tombait, l’adolescent se saisit du khôl posé sur la coiffeuse et s’en souligna les yeux, comme les autres garçons ici le faisaient pour faire ressortir leurs prunelles. Dire qu’il devrait jouer au gay pour la soirée. Génial, lui qui était hétéro à s’en damner, c’était tout ce qui lui manquait. Enfin bon, la tenue ne s’éloignait pas trop de son propre style vestimentaire, à part ce pantalon en cuir peu confortable qu’il aurait bien troqué contre un de ses jeans noirs, et, résigné, il sortit de la chambre et se dirigea vers le bar. Lorsque le serveur vit le jeune homme arriver, il lui adressa un clin d’œil complice qui arracha une grimace de répulsion à l’adolescent qui prit la relève du barman. Alors qu’il faisait mine d’essuyer un verre, tandis que les clients assis devant lui se saoulaient joyeusement, Kurogane observait attentivement le fond de la pièce. Il était là, et Kara s’en occupait déjà. Parfait. Il n’y avait plus qu’à attendre le bon moment, et là il…

    Soudain, la porte du bar s’ouvrit et une jeune fille entra. Mais pas n’importe quelle jeune fille. C’était Ayame, également habillée en conséquence de la mission. Cela lui allait plutôt bien, d’ailleurs. Non, il ne fallait surtout pas qu’il commençât à désirer une de ses ennemies. Après tout, des filles il en avait tant qu’il voulait, ce n’était pas le moment de perdre le contrôle de ses pensées. Kurogane pesta et mordit avec fureur sa lèvre inférieure. Sale petite garce. Elle y avait donc tout planifié. Non seulement elle comptait utiliser ses atouts personnels pour charmer la victime et ainsi mettre des bâtons dans les roues au jeune homme, mais en plus, elle comptait le narguer. Si elle croyait qu’elle allait s’en tirer comme ça, elle se fourrait le doigt dans l’œil. On ne se moquait pas de Kurogane impunément. Ou dans ce cas là on ne restait jamais longtemps sans le regretter. Tandis qu’il maudissait la jeune fille qui aguichait déjà la victime (en moins de cinq minutes, elle l’avait quasiment mis dans son lit), l’adolescent saisit un plateau sur lequel il posa deux verres qu’il remplit à moitié de whiskey, s’en saisit, posa une serviette sur son bras et se dirigea vers la table, avec des yeux furibonds. Elle allait voir de quel bois il se chauffait, mâle sulfureux facilement tenté ou pas.

    Le jeune homme, affichant un sourire en coin, posa le plateau sur la table, et, ignorant Ayame qui était occupée à gagner du terrain sur son adversaire, il s’approcha de l’homme et lui murmura dans l’oreille, d’une voix suave :


    « …Désolé de déranger Monsieur, mais on lui fait savoir que sa chambre est prête, et le massage qu’il a commandé également. Si Monsieur veut bien se donner la peine de s’y rendre… Yumi ici présente le rejoindra après son passage sur scène, si Monsieur le souhaite. »

    Sur ce, il tendit la clé à l’homme avec un air aussi tentant que le diable en personne proposant un contrat, et cela eut l’air de fonctionner, puisqu’avec un air tout aussi hébété que précédemment, l’homme se leva et se dirigea vers l’escalier qui menait à l’étage. Après tout, Sasuke aussi avait un charme qu’il ne fallait pas sous estimer. L’adolescent regarda son ennemie dans les yeux avec un air aussi triomphal que satisfait, et susurra alors, sur un ton perfide :

    « Ca fait un à un, ma chère. Bon, viens par ici une seconde, il y a certaines choses dont il faut qu’on parle, tous les deux. »

    Sur ce, il la prit par le bras et l’amena en cuisine, la plaqua contre le mur, et lui dit, sur un ton plus ferme :

    « Très drôle, ce petit jeu de scène que tu nous as fait. Maintenant que tu t’es exhibée avec lui devant les autres clients, même s’ils sont quasiment tous saouls, sache qu’il y en a tout de même des lucides qui finiront par se demander où il est passé quand tu ressortiras de la chambre sans lui. Bravo, très professionnel, je te félicite. Et tout ça pour quoi ? Pour montrer à quel point tu es maligne et irrésistible ? Oh mon dieu, j’en suis limite à vouloir t’arracher tes vêtements. Voilà, c’est ce que tu voulais entendre ? »

    Il resserra un peu plus le poignet de la jeune fille, et poursuivit, sur un ton toujours aussi ferme :

    « Heureusement que j’ai rattrapé ta bourde. Je connais tout le monde ici, les filles sont au courant de ce qu’il doit se passer. Je sais qui doit s’occuper du massage de ce type. Elle nous laissera le champ libre s’il est encore temps d’agir, mais maintenant, si tu ne veux pas tout foutre en l’air, tu vas sagement m’écouter et faire ce que je te dis. »

    Il lâcha le poignet meurtri d’Ayame, et, reculant d’un pas, il poursuivit, restant sur ses gardes, au cas où elle tentât de l’attaquer pour se venger de ce qu’il venait de faire :

    « Je n’ai pas besoin d’interroger ce type avant qu’il meure. Alors que ce soit toi ou moi qui en finisse avec lui, ça m’est égal. La seule chose dont j’ai besoin, c’est du code tatoué sur sa gorge. Tu vas aller dans la chambre à la place de Reira, en faisant mine d’avoir reporté l’heure de ton spectacle pour lui, tu le supprimes et tu me fais signe quand c’est fait pour t’aider à faire disparaître le corps. Comme ça tu auras ce que tu veux et moi aussi, tout le monde est content, et personne ne sera au courant. Maintenant dépêche toi, il est dans la chambre 324, et il doit déjà t’attendre. »

    Puis, il se dirigea vers la porte, et s’arrêtant un instant, dit, se tournant vers elle avec un sourire complice :

    « Ne me déçois pas, Ayame. »

    Puis il sortit. Décidément, ce genre de sortie devait être un jeu pour lui. A présent, leur réussite à tous les deux reposait sur les épaules de la jeune fille. Mais elle serait à la hauteur, Kurogane le savait. Il l’avait toujours su.
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MessageSujet: Re: La course des tortues (with kurogane)   Jeu 18 Déc - 16:11


    Elle était sure de son coup. Il était la, dans ses bras, totalement à sa merci. Il suffisait pour elle de l’entrainer dehors et son sort serait réglé. Elle commençait à se pencher au dessus de son oreille pour lui proposer de sortir lorsqu’un garçon, vêtu comme les serveurs du bar s’approcha d’eux. Seulement voilà, il ne s’ agissait absolument pas d’un serveur mais de Kurogane. Elle sentit la colère monter en elle. Non! Il ne pouvait pas lui voler sa proie comme ça!
    Ayame jeta un coup d’ œil méprisant à son rival, le toisant de haut en bas montrant bel et bien son avis sur la tenue ridicule dans laquelle il était vêtu. Ce pantalon de cuir moulant l’ entrejambe ...yuurck... Voir kurogane (qui été connu pour être la poupée barbie de Gin-sama , habituellement habillé des marques les plus chères et avec toujours un longueur d’avance) dans cet accoutrement, il fallait bien l’avouer, donnait matière à se moquer. Elle au moins, elle savait rester classe en toute circonstance. Quoique... classe n’était pas vraiment le meilleur qualificatif concernant sa tenue actuelle.

    …Désolé de déranger Monsieur, mais on lui fait savoir que sa chambre est prête, et le massage qu’il a commandé également. Si Monsieur veut bien se donner la peine de s’y rendre… Yumi ici présente le rejoindra après son passage sur scène, si Monsieur le souhaite.

    Il avait trouvé la faille. La cible était tellement stupide, elle allait tomber droit dans le panneau. Kurogane marquait un point. Elle n’avait plus qu’à laisser faire , non sans de violentes envies meurtrières et attendre de voir ce que l’autre avait en tête. Il avait marqué un point, elle devait bien le lui accorder.Après un dernier regard aguicheur, elle suivit sa victime des yeux, qui montait d’un pas lourd dans la chambre qu’on lui avait préparée.
    Un court instant, Ayame eut une pensée pour sa femme et sa fille. Nul doute qu’elles seraient heureuses d’ être débarrassées de ce gros lard. D’ ailleurs, Ayame était plus que persuadée que la mère se laissait elle aussi aller à des relations extra conjugales, et cette dernière ne pouvait que l’approuver : comment pouvait -on rester fidèle à une ordure pareille? Mais revenons à nos moutons.

    Une fois l’homme parti , Kurogane la saisit par le bras et elle n’eut d’autre solution que de le suivre; résister aurait été inutile, il était plus fort qu’elle. Tout ce qu’elle aurait réussit à faire, c’était se casser un truc. Et de toute façon, elle avait besoin d’en savoir plus sur la façon dont Kurogane comptait opérer. Il la plaqua violemment contre le mur. Là encore elle se laissa faire. Loin d’ être soumise cependant, elle le bravait avec un regard de défi et des airs de supériorité qui en disaient long sur ce qu’elle en pensait.

    _Mon cher petit kurogane dit-elle, avec une voix très calme, posée , presque doucereuse, qui contrastait avec le ton très ferme de ce dernier.

    Ce n’est pas parce que tu m’as forcé à agir dans la précipitation que je vais me mettre à agir comme une idiote. Il est bien présomptueux de ta part de penser que j’aurais occulté ce genre de détails. Donc pour ton information, tout le monde me connait ici, je suis une ancienne employée. Ils me prennent tous pour une pute, qu’ils se confortent dans leur idée. Je peux être très convaincante comme tu l’as probablement remarqué. En un mot, ils me prennent pour une gamine stupide et écervelée qui essaie de gagner sa vie tant bien que mal. Pour eux je suis aussi innocente qu’une biche, pas capable de faire le moindre mal à une mouche. Qui se serait soucié du sort de cet homme une fois que je l’aurais emmené dehors? Beaucoup d’ ailleurs auraient envié sa place. Ils auraient simplement pensé qu’il
    s’ apprêtait à prendre un pied d’enfer. Jamais ça ne leur aurait traversé l’esprit que je sois à la cause de sa disparition. Ils savaient qu’il trainait dans des affaires plus ou moins louches : cela leur aurait suffi. Tu sais aussi bien que moi qu’un règlement de compte est si vite arrivé; ma couverture était parfaite. Et j’en conclus à ton
    ton qu’elle ne t’a pas laissé insensible, n’est-ce pas mon petit kuro-chou? Ce ton impérieux ne trahit-il pas une faiblesse de ta part?Si tu dominais la situation autant que tu voudrais le paraitre, pourquoi ces réactions si violentes? hum?


    Kurogane serra son étreinte autour du poignet d’Ayame. Celle-ci, après un lourd effort,parvint à masquer la douleur qui s’insinuait progressivement dans son poignet. Rien ne parut heureusement à l’extérieur, Kurogane aurait été trop heureux de la voir souffrir devant lui.
    Il lui exposa son plan qu’elle écouta d’une oreille attentive et lorsqu’il eut fini, elle un sourire carnassier se dessina sur son visage. Il voulu partir, mais elle eut tôt fait de la rattraper.
    Elle s’approcha de Kurogane. Et se fut elle qui le plaqua au mur, bien que beaucoup plus doucement et sensuellement.

    _Tu t’es trahi toi même. Ces menaces, dit-elle en désignant son poignet meurtri, le ton de ta voix, ton comportement,tout... tu voudrais que je me soumette à tes ordres. Parce que tu as peur de moi, parce que tu as besoin de moi. C’est ton erreur mon petit kuro-chou.Sache que tes menaces ne peuvent m’atteindre. Tu auras beau me frapper autant que tu voudras, jamais je ne serais à toi. Je suis libre, je n’ai aucun ordre à recevoir de ta part. Je fais ce que je veux, tel que je l’entends. Et ça... c'est une chose que jamais tu ne pourras m'enlever.

    S’écartant légèrement, elle parodia la sortie magistrale de Kurogane, le sourire aux lèvres, se retournant légèrement, avec soit dit en passant, un léger effet de cheveux qui donnait à la scène des aspects de mauvais film hollywoodien :

    _A tout à l’heure mon petit Kurogane. Je t’ appellerais lorsque j’en aurais fini avec lui.

    Savourant sa victoire, elle monta les trois étages et chercha la chambre 24. Elle inspira un bon coup. Cela faisait un petit moment qu’elle n’avait pas tué quelqu’un directement. Ces derniers temps, elle avait fait pas mal de longue portée. La préparation prenait moins de temps. Elle espérait au moins qu’elle été rodée. Avec un sourire victorieux, elle s’imagina découper les chairs de l’homme avec un plaisir complètement sadique.Elle le voyait déjà, se jetant à ses pieds et la suppliant de l'épargner. C'était trop bon... Elle entra sans frapper. L’homme était la , en peignoir, grondant de plaisir à la vue d’ Ayame. Masquant sa répulsion, elle lui sourit, un sourire de prédateur sur le visage. L'homme, complètement aveuglé ,n’y pris pas garde. Il aurait vraiment dû.

    Ayame se pencha vers lui. Il se jeta à moitié sur elle, voulant lui arracher son haut. Elle le repoussa légèrement , préférant l’entrainer vers le lit. Sensulellement mais fermement elle le força à s’allonger. Elle hésitait encore sur le moyen de le tuer. Elle avait d’abord pensé au couteau, car rien n’était plus glorifiant que le regard implorant de celui qu’on allait tuer regardant la mort en face. Vous deveniez un dieu, capable de juger les hommes, de décider de leur vie ou de leur mort. C’était complètement sadique et carrément jouissif. Elle adorait ça. Cependant, elle s’était vite ravisé. Le sang aurait taché les draps et ça aurait fait d’avantage de preuves à détruire, ils auraient perdu du temps. Il y avait bien d’autres solutions à cela. Une idée lui vient... L’homme était tellement stupide qu’il allait se condamner lui même.

    _Je reviens dans une minute lui souffla -t-elle. Elle redescendit les trois étages en courant, descendit dans la réserve des employés, fouilla dans un carton et finit par trouver l’objet qu’elle cherchait. Elle remonta aussi vite et réintégra la chambre. L’homme n’avait pas bougé. Ayame se força à ne pas regarder l’ entrejambe, ou sinon, elle sentait vraiment qu’elle allait vomir. Elle tira de sa poche ce qu’elle était allée récupérer : une paire de menottes, brillantes, avec leur jolie petite fourrure rose. Mmmmmmmhhhh elle savait d’avance qu’il allait A-DOOO-RER ça. Ses prévisions se révélèrent juste et l’homme se laissa attacher sans la moindre peur. Cela la dégoutait encore plus. Au moins, il aurait lui même scellé sa propre mort. Pour un minimum de crédibilité, Ayame commença à ôter sensuellement son haut, geste répété des centaines de fois, devenu un total automatisme. Elle aurait pu aller plus loin mais préférait éviter dans la mesure du possible. Elle s’ approcha de lui, passant ses mains autour de son coup. Elle avait entre temps saisit une corde, qu’elle avait emporté avant de venir.

    Tout se fit alors très vite. Elle resserra d’un coup la corde qu’elle venait de lui passer autours du coup et prit un oreiller qu’elle lui fourra dans la tête pour étouffer les bruits. Le tout avait à peine duré une seconde. Il ne lui restait plus qu’à attendre. Le corps s’agitait en dessous d’elle mais elle maintenait la pression tout aussi fort. Petit à petit, elle sentait l’homme s’abandonner. Plusieures fois , il essaya de se débattre mais elle força son emprise, non sans un plaisir certain. Peut-être était -elle définitivement une dangereuse psychopathe après tout... Kurogane ferait bien de se méfier.... Après un ultime soubresaut, le corps retomba lourdement sur le lit.

    Bon. Sa part du contrat était honorée, mais elle n’en avait toujours pas fini. Elle avait promi à son patron qu’aucune information ne serait dévoilée. Elle tenait personnellement à s’en assurer. C’était non seulement une question d’honneur mais aussi de sécurité. Il était bon d’avoir une longueur d’avance sur Kurogane. Elle s’équipa d’une paire de gants et traina le corps jusque dans la salle de bain avant de l’allonger dans la baignoire.

    Elle entre ouvrit la chemise de l’homme, dévoilant le tatouage tant désiré par Kurogane. Ayame n’avait aucune idée de ce que cela signifiait, mais si son rival s’y intéressait, cela ne pouvait être anodin. Elle sortit son portable et prit une photo du code. Elle envoya aussitôt l’image dans sa base de donnée personnelle, directement reliée à son portable, où elle gardait tous ses dossiers et les preuves gênantes en mémoire. Elle supprima immédiatement la photo du portable, histoire de ne garder aucune trace sur elle.

    Elle sortit ensuite un espèce de couteau multi-fonction, le paradis de l’assassin. On y trouvait un certain nombre de la lames, aux formes et fonctions diverses et variées. Du cran d’ arrêt au coupe-ongle , on y trouvait après tout ce dont un tueur pouvait avoir besoin. Un cadeau de Sasori. Mais ça, c’était une autre histoire. Elle en sortit une lame de scalpel et se mit à découper la chair de l’homme à l’endroit du tatouage, dans un travail net et précis digne d’un chirurgien de renom. Une fois le lambeau de peau découpé, elle pris soin de le brûler elle même à l’aide de son briquet. Une odeur de chair brûlée monta rapidement à ses narines. Elle ouvrit la fenêtre histoire de faire entrer un peu d’air frai.

    La chair ayant finit de se consumer, il ne restait plus qu’un petit tas ce cendres au fond de l’évier qu’elle s’empressa de nettoyer. Destruction des preuves terminée. Il n’ existait plus aucune preuve matérielle de ce tatouage. Kurogane allait être furieux, elle s’en réjouissait d’avance. Et elle avait maintenant un moyen de pression contre lui. Il était a sa merci.Savourant ses dernières minutes de victoire, elle traina le corps au milieu de la pièce, nettoya la baignoire et refit le lit. Tout était en ordre, mis à part de corps un plein milieu de la pièce.Elle quitta furtivement la chambre 324 et alla rejoindre Kurogane. Faisait négligemment tourner les menottes qu’elle s’ apprêtait de rapporter autour de son index, elle lui murmura à l'oreille.
    _Le travail est fini pour ma part. A toi de jouer mon beau.

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MessageSujet: Re: La course des tortues (with kurogane)   Ven 26 Déc - 0:51

    L’adolescent ne s’était tout simplement pas attendu à ce que les évènements prennent cette tournure, qu’elle le retienne ainsi. Lui qui pensait maîtriser le rapport de force depuis le début de cette mission, être celui qui tirait les ficelles, celui qui menait le jeu, il s’était apparemment trompé sur toute la ligne. La demoiselle lui avait démontré en direct qu’il la sous estimait un peu trop, et il faisait moins le fier, à présent, contre le mur. Lui qui pensait sortir de là de façon théâtrale, (comme il aimait le faire par pur orgueil) et n’avoir plus qu’à attendre gentiment que la petite fasse le boulot, il avait apparemment fait une erreur de calcul. Il avait peut être oublié qu’Ayame était dangereuse, elle aussi. Peut être un peu plus qu’il ne l’avait songé. S’il s’était attendu à ce qu’elle réagisse ainsi, qu’au lieu de s’énerver elle agisse de façon plus perfide encore et qu’elle le pousse ainsi jusque dans ses moindres retranchements ; le jeune homme, tandis qu’il écoutait sa collègue massacrer son image, était sur le point d’exploser de rage. Le sourire sournois et les yeux rieurs qui ne semblaient jamais quitter son visage, d’habitude, avait laissé place à des dents serrées et des yeux furibonds. Si elle n’avait pas été une fille, il ne jurait de rien sur ce qu’il aurait pu faire d’elle à cet instant là. Dans tous les cas, le résultat n’aurait pas été très joli à voir.

    Non mais pour qui se prenait-elle, celle là ?! De quel droit se permettait-elle de se moquer de lui ainsi ? Oubliait-elle également qui était son adversaire ? Elle le plaquait certes contre le mur, mais à tout moment, s’il le voulait, il pouvait se défaire de son emprise. Et ce qui le rendait fou de rage, c’est que la jeune fille le savait pertinemment. Est-ce qu’elle se croyait irrésistible, peut être ? Non mais de qui se moquait-elle ? Si elle croyait qu’elle pouvait l’attirer dans ses filets, juste avec sa petite tenue et son maquillage, c’était elle qui sous estimait un peu trop l’adversaire. Ce n’était pas juste parce qu’au moment où il l’avait vu entrer, il avait souri, et laissé son regard se perdre sur ses formes mises en valeur par ses vêtements peu communs, qu’elle pouvait à présent croire qu’elle avait remporté la victoire. Il l’avait voulue à cet instant comme il aurait voulu n’importe qu’elle autre fille habillée ainsi. Mais rien de transcendant au point qu’elle puisse tenir ce genre de petit discours. Mais l’adolescent, peut être par fierté, ne bougea pas, et ne chercha même pas à se justifier. C’aurait été pire encore, il le savait. La seule façon de la faire taire et de se venger d’elle était d’agir plus tard, lorsque celle-ci ne s’y attendrait pas. Il allait lui montrer qui était le plus dangereux des deux. Il la regarda sortir comme il aurait voulu le faire en la maudissant du regard. Elle allait voir de quel bois se chauffait celui qui s’était fait une réputation digne de celle d’un Valmont japonais. Mais pour l’instant, une plus importante affaire que son honneur de libertin l’attendait ; son honneur d’assassin. Et il aurait volontiers sacrifié le premier pour le second.

    Essayant de regagner son calme, et de ne pas détruire la pièce entière pour dissiper sa colère, Sasuke s’assit sur un des fourneaux, sortit son portable et l’ouvrit brutalement, comme pour oublier la honte qu’Ayame venait de lui faire subir. Elle allait sûrement chercher à le ridiculiser plus encore, et celui-ci se doutait bien que le code qu’il attendait ne lui tomberait pas du ciel. Il faudrait encore avoir un coup d’avance sur elle. Pensif, il fixa l’écran de l’objet avec rage. A cet instant là, un sourire plus perfide que jamais se dessina sur son visage d’incube. Il venait d’avoir une idée géniale. Une idée qui lui permettrait de rendre la monnaie de sa pièce à cette petite effrontée. Il se demanda comment il avait pu ne pas y penser auparavant. L’adolescent, laissant s’échapper de ses lèvres un léger rire qui ne disait rien de bon, il appuya sur la touche qui activait l’accès à internet, et se mit à marteler le clavier du téléphone. Une fois l’e-mail envoyé, Sasuke referma son portable, et regarda la porte de la cuisine avec des yeux sournois, comme si elle représentait Ayame elle-même. Il n’y avait plus qu’à attendre qu’elle revienne, comme il l’avait prévu. Elle allait en baver, il le garantissait. Elle allait regretter de s’être frottée à lui. Car quand Kurogane décidait de se venger de quelqu’un, généralement, la personne concernée ne tardait pas à pleurer sa mère. L’appareil émit un son jovial, qui indiquait la réception d’un mail, que l’adolescent lut aussitôt. Jamais celui-ci n’aurait pensé tant aimer Daikirai à cet instant. Il ne lui restait plus qu’à utiliser le code donné, et la jeune fille pouvait dire adieu à tout moyen de chantage.

    Le coup de la base de données, chez les assassins, c’était tellement évident que ça en devenait presque stupide. Si elle ne gardait pas le lambeau de chair avec elle, elle en prendrait une photo, et se garderait bien de la conserver sur elle. Elle l’enverrait donc sur son ordinateur personnel, bien au chaud dans son QG ; c’était comme pour le sniper, l’immeuble, comme elle était prévisible, cette fille ! Ça lui donnait presque envie d’en pleurer. Grâce à Daikirai, grand maître de l’information informatique, il pouvait accéder à n’importe quel réseau, si simplement que c’en était enfantin. Il lui suffisait donc de pirater le réseau de la demoiselle, et lorsqu’elle enverrait la photo, non seulement il aurait ce dont il a besoin sans lever le petit doigt, mais en plus il avait un moyen de la faire chanter, et pourrait lui faire faire n’importe quoi pour se venger. Car la base de données secrète d’un assassin révélée au grand jour sur internet et dans le milieu ne garantissait jamais la survie très longue de celui-ci. L’idée était si merveilleuse et à la fois si perfide qu’il piqua un fou rire diabolique. C’est à cet instant là que, comme pour lui témoigner sa sympathie, la sonnerie du portable retentit une seconde fois. La photo du tatouage s’afficha sur son portable, qu’il envoya directement à Hitsugi-sama, en riant comme un dieu de la mort, puis il afficha la page principale de la page de données, et lorsqu’Ayame revint avec un air vainqueur, l’adolescent, jubilant, lui lança, avant de retourner l’écran vers elle :


    « Alors, comme ça on voulait se jouer de son adversaire préféré ? Mais c’est très vilain, ça, Ayame-chan. Et tu sais ce que ça veut dire, ma belle ? Trois choses. Que notre contrat est rompu, que c’est l’heure de payer pour toi, mais aussi… »

    Après lui avoir laissé une longue minute pour fixer l’écran avec terreur, il rangea l’objet, se leva, s’approcha d’elle félinement, et, lui prenant le menton, poursuivit :

    « …Qu’à partir de maintenant, ton sort m’appartient. Tu deviens mon petit jouet. Et je sens qu’on va bien s’amuser, tous les deux... »

    Il lâcha un rire mauvais, et continua, son visage si proche du sien qu’elle pouvait sentir son souffle sur sa joue :

    « Imagine tout ce que je pourrais te faire faire, à présent. Tu vas regretter de t’être moquée de moi, je te le garantis. Mais avant ça… j’allais presque oublier. »

    A ces mots, il lui arracha un baiser, et reculant encore d’un pas, car il attendait avec impatience qu’elle contre attaque, il lança, d’un air sournois :

    « Ca fait égalité, une fois de plus. Alors, qu’est ce que tu attends ? Viens me chercher, si tu veux te venger… ou si tu en veux plus <3 »

    Il se tourna alors vers la fenêtre qui ouvrait sur la cour, et en lançant un dernier regard provocateur à la jeune fille, il se précipita au travers et une fois dehors, grimpa l’escalier de secours qui menait au toit. C’était sur les tuiles qu’il voulait la défier. Tandis qu’elle grimpait à son tour, le démon aux yeux rouges leva ses yeux vers la lune, avec un air complice.
    Son amie la plus chère allait profiter du spectacle.

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